MEMORABILIA

 

En vrac et selon l’actualité, ou l’inspiration, ou encore après un voyage, quelques montages à base de photographies et collages: il faut bien que vieillesse se passe…et que tristesse ou colère s’expriment. Parfois aussi, on le sait, une image vaut mieux que mille mots. A vous de juger.

Pour être honnête, l’humeur est souvent morose pour ne pas dire franchement noire. Qui s’en étonnerait, à une époque aussi démente ??? Quant à l’inspiration, elle n’est certes pas « politiquement correcte »…

C’est Aragon qui me revient à l’esprit, pour la qualifier, cette étrange époque, avec des mots d’une autre étrange époque:

 » C’était un temps déraisonnable, On avait mis les morts (maures?) à table, On faisait des châteaux de sable, On prenait les loups pour des chiens. Tout changeait de pôle et d’épaule, La pièce était-elle ou non drôle? Moi, si j’y tenais mal mon rôle, C’était de n’ y comprendre rien « 

 

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Italie, 2016: charade facile…mon tout est: la seconde chute de Rome.

 

Piazza del Duomo New -Look .jpg

IDEM: « Une bonne conscience, ça n’a pas de prix »…

 

Spratley Blues 2.jpg

Spratley Islands ( Mer de Chine méridionale): les carnassiers sont lâchés !!!

 

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Senkaku Islands  (encore la Mer de Chine méridionale)….

 

 

Cathédrale de Brasilia
L’idéologie à l’oeuvre:                                                                                                                                Entre1956 et 1960, le Brésil confia la réalisation de sa nouvelle capitale Brasilia à un architecte communiste déclaré, Oscar Niemeyer. Résultat: une non-ville sans âme où aucun immeuble n’a de balcons pour éviter que ne s’affichent les différences de classe sociale et où la « cathédrale » (sic) est une enveloppe  glaciale…
Cathédrale Brasilia-2.jpg
…à l’atmosphère forcément glacée , admirée des bobos du monde entier pour son « intérêt architectural » mais où il serait vain de chercher la moindre trace de spiritualité. Mes deux images représentent un effort (avorté) pour donner quelque contenu au vide…Inutile de préciser que vivre à Brasilia, loin du « vrai » Brésil, pays chaleureux et séduisant, était pour les étrangers une source se frustration permanente…

 

 

Carnaval
Et pendant ce temps là, ici et ailleurs, le bon peuple décervelé:   » Ouba-Booba-Hop-Hop !!!!..Panem et circenses et séries télévisées, le bonheur de l’Homo Abrutitus

 

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Et les nostalgiques comme moi:  « Remembering Satchmo »

 

Carnaval
Mais le bon peuple décervelé par ses élites: « FIESTA, FIESTA », Alleluia!!!…

 

 

Sveti Stefan
 Voyage en 2015 dans les Balkans . Mais pourquoi tant d’étranges oiseaux noirs ?

 

Escalier Grand-Canyon. définitif  2.jpg

Finalement, quand on regarde l’HISTOIRE,  « On est toujours le Peau-Rouge de quelqu’un« …Cette pensée m’était venue en (re-)visitant le Grand Canyon en 2012. C’est donc avec un immense plaisir que je trouve ce matin de 2019 dans « Valeurs actuelles » l’article qui suit:

Le peuple sioux, les sociétés humaines, ne sont pas éternelles

Un livre sur la conquête des terres du peuple sioux par les Américains au XIXe siècle nous enseigne que les sociétés humaines ne sont pas éternelles.

C’est notre destinée manifeste de nous déployer sur le continent confié par la Providence pour le libre développement de notre grandissante multitude. Dans un article publié dans United States Magazine and Democratic Review en 1845, le journaliste progressiste John O’Sullivan fut le premier à employer la célèbre formule de la « destinée manifeste » du peuple américain. L’idée qu’exprimait cette formule était pourtant présente dès l’arrivée des premiers colons en Nouvelle-Angleterre, lesquels se voyaient comme des élus de Dieu dont la mission était de construire un pays exemplaire.

Les théoriciens de la nation américaine ne pensaient pas seulement avoir conçu des institutions pour répondre à des conditions historiques spécifiques, mais estimaient que leur société, fondée sur le progrès, avait une portée universelle. Selon eux, la colonisation de l’Ouest et de ses espaces illimités, indispensable au succès de l’expérience républicaine, permettrait d’échapper à toute forme de tyrannie. Contrairement à l’Europe, dont les terres avaient été monopolisées par l’aristocratie, les États-Unis seraient un « empire de liberté », selon les mots de Jefferson.

Les Américains avaient tout d’abord cru à « l’expansion dans l’honneur »

Une telle conception fondée sur l’accès généralisé à la propriété privée comme gage de liberté ne pouvait évidemment tolérer la coexistence de formes alternatives d’organisation sociale, et notamment un usage non rentable de la terre, ainsi que des croyances et des pratiques religieuses jugées barbares au regard de la civilisation. La manière dont les États-Unis allaient se comporter vis-à-vis des Indiens qu’ils rencontreraient dans l’Ouest au cours de leur expansion était ainsi inscrite dans les principes mêmes de leur civilisation. Elle peut se résumer en deux mots : soumission et assimilation.

Parmi ces Indiens, c’est l’histoire des Sioux des plaines face à l’expansionnisme américain au XIXe siècle qu’a choisi de raconter l’historien américain Jeffrey Ostler dans un livre extrêmement documenté de la mythique collection « Nuage rouge », traduit par Florence Moreau et Alexandre Prouvèze, qui s’efforce de lire les événements du point de vue indien et apporte une synthèse de la manière dont les Sioux se sont adaptés tant bien que mal à leurs nouvelles conditions de vie. L’auteur corrige certains clichés tenaces liés à la prétendue fin de la culture indienne à l’ère des réserves. « De tous les enseignements tirés de la dernière génération de chercheurs, aucun n’est plus important que celui qui constate la ténacité des indigènes et de leurs modes de vie », insiste-t-il.

Dans les années 1840, l’expansionnisme américain entrait dans une nouvelle phase. Moins d’une centaine de migrants avaient traversé les plaines du Dakota en 1841 ; ils étaient 25 000 en 1849. Entre 1845 et 1848, le territoire des États-Unis avait augmenté de 67 %. Les Américains avaient tout d’abord cru à « l’expansion dans l’honneur » , espérant que les Indiens renonceraient volontairement à leurs terres et adopteraient leurs normes culturelles, avant d’opter pour le système plus réaliste des réserves quand il fut patent que les Indiens n’étaient pas prêts à abandonner leur mode de vie ancestral. Des traités confiscatoires furent signés, auxquels les Indiens ne comprenaient rien, ce qui nourrit un mécontentement qui déboucha bientôt sur ce que les historiens ont nommé « la grande guerre des Sioux ». C’est là que s’illustrèrent notamment les chefs sioux Crazy Horse et Sitting Bull, qui anéantirent le 7e régiment de cavalerie du général Custer en juin 1876 à Little Bighorn, bataille qui eut un retentissement considérable et constitue encore aujourd’hui un mythe identitaire américain.

Malgré leur bravoure, invaincus militairement, les Sioux comprirent vite qu’ils n’étaient pas de taille à lutter contre une armée si puissante ; la plupart déposèrent les armes et tentèrent de « sauver les meubles » en négociant la taille de leurs réserves. Une nouvelle ère s’ouvrait. À la fin des années 1870, les Sioux étaient un peuple captif. La disparition des bisons liée à la colonisation de l’Ouest allait très vite les rendre dépendants des « rations » que leur octroyait le gouvernement pour survivre, première étape dans la voie de l’assimilation voulue par l’occupant. On tenta de leur faire cultiver la terre et de les transformer en fermiers ; on les somma d’utiliser leur cheptel dans une logique de rentabilité ; on interdit les danses rituelles et toute autre pratique « païenne » ; on envoya les enfants dans des internats où on leur coupa les cheveux, ce qui fut vécu comme l’humiliation suprême pour un peuple qui plaçait la virilité dans la longue chevelure. Quant aux anciens guerriers, ils se produisirent désormais, pour certains, dans les spectacles sur l’Ouest sauvage de William Cody, alias Buffalo Bill…

Si quelques colons installés en territoire indien prônaient ouvertement l’extermination, le gouvernement américain a le plus souvent tenté de concilier ses impératifs « impérialistes » avec ses croyances humanistes.

Les Sioux ne renoncent pas à leur mode de vie traditionnel

Les sociétés d’« amis des Indiens » qui se développèrent alors, dont l’Indian Rights Association (IRA), n’étaient pas plus armées mentalement pour défendre le droit aux Indiens de vivre comme ils avaient toujours vécu et se contentaient de veiller à ce que l’expansion s’accomplisse dans « l’honnêteté et la justice ». Le progrès qui les condamnait ne pouvait être questionné et si l’Indien était inéluctablement condamné, il s’agissait de sauver l’homme en le transformant en citoyen américain. « Mus par une foi certaine en leur supériorité, un optimisme illimité en la flexibilité humaine et une imperturbable confiance en leur capacité à diriger l’évolution des sociétés, les « Amis des Indiens » lancèrent ainsi sur les traditions sioux l’assaut le plus vaste et le plus soutenu de toute l’histoire des États-Unis », écrit Jeffrey Ostler.

Tragiques, les pages sur cette assimilation forcée ne peuvent qu’interpeller le lecteur français d’aujourd’hui, qui voit des pans entiers de ses mœurs et de ses croyances enfoncés par des nouveaux venus qui entendent, avec l’aide de la démographie, mettre en place un ordre nouveau. Les Sioux aussi connurent leurs « pragmatiques » qui estimèrent plus judicieux de s’accommoder de certaines exigences de l’envahisseur pour sauvegarder l’essentiel, mais ce fut un mauvais calcul (NB: c’est moi qui souligne): à mesure qu’ils cédaient sur un point, le gouvernement exigeait davantage. Par une série de traités dont les buts furent souvent soigneusement cachés, les Sioux virent leurs réserves fondre comme neige au soleil (dès 1877, ils perdaient les Blacks Hills, les collines noires sacrées qu’ils considéraient comme le cœur de leur monde), leur territoire progressivement occupé par les colons et leurs mœurs ouvertement combattues.

Un enchaînement dramatique d’erreurs de jugement sur fond de panique conduisit à l’assassinat de Sitting Bull et au massacre de Wounded Knee (Dakota du Sud).

L’immense mérite du livre d’Ostler est de montrer que, dans cette période douloureuse, les Sioux ne renoncèrent pas pour autant à leur mode de vie traditionnel. Ils découpaient les mauvaises bottes en cuir données par le gouvernement pour en faire des lassos de chasse, pratiquaient en secret la danse du Soleil, tandis que les enfants fuyaient l’école pour accomplir leur devoir communautaire et familial qu’ils estimaient plus important que tout, à la grande incompréhension des humanistes.

À la fin des années 1880 apparut dans les « Montagnes blanches » (les Rocheuses), dans l’ouest du territoire sioux, un prophète paiute connu sous le nom de Wovoka qui prédisait un destin apocalyptique aux Blancs ainsi que le retour des bisons et de la liberté, enjoignant ses partisans à organiser des danses des Esprits pour mobiliser les forces spirituelles en ce sens. Craignant un soulèvement général, le gouvernement américain envoya dans les réserves 7 000 soldats sous le commandement du général Nelson A. Miles, le plus gros déploiement depuis la guerre de Sécession, pour soumettre de 4 000 à 5 000 adeptes de la danse des Esprits, dont une majorité de femmes et d’enfants. Un enchaînement dramatique d’erreurs de jugement sur fond de panique conduisit à l’assassinat de Sitting Bull et au massacre de Wounded Knee (Dakota du Sud) en décembre 1890, où 300 Sioux, hommes, femmes et enfants, furent massacrés par le même régiment de cavalerie vaincu quatorze ans auparavant à Little Bighorn. La danse des Esprits et la prophétie de Wovoka ne disparurent pas pour autant, certains Sioux demeurant jusqu’à aujourd’hui convaincus que « la civilisation occidentale est immanquablement condamnée à s’écrouler sous le poids de sa folie technologique et de sa faillite morale ».

« Les Sioux des plaines face au colonialisme, de Lewis et Clark à Wounded Knee (1804-1890) », de Jeffrey Ostler, Éditions du Rocher, coll. « Nuage rouge », 596 pages, 24 €.

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Remenbering Geronimo…

 

 

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Isabelle et les Nouveaux Mondes
– Nouveau Monde ou la pensée quelque peu envieuse d’un vieil Européen fourbu un matin sur la plage de San Lucar de Barrameda, (Andalousie), d’où partirent les Trois Caravelles .

 

 

Le chat
Et pendant ce temps là, en Europe, l’attente (la tente ?) des femmes. Le « livre » est passionnant, les burkas sont au pressing…

 

La sortie des artistes
…et on facilite l’entrée des (nouveaux) artistes. Un scénario voulu.

 

Nova Utopia
Babel, version 2.0
-L’utopie du nouveau siècle. Sauf que le mondialisme n’est pas un humanisme !
Le crépuscule des Dieux
Le crépuscule de nos Dieux.  – Et après ?…Allah U Akhbar ???

 

Bien-Pensance .jpg
Mais pourquoi se priver des Délicieux Frissons de la Bien-Pensance ?…
P1120758.jpg
Dans un parc de Belgrade, en Juin 2015:  « Discrimination raciale » ?
Mais que fait Médiapart ?????….

 

l'auto-stoppeuse
Courage, fuyons…Mais vers où, grands Dieux ???
glacier, homme noir
La solitude glacée d’ Homo Occidentalis.

 

Valencia-Men Only
Parmi tant de décadences, celles, bien visibles, de l’architecture contemporaine: la « Cité des Sciences » de Valencia, bel exemple d’arrogance aveugle: il m’a suffit de retourner la photo pour obtenir….ceci. Noyés dans leur nombrilisme, les concepteurs n’avaient même pas vu le piège…Et penser que Notre-Dame va se retrouver entre ce genre de mains…
Calatrava 2.jpg
Valencia, suite: les dispendieux délires de M.Calatrava, (agrémentés par mes soins)…

 

Complet, noir
Italie depuis 2018: le geste qui sauve ?  Grazie mile, Signor Salvini ! 

 

Le creux de la vague .jpg
ET nos politiques à nous? -Dans le creux de la vague !..

`

Don'Tread On Me!.. .jpg
2018:  » Côte à côte, mais bientôt face à face?  » Citation d’un ancien ministre français de l’Intérieur.

 

Carabinieri 2.jpg
Mais n’ayez crainte: BRUXELLES VEILLE…
Preparations Ahead Of The World Economic Forum (WEF) 2017
……. DAVOS AUSSI…
E la nave va copie.jpg

… E LA NAVE VA.

 

"M", comme Mondialisation.jpg

« Mondialisation Heureuse » contre « Choc des Civilisations »: aux dernières nouvelles, le match Fukuyama-Huntington se poursuit.

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Pour mémoire: 

Grandes villes du monde en 2030, projection :

Delhi, Inde — 39 millions ; Tokyo, Japon — 36,6 millions ; Shanghai, Chine — 32,9 millions ; Dacca, Bangladesh — 28,1 millions ; Le Caire, Egypte — 25,6 millions ; Bombay, Inde — 24,6 millions ; Pékin, Chine — 24,3 millions ; Mexico, Mexique — 24,1 millions ; Sao Paulo, Brésil — 23,8 millions ; Kinshasa, R.D. du Congo — 21,9 millions……

Je continue ????

Enfer, Vue générale , copie 5.jpg

 « Enfer, vue générale » ( Dante revisité).

 

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA
In fine: rira bien…..Ça en devient presque rassurant !

 

 

 

A   S U I V R E…..peut-être.

Images originales, propriété de l’auteur.

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