MEMORABILIA

En vrac: livres, articles, citations, remarques …

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Seul antidote à la vacuité de la réflexion politique actuelle: éviter de céder à la distraction permanente, concentrer l’analyse sur un nombre de sujets limités.

 

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Mathieu Bock-Côté: «Le multiculturalisme n’est pas consubstantiel à la démocratie libérale»

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Le Figaro, 7 juin 2019

TRIBUNE – Le sociologue québécois pose la question du modèle multiculturel dont le Canada s’est fait le porte-parole le plus militant.

Il estime que la bien-pensance, au nom de la tolérance, impose un sens unique à l’Histoire, et qu’elle défend les petites différences contre les grandes identités. Le populisme se nourrit des nouveaux tabous du politiquement correct pour les subvertir.

 Propos recueillis par Charles Jaigu

On me reproche dans mon livre L’Empire du politiquement correct de noircir exagérément le tableau. On aurait pourtant tort de sous-estimer le phénomène qui produit des réactions politiques de rejet de plus en plus fortes, et explique aussi l’émergence d’un populisme. Pour bien comprendre le politiquement correct, il ne faut pas y voir simplement une incitation à la pensée conforme dans le domaine médiatique, mais bien un principe de recomposition de l’espace public, selon la logique du progressisme obligatoire. Notre époque est celle de la révolution diversitaire. Elle s’accompagne du déploiement d’un dispositif inhibiteur qui censure et pousse à l’autocensure tous ceux qui s’y opposent d’une manière ou d’une autre. Il le fait essentiellement en pathologisant le désaccord, et plus exactement, en le psychiatrisant.

 » LIRE AUSSI – Islamo-gauchisme, décolonialisme, théorie du genre… Le grand noyautage des universités

On le constate avec la multiplication inquiétante des «phobies» que croient diagnostiquer les analystes de la chose publique, avant de nous inviter à les combattre au nom de la bataille à mener pour la société ouverte contre la société fermée. Xénophobie, islamophobie, europhobie, transphobie: ces termes sont devenus des catégories d’analyse du langage médiatique ordinaire, sans qu’on prenne la peine de les définir, sans qu’on reconnaisse aussi qu’ils sont moins descriptifs que prescriptifs. Ils sont utilisés comme s’ils allaient de soi par la plupart des journalistes et commentateurs, qui ne se rendent pas compte, en les utilisant, qu’ils révèlent leur biais idéologique.

 On expulse du domaine de la respectabilité politico-médiatique ceux qui n’applaudissent pas au différentialisme militant

Car prenons un instant la peine de définir ces termes. On assimile de plus en plus à la xénophobie la simple critique de l’immigration massive et du multiculturalisme tout comme on assimile à l’islamophobie la critique de l’islam et de l’islamisme. Dans le même esprit, celui qui souhaite restaurer la souveraineté nationale sera accusé de basculer dans l’europhobie et celui qui remettra en question, même le plus poliment du monde, la théorie du genre sera accusée de transphobie.

Dans les faits, on expulse du domaine de la respectabilité politico-médiatique ceux qui n’applaudissent pas au différentialisme militant. On le voit notamment avec l’usage de plus en plus tordu du concept de racisme dans la vie publique contemporaine. Le racisme est une chose odieuse, mais c’en est une aussi d’intégrer à ce concept des réalités ou des idées qui n’en relèvent pas. Ainsi, aujourd’hui, on assimile au racisme la position universaliste. Tout refus de compromis avec le multiculturalisme est transformé en racisme.

Toute affirmation que certaines cultures ne peuvent pas spontanément cohabiter dans une même cité, parce que les points de friction entre elles sont plus nombreux que les points de rencontre, est d’emblée suspectée de xénophobie. L’usage immodéré de ces termes dans une immense entreprise de chasse au dérapage nous confirme à quel point l’espace public est de plus en plus contrôlé idéologiquement par les agents de la circulation médiatique.

Le propre de l’idéologie, c’est de se radicaliser au rythme où le réel la désavoue, et il est vrai que le réel avance très vite, si l’on en juge par la montée régulière des votes populistes. Plus l’idéologie multiculturelle pousse nos sociétés à la décomposition, plus l’immigration massive suscite des tensions, plus la déconstruction des cadres anthropologiques de la cité engendre des névroses identitaires, plus la propagande au service du régime diversitaire veut nous convaincre que nous jouissons d’un vivre-ensemble radieux. Le politiquement correct nous condamne à évoluer dans un univers dédoublé dont on ne sort qu’en devenant un infréquentable ou du moins, un personnage controversé.

Bien sûr, les campus américains sont un concentré remarquable de cette idéologie diversitaire. Mais l’erreur serait de les traiter sur le mode ricaneur. Les idées qui en surgissent, comme la sociologie racialiste, les safe spaces, les codes qui restreignent la liberté d’expression, ou cette nouvelle manie de désinviter les conférenciers jugés controversés par la gauche radicale, se normalisent très rapidement. Elles se banalisent dans le système médiatique, et en viennent à peser sur le débat public, à le reconfigurer dans une perspective diversitaire.

 La demande d’identité ne relève pas des mécanismes de la xénophobie mais bien d’un désir d’enracinement

Le populisme n’est pas étranger à tout cela. Ce phénomène politique est bien mal compris, et conséquemment, bien mal décrit par le système médiatique, qui cherche à l’extrême-droitiser à tout prix. D’ailleurs, il faudrait demander aux analystes d’en donner une définition sérieuse. Quand j’entends certains d’entre eux assimiler cette dissidence électorale à grande échelle à une déclaration d’hostilité à l’endroit de la démocratie libérale, je me pince. À ce que j’en sais, le gouvernement des juges et le multiculturalisme ne sont pas consubstantiels à la démocratie libérale. À ce que j’en sais aussi, la souveraineté populaire ou l’identité nationale n’étaient pas historiquement étrangères à la démocratie libérale. Et la demande d’autorité n’est pas nécessairement une demande d’autoritarisme, mais une révolte contre le sentiment d’impuissance politique.

 » LIRE AUSSI – Pourquoi populismes et réseaux sociaux font-ils si bon ménage

La demande d’identité ne relève pas des mécanismes de la xénophobie mais bien d’un désir d’enracinement, pour reconstituer des repères identitaires un tant soit peu consistants dans un monde qui se présente comme un flux insaisissable. Je n’embrasse pas le «populisme» mais je crois nécessaire de cesser d’en caricaturer les ressorts. Paradoxalement, la poussée populiste contribue à la radicalisation du politiquement correct, dans la mesure où les gardiens de la révolution diversitaire hystérisent le débat public quand ils ont l’impression d’en perdre la maîtrise.

Le durcissement des partisans du politiquement correct engendre une révolte de ceux qui ne s’y reconnaissent pas, et c’est un élément essentiel de la poussée populiste, comme si les peuples, en se tournant vers les partis ostracisés par le système médiatique et ceux qui d’une manière ou d’une autre, actualisent le style tribunitien, se permettaient quelque chose comme une transgression jouissive à l’égard du politiquement correct. À tout le moins, c’est ce qui s’est passé aux États-Unis avec l’élection de Donald Trump, et c’est aussi ce qui se passe en Italie avec Matteo Salvini.

 Je trouve perverse la possibilité de transformer en martyrs de la liberté d’expression d’authentiques imbéciles

En France, le politiquement correct est aussi protégé par les lois mémorielles. Je confesse ce que je pourrais appeler mon libéralisme nord-américain. Je m’oppose à toutes les lois qui restreignent la liberté d’expression, tout comme je m’oppose à la volonté de plus en plus manifeste de contrôler la parole qui s’exprime sur le web – je ne pense évidemment pas en disant cela à ce qui relève de l’univers de la diffamation. Qu’on se comprenne bien: je suis dégoûté comme tout le monde par certains propos, par certaines théories, par certaines propositions historiques aussi condamnables que farfelues: mais je ne suis pas certain du tout que la meilleure manière de lutter contre la bêtise soit de l’interdire ou de la pénaliser, d’autant que je trouve perverse la possibilité de transformer en martyrs de la liberté d’expression d’authentiques imbéciles.

La France et le Canada n’ont pas du tout le même rapport à l’espace public. La liberté d’expression est mieux garantie formellement au Canada et au Québec, même si l’on trouve aussi chez nous une tentation liberticide qui se cache de moins en moins. Cela dit, nous avons une culture du consensus très forte, qui pousse les partis, globalement, à se rapprocher du centre le plus possible, et à atténuer toute dynamique de polarisation. En gros, nous avons le droit de tout dire, mais nous ne disons rien.

La France fonctionne à partir d’une tout autre mentalité. La liberté d’expression y est régulée à mon avis de manière tatillonne et exagérée, comme si les lobbies de différentes natures parvenaient peu à peu à codifier la parole publique en multipliant les interdits, mais la culture du débat y est si forte que les Français s’entêtent néanmoins à dire ce qu’ils veulent.

Est-ce à dire que les années qui viennent seront emportées par cette rivalité dangereuse entre la dictature du politiquement correct et la surenchère des populismes? Un peuple a un instinct de survie. L’intelligentsia diversitaire a beau dire que le réel ne passera pas, partout il se fait sentir.

Nous pouvons espérer que la novlangue qui dénature le langage au point de nous enfermer quelquefois dans un univers parallèle sera désertée. Mais nous n’en avons pas la certitude. De là l’importance d’un combat politique qui pose directement la question du régime diversitaire, et qui cherche à restaurer les conditions fondamentales de l’expérience démocratique en en restaurant le principe.

Mais il est bien possible que nous allions jusqu’au bout de la catastrophe et que les derniers défenseurs de notre civilisation soient obligés de se replier sur la stratégie de l’oasis. Je ne suis pas un professeur de pessimisme. Je ne veux pas croire à une civilisation occidentale une fois pour toutes désorientée par la déconstruction de ses fondements anthropologiques, enfoncée dans l’impuissance politique, étouffée par le politiquement correct, incapable de défendre ses frontières, où chaque peuple serait hanté par la peur de devenir étranger chez lui. Les besoins de l’âme humaine sont irrépressibles.

Nous sommes témoins du retour des nations et des civilisations. La mondialisation heureuse a fait faillite et on peut espérer la reconstruction d’un ordre du monde qui fera moins violence au besoin d’enracinement. Un monde qui reconnaîtrait leurs droits aux souverainetés nationales et qui se délivrerait du fantasme de son homogénéisation juridico-politique – qui s’affranchirait aussi de la figure du citoyen du monde, qui n’est finalement qu’un citoyen de nulle part. J’imagine même qu’une telle renaissance accouchera d’un pays de plus, dont le combat incarne concrètement celui de la diversité culturelle à l’échelle de la planète: je l’imagine avec un Québec indépendant. /.

 

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30 mai 2019:    

« Dans Libre comme Robinson, Luc Dellisse nous livre des réflexions bienvenues sur le nouveau monde qui vient, celui de la « ruche planétaire » où disparaît progressivement l’authentique liberté, et sur la manière, bien concrète, de gagner ces maquis qui résistent à la grande mise au pas. ( Christopher Gérard, Causeur) ».

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26 mai 2019. Avec leur bonne place aux Européennes, et pas seulement en France, les « écolos » vont se sentir le vent en poupe: voici un livre qui arrive à temps pour (peut-être) les calmer un peu…

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18 mai 2019:  On est toujours l’Indien de quelqu’un….

9782268096452_w300.jpgIl peut paraître étrange de s’intéresser ici aux problèmes des (lointains) Sioux du XIXème siècle, jusqu’au moment où l’on s’aperçoit que, d’une certaine façon, c’est aussi de NOUS, européens menacés de colonisation, que l’auteur est aussi en train de parler.

Extrait d’un article de présentation de l’ouvrage dans Valeurs actuelles du 18 mai 2019:

« (…) Tragiques, les pages sur cette assimilation forcée ne peuvent qu’interpeller le lecteur français d’aujourd’hui, qui voit des pans entiers de ses mœurs et de ses croyances enfoncés par des nouveaux venus qui entendent, avec l’aide de la démographie, mettre en place un ordre nouveau. Les Sioux aussi connurent leurs « pragmatiques » qui estimèrent plus judicieux de s’accommoder de certaines exigences de l’envahisseur pour sauvegarder l’essentiel, mais ce fut un mauvais calcul: à mesure qu’ils cédaient sur un point, le gouvernement exigeait davantage. Par une série de traités dont les buts furent souvent soigneusement cachés, les Sioux virent leurs réserves fondre comme neige au soleil (dès 1877, ils perdaient les Blacks Hills, les collines noires sacrées qu’ils considéraient comme le cœur de leur monde), leur territoire progressivement occupé par les colons et leurs mœurs ouvertement combattues. » (…)

 

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5 Mai 2019: Interview de Graham Allison à l’occasion de la sortie en France de son livre « Vers la guerre » sur les probabilités de conflit armé entre Chine et USA:

http://premium.lefigaro.fr/vox/monde/graham-allison-les-etats-unis-et-la-chine-se-dirigent-tout-droit-vers-la-guerre-20190503

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16 avril 2019.    « On juge les générations par leur capacité à maintenir ce que leurs précécesseurs leur avaient légué« , dit Douglas Murray (auteur de « The strange suicide of Europe ») à propos de l’incendie de Notre-Dame.

https://blogs.spectator.co.uk/2019/04/notre-dames-loss-is-too-much-to-bear/

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8 avril 2019.

-Les  » Qatar papers  » révèlent la cartographie du prosélytisme en France et en Europe mené par Qatar Charity, la plus puissante ONG de l’émirat. Ces documents confidentiels, divulgués pour la première fois, détaillent la plupart des 140 projets de financement de mosquées, écoles et centres islamiques, au profit d’associations liées à la mouvance des Frères musulmans. Ils dévoilent le salaire ( 35.000 euros mensuels) payé à Tariq Ramadan, figure de l’islam politique que Doha sponsorise hors de ses frontières.
Au terme d’une enquête dans six pays européens et une douzaine de villes de l’Hexagone, les auteurs exposent la dissimulation, parfois le double langage, des associations islamiques sur leur financement étranger, ainsi que la politique de l’autruche suivie par de nombreux maires, par électoralisme ou ignorance. Ils pointent l’absurdité de la situation : avec le seul argent des fidèles comme subside, comment les mosquées en France pourraient-elles se priver des aides venues de l’étranger ?
Un voyage dans les coulisses d’une ONG richissime et opaque liée au sommet de l’État qatarien, comme le révèle son financement par plusieurs membres de la famille régnante, les al-Thani.
Une contribution essentielle au débat sur les ramifications étrangères de l’islam de France au moment où Emmanuel Macron cherche à le structurer.

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– Le dernier ouvrage de Philippe de Villiers:

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http://www.bvoltaire.fr/philippe-de-villiers-depuis-70-ans-toute-la-construction-europeenne-est-conspirationniste/

 

 

 

 

 

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 Un livre que tout Français devrait avoir lu…

https://maximetandonnet.wordpress.com/2018/06/28/lecture-letrange-defaite-marc-bloch-gallimard-1990/

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41rwr51sisl._ac_us436_ql65_Installer à la place de la société occidentale déclinante une « civilisation de substitution », l’islam, seule religion susceptible de rendre les hommes heureux : c’est l’ambition affichée par les États musulmans dans un document stratégique adopté par eux à l’unanimité il y a dix-huit ans, à l’automne 2000.
Ce document décrit dans le détail la manière dont procèdent, aujourd’hui encore, les États musulmans pour étendre la charia en Europe. Apprentissage de l’arabe, communautarisme, financement des mosquées, etc. : tout y est décrit. Cette stratégie montre précisément comment s’engouffrer dans les failles et faiblesses de la société occidentale, quitte à favoriser ses fractures et dérives, pour mieux y installer l’islam.
Ce document est officiel. Il aurait dû être connu et commenté depuis longtemps. Et il ne l’est pas, jusqu’à aujourd’hui. Jean-Frédéric Poisson est le premier responsable politique français à le commenter pour le faire connaître dans le détail à l’opinion publique, pour que les Français sachent. Et que tous les responsables publics ne puissent plus prétendre : « Je ne savais pas… »
Jean-Frédéric POISSON est le président du Parti chrétien-démocrate. Ancien député, élu local, il a présidé la commission d’enquête parlementaire sur les moyens de Daech et piloté les travaux de la commission des lois sur l’état d’urgence. Titulaire d’un doctorat de philosophie consacré à la dignité humaine et à la bioéthique, juriste en droit du travail, ses deux dernières publications sont Notre sang vaut moins cher que leur pétrole (Éd. du Rocher, 2016) consacré aux chrétiens d’Orient, et Les Moyens de Daech (Éditions des Équateurs, 2016).

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31 octobre 2018.   L’élection de Jair Bolsonaro au Brésil provoque en France une véritable hystérie collective chez tous ceux qui, se qualifiant avantageusement de « progressistes » , saisissent toute occasion d’agiter au nez des foules mal informées (par leurs soins d’ailleurs) le danger imminent d’un retour des fameuses « heures sombres » de l’Histoire et la perspective de voir se lever à travers le monde (et évidemment en Europe) de nouvelles légions de Chemises Brunes partant à l’assaut de la démocratie.
Or la gestion politique « à la sud-américaine » offre une liste interminable -et qui continue à s’allonger, de caractéristiques spécifiques dont le dernier avatar est le chavisme, après le castrisme, le communisme chilien, les cocaleros boliviens, sans compter le mouvement des FARC de Colombie, qui a mêlé depuis 1948 action violente marxiste et trafic de drogue de haute intensité…Tous mouvements ultra-gauchistes meurtriers et ruineux que nos média tiers-mondistes n’ont eu cure de dénoncer dans la mesure où ils ne dérangeaient pas leur canevas idéologique.
Ils  préfèrent, aujourd’hui encore, ressasser comme depuis des dizaines d’années les méfaits passés des militaires « purs et durs » lesquels, à intervalles réguliers, ont, à leur manière certainement peu recommandable, mais néanmoins patriotique, tenté à plusieurs reprises de sortir leurs pays de l’infernale spirale marxiste, longtemps téléguidée par l’URSS, qu’a été la politique au Sud du Rio Grande depuis la seconde guerre mondiale.
Dans un contexte si spécifique, les mots n’ont pas du tout la même valeur et utiliser, comme le fait notre presse, l’élection d’un Jair Bolsonaro pour agiter chez nous le spectre du fascisme (en vue des prochaines élections européennes) relève d’une ignorance et / ou d’une malhonnêteté absolues.
Ci-après, une intéressante analyse qu’il a fallu aller chercher…sur un support russe !

 

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–  On ne peut, sauf à être déjà largement en orbite sur les déviations pseudo-humanistes et modernistes de notre époque, rester indifférent aux actuels délires idéologiques et pseudo-philosophiques concernant la Vie, la Mort, la gestation, le genre, bref, tout ce qui a, depuis les débuts de l’humanité, constitué le socle jusque là indiscuté de nos (rares) certitudes.

Un article court mais de bonne lecture, qui fait le point en quelques lignes :

https://www.causeur.fr/euthanasie-braunstein-frontieres-vie-mort-155233?utm_source=Envoi+Newsletter&utm_campaign=03f0c687b0-Newsletter_14_juin_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_6ea50029f3-03f0c687b0-57796129

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–  Le site « Diploweb » publie à intervalles réguliers une synthèse sur l’actualité internationale. C’est concis, clair, simple, pédagogique si nécessaire, bref utile . Voici celle de Septembre.

https://www.diploweb.com/Synthese-de-l-actualite-internationale-de-septembre-2018.html

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-Le très remarquable texte d’un historien sur l’échec de la France à se doter d’un système de gouvernement praticable depuis la Révolution de 1789 et , au delà, sur  l’usure inévitable  du système démocratique, comme l’avait si bien prévu Tocqueville à l’observation de « La Démocratie en Amérique ».

Un texte signalé par Maxime Tandonnet qui éclaire de façon limpide la désastreuse influence de l’individualisme dans la cité, dont on devrait imposer la lecture et la relecture non seulement à tous les analystes, les journalistes et les étudiants, mais aussi (surtout ?) à ceux qui prétendent gouverner ou nous dire comment le faire, un DIAGNOSTIQUE de notre temps en quelques dizaines de lignes, un vade-mecum du niveau de  « L’étrange défaite« . Un constat de décadence qui  vient à point à un moment où l’on sent bien que « quelque chose » ne peut que se produire dans un monde de valeurs dévoyées. N’en attendez cependant pas de remède -miracle, pour la bonne raison qu’il n’y en a pas…

https://maximetandonnet.wordpress.com/2018/10/21/pavane-pour-une-republique-defunte-par-patrice-gueniffey/comment-page-1/#comment-58067

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Voir également l’interview de Mark Lilla et Christian Bouvet dans le « Figaro-Vox » du 20 octobre 2018:

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/10/19/31003-20181019ARTFIG00004-mark-lillalaurent-bouvet-la-france-resistera-t-elle-au-multiculturalisme-americain.php

Quatrième de couverture:   » Les États-Unis sont en proie à une hystérie morale – notre sport national – sur les questions de race et de genre qui rend impossible tout débat public rationnel. La gauche américaine a délaissé la persuasion démocratique pour s’engager à cor et à cri dans la dénonciation hautaine. La gauche européenne elle aussi est à la recherche d’un nouvel élan, et certains suivent avec intérêt ce qui se passe outre-Atlantique. Mon livre s’adresse tout particulièrement à eux. Je veux les mettre en garde et les convaincre que la politique identitaire est un piège qui, à la fin, ne servira que la droite qui a bien plus l’habitude d’exploiter les différences. Après la lutte des classes, après un flirt avec l’insurrection armée, après le rêve romantique du tiers-mondisme et face aux défis de la mondialisation, il est grand temps que la gauche redécouvre les vertus de la solidarité républicaine ».

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14 octobre 2018 – « La mondialisation en sauce tomate », un succulent article ( j’ai envie de dire: un article « goûtu » pour paraphraser une célèbre réplique de cinéma) de Jean-Paul Brighelli où l’on retrouve nos amis chinois, mais pas seulement…

https://blog.causeur.fr/bonnetdane/lempire-de-lor-rouge-the-tomato-connection-002411.html#ligne

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41mtPsjkUbL._AC_US436_QL65_.jpg« Depuis les années 1980, l’islam mais aussi l’islamisme progressent en France. (…) L’immigration musulmane se poursuit, et augmente même, en dépit du terrorisme islamiste. Pourtant un climat pesant empêche tout débat sur l’immigration. La justice pourchasse comme raciste la moindre critique de l’islam (…) ; les politiques ne parlent que de  » vivre ensemble  » ; (…) En journaliste, Yves Mamou s’est posé la question de savoir pourquoi notre société résistait finalement aussi peu à des changements si profonds. Une question qui, au terme d’une compilation acharnée de milliers de déclarations sur plus de trente ans et d’un suivi méticuleux de l’actualité en a fait surgir une autre : et si ce grand abandon était un aveuglement volontaire, un mouvement délibéré ? Les éléments rassemblés dans ce livre montrent comment les élites politiques, judiciaires, économiques, médiatiques et intellectuelles, gênées par le vieux cadre national, ont laissé un pays, le nôtre, se transformer en territoire de  » libre circulation « . Au risque que se perde une identité, une culture et une nation. »

–  Une interview de l’auteur par l’hebdomadaire « CAUSEUR »:

https://www.causeur.fr/castaner-islam-mamou-immigration-155511?utm_source=Envoi+Newsletter&utm_campaign=55abaad567-Newsletter_14_juin_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_6ea50029f3-55abaad567-57796129

….et un autre ouvrage sur le même sujet, avec en fond sonore la phrase de Lénine « Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle on les pendra »….

« Je cite dans Le Grand Abandon les travaux de Florence Bergeaud-Blackler (Le marché halal ou l’invention d’une tradition, Le Seuil, 2017), anthropologue, qui a montré comment les multinationales de l’agro-alimentaire ont aidé les fondamentalises chiites et sunnites à construire des normes de consommation alimentaires pour les musulmans. Avant la révolution iranienne de 1979, les musulmans pouvaient déjeuner avec des non-musulmans à condition qu’il n’y ait pas de porc ni d’alcool au menu. L’islamisation de la consommation a fait en sorte que les musulmans ne puissent plus déjeuner avec des non-musulmans car le hallal trace une frontière entre le pur et l’impur. Dans certaines entreprises, on voit des salariés musulmans réclamer des cantines séparées pour ne pas avoir à toucher des couverts ou des plats que la présence de non-musulmans rend impurs. En ce sens, le hallal est un outil de sécession communautariste manipulé par des intégristes et amplifié par les intérêts d’un capitalisme-charia. Quand les industriels s’ingénient à tout « hallaliser » – le jouet, les cosmétiques, les vacances, le mariage… –, l’assimilation des musulmans à un modèle de société laïque et républicain n’a plus de sens. »  Yves Mamou.

 

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–   » Michéa agace. Il agace les hommes de droite en leur montrant qu’il est absurde de déplorer les conséquences (relativisme moral) des causes qu’ils chérissent (le capitalisme). Il agace plus encore les hommes de gauche en leur prouvant qu’ils sont les idiots utiles du capitalisme et que la déconstruction des dernières vérités établies à laquelle ils se livrent ouvre la voie à de nouveaux marchés et favorise ainsi le capitalisme honni « .( Valeurs Actuelles).

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– Le dernier livre de Bernard Lugan sur l’Afrique:

Un ouvrage qui tient compte des réalités de terrain, géographiques, historiques, ethniques, tribales, de politique locale, sans lesquelles toute analyse ou suggestion pour l’avenir est futile et / ou idéologique.

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– Russie:  Moscou se préparerait-elle à des temps difficiles ? 

https://www.causeur.fr/russie-poutine-armee-propagande-154337

 

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– KOSOVO: comme prévu….

http://www.valeursactuelles.com/monde/la-situation-continue-inexorablement-se-degrader-pour-les-derniers-serbes-du-kosovo-98822

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Presse:

–  Si vous voulez mieux comprendre qui vous (dés)informe….

https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA

 

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Histoire:

–  Pour en finir avec « L’âge d’or d’Al Andalus » cher aux apologistes de la  cohabitation harmonieuse dans l’Espagne sous domination musulmane. Première traduction en français d’un historien espagnol majeur.

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Opinions: 

–  « Le système politique français est un épouvantable désastre »

https://maximetandonnet.wordpress.com/2018/08/27/la-malediction-elyseenne/#comments

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« Le véritable exil n’est pas d’être arraché de son pays; c’est d’y vivre et de n’y plus rien trouver de ce qui le faisait aimer » Edgar Quinet

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–  « Faire de la politique, c’est faire passer les siècles à une société et à une culture ». Chantal Delsol.

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René Girard: Achever Clausewitz

http://www.lefigaro.fr/livres/2007/11/08/03005-20071108ARTFIG00119-rene-girard-lapocalypse-peut-etre-douce-.php

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 Un livre que tout Français devrait avoir lu…

https://maximetandonnet.wordpress.com/2018/06/28/lecture-letrange-defaite-marc-bloch-gallimard-1990/

 

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– Le salut par la pensée

https://maximetandonnet.wordpress.com/2018/04/28/le-salut-par-la-pensee/

 

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– Les nouveaux méchants des écrans…

https://www.polemia.com/grand-remplacement-ecrans-cinema-tetes/

 

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–  Notre avenir est entre les mains des dirigeants du Maghreb:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/08/23/31002-20180823ARTFIG00195–les-migrants-subsahariens-presents-au-maroc-considerent-que-c-est-le-moment-ou-jamais-pour-atteindre-l-espagne.php

 

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–  Régression tous azimuts…Le ridi-cul ne tue plus….

http://www.bvoltaire.fr/nus-dans-les-rues-de-zurich-pas-de-panique-cest-de-lart-pas-du-cochon/

 

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–  La pensée unique jusque dans nos cuisines !!!!!

https://www.causeur.fr/crepe-nutella-ete-vacances-gras-153959

 

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 Le meilleur ouvrage sur ces sujets, traités au niveau qui doit être le leur: celui de la décadence GENERALE de l’Europe occidentale.

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Editions l’Artilleur

 

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Editorial de Bernard Lugan,

L’Afrique réelle, Septembre 2018.

« Afrique : le retour des Britanniques 

Mardi 28 août, Madame Thereza May, Premier ministre britannique, a débuté une tournée africaine qui devait la conduire en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya. Trois pays qui furent, en leur temps, les trois points d’appui de la politique coloniale anglaise au sud du Sahara.

Si l’Afrique ne compte pas pour l’économie britannique, le continent dans son ensemble représentant environ à peine 3% des exportations et des importations britanniques – dont plus de 50% avec deux pays, l’île Maurice et l’Afrique du Sud -, un tel voyage s’explique dans le contexte du Brexit. Londres cherche en effet à s’ouvrir de nouveaux marchés et de nouveaux débouchés en opérant un retour à ses fondamentaux historiques.

Le pays est d’autant plus fondé à le faire qu’il n’existe pas de contentieux majeur avec l’Afrique car, l’habilité des dirigeants britanniques fut d’avoir décolonisé avant même que la demande leur en soit faite. Puis, une fois la décolonisation opérée, de tourner définitivement la page. Voilà pourquoi nul ne fait à la Grande-Bretagne le reproche d’avoir prolongé la période coloniale à travers une « françafrique » au demeurant largement fantasmée.

Jacques Berque avait parfaitement résumé l’originalité britannique d’une phrase : « Dans l’entreprise impériale anglaise, j’admire profondément le sens du mouvement, et plus encore que le crescendo, le génie du decrescendo, du pouvoir absolu au départ absolu. Admirable dextérité. »

Et pourtant, en 1940, l’empire colonial africain britannique s’étendait en Afrique de l’Ouest (Gold Coast – l’actuel Ghana -, Sierra Leone, Nigeria et Gambie, plus une partie du Togo et du Cameroun) ; en Afrique de l’Est (Kenya, Uganda, Zanzibar, plus l’ancien Tanganyika allemand sur lequel elle exerçait une Tutelle) ; en Afrique australe (Nyassaland, – l’actuel Malawi -, Rhodésie du Nord – l’actuelle Zambie -, Rhodésie du Sud, l’actuel Zimbabwe, plus les protectorats du Bechuanaland – l’actuel Botswana -, du Basutoland – l’actuel Lesotho – et du Swaziland). La Grande-Bretagne exerçait également sa souveraineté sur le Soudan-anglo-égyptien.

Mais, à partir de 1942, la difficile situation des armées britanniques face aux Japonais obligea Londres à demander de plus fortes contributions à ses colonies africaines. En échange, d’importantes réformes y furent introduites, notamment au Nigeria et en Gold Coast.

La politique britannique de décolonisation fut ensuite très différente de celle suivie par la France. Londres ayant admis très tôt que le mouvement des indépendances était inéluctable, il lui importait donc de ne pas se laisser acculer à des situations conflictuelles, tout en organisant la transition au mieux de ses intérêts. De plus, et encore à la différence de la France, il y eut en Grande-Bretagne un consensus de toute la classe politique.

Les indépendances furent donc acquises sans heurts, sans ruptures majeures et au terme d’une évolution constitutionnelle contrôlée de bout en bout. Les seules exceptions furent le Kenya où, en 1952, éclata la révolte des Mau-Mau, et la Rhodésie du Sud où la minorité blanche proclama unilatéralement son indépendance en novembre 1965. »

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