« One Belt , One Road », la stratégie chinoise du « Grand jeu ». (Revue de Presse)

Scroll down to content

Mis à jour le 5 avril 2019.

Il aura fallu longtemps, mais l’idée a tout de même fini par faire son chemin: La Chine est entrée dans le « Grand Jeu » planétaire….

Dans son ouvrage  » Quand la Chine s’éveillera » qui avait fait couler pas mal d’encre, Alain Peyrefitte avait pourtant, dès 1973, émis l’hypothèse que Pékin sortirait un jour de son apparente apathie sur le plan international: beaucoup avaient ricané devant la menace et doctement expliqué que la Chine n’avait jamais de toute son histoire été tentée par l’impérialisme et qu’elle continuerait dans cette voie. Ils oubliaient seulement qu’elle ne l’avait pas fait simplement parce qu’elle n’en avait pas les moyens techniques, militaires et financiers face à un Occident beaucoup plus avancé qu’elle.

Mais son habile politique de récupération du savoir faire de ses partenaires par divers moyens, allant de l’envoi systématique de ses meilleurs étudiants aux USA et ailleurs, jusqu’à l’espionnage pur et simple en passant  par l’exigence de transferts de technologies et l’accueil des délocalisations lors de ses contrats d’achats, lui ont en un temps assez court permis un rattrapage spectaculaire. Une politique de taxations unilatérales lui a par ailleurs permis la constitution d’un solide matelas financier.

La mollesse des pays occidentaux, dont la France, face aux attitudes chinoises a largement facilité ce rattrapage. Il ne faut pas non plus oublier combien la « reconnaissance  » de la Chine de Mao par Nixon aux fins d’équilibrer les menées soviétiques mondiales par une sorte d’alliance de revers a profité à Pékin qui a su en tirer le meilleur parti.

Elle a su également tirer parti des dissensions au sein de l’Union Européenne et du besoin de financement de certains membres (Italie, Grèce, Portugal et anciens pays de l’Est…), sans oublier notre pays qui depuis quelques années a ouvert ses portes à l’influence chinoise en « privatisant » certains secteurs allant de la production agricole et viticole à l’hôtellerie et les aéroports.

Aujourd’hui, les ambitions chinoises sont devenues assez limpides à travers plusieurs grandes initiatives dans les domaines économique et militaire :

– Le projet appelé par les uns OBOR, par les autres BRI, ou encore « Nouvelles routes de la soie »lancé en///////, qui consiste à proposer un vaste plan de financement et de réalisation d’infrastructures aux pays du monde où la Chine veut se ménager des points d’appui  (passages terrestres, escales et facilités portuaires, terres arables, sources d’énergie, minerais rares, etc…) ressemble fort à ce dont a besoin un pays ambitieux pour devenir une puissance de tout premier plan, voire la première.

L’occupation physique en quelques années de la Mer de Chine du Sudpar annexion progressive et la militarisation d’une série d’îlots a assuré de fait à Pékin le contrôle du trafic maritime dans la zone. L’archipel des Spratley ou celui des Senkaku sont désormais de véritables porte-avions terrestres qui lui donnent une des clef du Pacifique. C’est à dire une voie vers la côte Ouest des USA, l’Australie, etc…, un levier redoutable sur l’ensemble de l’Asie du Sud-Est et une menace désormais « claire et immédiate » pour Taïwan.

– L’adoption de taux moyens de 8% d’accroissement annuel de ses budgets militaireset notamment en matière navale montre la volonté chinoise d’accroitre rapidement sa capacité de projection à l’extérieur, volonté confirmée par:

– L’ouverture soudaine d’une base militaire permanente à Djibouti en 2017, qui lui ménage tout à coup une place en pleine zone d’influence de l’OTAN.

****************************

                             De cette série d’initiatives, le projet économique dit « Belt and Road » (B.R.I) sera probablement le plus difficile à circonvenir : il joue en effet sur les besoins de financement et de développement de nombreux pays émergents ou du Tiers Monde pas forcément mécontents par ailleurs de prendre quelques distances avec l’Occident.

Il a donc réveillé, mais à des degrés divers, l’attention des partenaires diplomatiques et commerciaux de Pékin.

– Il est assez « brûlant » pour avoir suscité une sorte de contre-projet Indien appelé « Corridor de la croissance Asie Afrique » (AAGC, Asia Africa Growth Corridor) et surnommé la « Route de la liberté ».

– Il est à l’origine de la décision de Washington de « guerre des taxes d’importation» avec Pékin. On ne peut en effet douter qu’outre la fin des délocalisations industrielles américaines et la volonté de porter un coup d’arrêt à la mondialisation, « l’autre but » poursuivi par le Président Trump ne soit de mettre assez à mal l’économie chinoise pour empêcher Pékin de financer son projet  de « coopération » tentaculaire,d’achats massifs  de ressources agricoles et de matières premières en Afrique et Amérique latine, et de poursuivre son programme intensif d’armement.Les USAont par ailleurs mis en oeuvre dans leur Plan de Sécurité 2017-18 un programme de renforcement de leurs capacités navales dans la zone Asie-Pacifique. Ils ont également décidé d’envoyer de 5 à 10.000 soldats de plus dans cette zone en 2019.

– La France et l’Europe semblent enfin, après le choc très récent de l’adhésion italienne (Mars 2019) au BRI,soucieuses de présenter une résistance crédible à des prétentions chinoises qu’ont feignait de ne pas voir. Jusque là, la seule réaction de Bruxelles avait été un plan assez flou et conciliant, visant à « Connecter l’Europe à l’Asie de manière durable » présenté fin Septembre 2018 par Federica Mogherini. Et même encore aujourd’hui, les naïfs et les faux ingénus trouvent rassurant que, lors de sa rencontre de Mars 2019 avec ses collègues européens à Paris, le président Xi-JinPing ait jeté en pâture un contrat d‘achat d‘Airbus (au demeurant artificiellemnt gonflé) à cette Europe si assoiffée de paix qu’elle en oublie ses intérêts vitaux.

Une dimension manque encore à ces mouvements telluriques qui vont façonner le XXIème siècle, celui de nos enfants et petits enfants: quelle sera dans cette vaste affaire la position de la Russie,probablement partagée, comme à l’accoutumée, par ses attirances contradictoires entre l’Asie et l’Occident.

******************************

Nos grands média, au mieux nombrilistes, voire « dés-informatifs », n’accordant qu’assez peu de place à un sujet aussi vital, je me propose, à toute fins utiles, de signaler ici les articles ou études de portée générale auxquels j’aurai accès et qui me sembleront intéressants. /.

 

*************************************************************************************

 

Classés par ordre chronologique inverse:

*****************************************`

 

 

 

-13 avril 2019.  Un article du « Gatestone Institute« , think tank américain conservateur, qui s’inquiète de l’énorme investissement « touristique » (que j’ai pu constater sur place il y a deux mois) de la Chine à Nassau, capitale des Bahamas, ainsi que d’un très gros projet de port pour porte-conteneurs sur la Grande Bahama, à très courte distance des côtes de Floride. L’article estime ces projets supérieurs aux besoins réels du pays et craint de voir, par le jeu des dettes, une main mise chinoise sur des installations portuaires proches des côtes américaines, selon un processus déjà employé pour « récupérer » un port en eau profonde au Sri Lanka.

https://mail.yahoo.com/d/folders/4/messages/AJO2HtM9f-C8XK8G3A4pAGEFppM

 

****************************************************************************

 

2 Avril 2019. Une série d’interviews d’experts par la Fondation Carnegie en Europe

Judy Asks: Is China Devouring Europe?

 

****************************************************************************

30 mars 2019.  « La France made in china » de Régis Soubrouillard, ancien journaliste à Marianne.

XVM537607d8-507f-11e9-b6ef-15a5b6980551-130x207.jpg…et une interview de l’auteur par  » Le Figaro ».

http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2019/03/27/31001-20190327ARTFIG00055-regis-soubrouillard-comment-la-france-s-offre-a-la-chine.php

**********************************************************************************

28 mars 2019. Un intéressant article du Council on Foreign Relations faisant un « point d’étape » assez exhaustif sur le projet BRI, ses réussites et ses échecs ainsi que sur l’accueil qu’il a reçu à ce jour des différentes régions du monde auxquelles il s’adresse.

https://www.cfr.org/backgrounder/chinas-massive-belt-and-road-initiative

*********************************************************************************

24 mars 2019.  La visite de Xi  JinPing à Rome, Monaco et Paris ces derniers jours a fini par tirer de leur léthargie les organes de la presse française qui sommeillaient sereinement malgré les voyants d’alerte rouge dallumés depuis belle lurette dans la presse anglo-saxonne…C’est au tour du magazine MARIANNE d’analyser en détail, par le biais d’une interview d’expert, la montée en puissance de Pékin dans tous les domaines, y compris militaire…Une interview à lire absolument.

https://www.marianne.net/economie/la-chine-profite-de-l-austerite-imposee-par-bruxelles-apres-2008-pour-s-implanter-en-europe?utm_medium=Social&utm_source=Twitter&fbclid=IwAR3jy_Fr6aHbehJT2NMg-oUnWRAIjkVsVqpNqgo10kF82Z1Wdk6CGDKPVp8#Echobox=1553417427

*********************************************************************************

Rome, 23 mars 2019 (AFP) – Les gouvernements italien et chinois ont signé samedi matin un protocole d’accord « non contraignant » pour sceller l’entrée de l’Italie dans les « nouvelles routes de la soie », malgré l’inquiétude de Bruxelles et Washington.L’Italie est le premier pays membre du G7 à intégrer ce projet pharaonique d’infrastructures maritimes et terrestres lancé par Pékin en 2013.

Devant le président chinois Xi Jinping et le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, le président de la commission nationale pour le développement, He Lifeng, et le ministre italien du Développement économique, Luigi Di Maio, ont solennellement signé le document.

Au cours de la même cérémonie, un total de 29 contrats ou protocoles d’accords ont été signés, pour les deux-tiers institutionnels et le dernier tiers concernant des entreprises.

Selon les médias italiens, les accords portent au total sur 5 à 7 milliards d’euros – voire sur un « potentiel » de 20 milliards d’euros selon le quotidien économique Il Sole 24 Ore – et prévoient des investissements chinois, pour l’instant limités, dans les ports stratégiques de Gênes et de Trieste.

Les contrats concernent le groupe Ansaldo, pour la fabrication de turbines et le groupe Danieli, qui décroche un contrat de 1,1 milliard d’euros pour la construction d’un site sidérurgique en Azerbaïdjan.

Les accords prévoient aussi l’ouverture du marché chinois aux oranges italiennes, un partenariat du géant chinois du tourisme Ctrip avec les aéroports de Rome, la compagnie de chemin de fer Trenitalia et le musée Ferrari à Modène (centre), des programme de jumelage ou encore une collaboration entre télévisions publiques et agences de presses chinoises et italiennes.

Pékin aurait aussi voulu accueillir en Chine des matches de Serie A, mais les règles de la Fifa l’interdisant, la fédération italienne prévoit de délocaliser des matches de l’équipe nationale et des matches de coupes d’Italie et de former des arbitres chinois à l’arbitrage vidéo, très décrié en Italie.

En revanche, compte tenu des réticences exprimées à Washington ou à Bruxelles, mais aussi au sein même du gouvernement populiste italien, face à une forme de raprochement unilatéral entre l’Italie et la Chine, une vingtaine d’autres accords en discussion ces derniers mois ont été suspendus.

« Avec ce protocole d’accord, nous sommes bien conscients qu’au-delà de l’opportunité, il y a aussi un risque », a assuré à la radio le secrétaire d’Etat italien à l’Economie Michele Geraci, fervent défenseur à Rome de la cause chinoise, qui a enseigné dix ans en Chine.

Les exportations italiennes vers l’Empire du milieu n’ont pas dépassé les 13 milliards d’euros l’an dernier, quand elles représentent sept fois plus pour l’Allemagne.

Reçu vendredi par son homologue italien Sergio Mattarella, M. Xi a assuré: « La partie chinoise souhaite des échanges commerciaux dans les deux sens et un flux d’investissements dans les deux sens ».

Publié le 23/03/2019 12:30

 

22 Mars 2919. Article du « Monde Diplomatique »: la Chine s’apprête à construire sur la côte de Tanazanie un port pour porte-conteneurs à la capacité plus grande que celle de Rotterdam.

https://www.monde-diplomatique.fr/2019/02/SERVANT/59566

********************************************************************************

 

Preview-MEDIUM-114378.jpg

La visite de Xi JinPing en Italie, à Monaco et en France, à compter du 21 mars et surtout l’annonce d’une signature d’accord SinoÎtalien sur le BRI  ont soudain provoqué une série d’articles (L’Express, l’Observateur, Libération …) dans une presse française jusqu’ici assez silencieuse sur la question. « Le Monde » titre pour sa part sur cinq colonnes à la une:

 » L’UE cherche la parade face à l’offensive de la Chine« .

 

**********************************************************************************

19 mars 2019.  (traduction automatique). Un article de « Geopolical Futures« ( USA) à propos de la signature d’un M.O.U. entre Pékin et Rome cette semaine, accompagné d’une carte des pays européens ayant entamé divers types de partenariat, allant de la déclaration conjointe à une négociation, avec la Chine dans le cadre du projet BRI. En tout, selon cette carte, 17 pays.

https://www.realclearworld.com/articles/2019/03/18/italy_signs_up_for_the_belt_and_road_initiative_112988.html

BRI_European_MOUs.png

**********************************************************************************

–  Un ouvrage publié le 6 mars par Éric de La Maisonneuve, général de division (2S),  fondateur et président de la Société de Stratégie – http://www.societestrategie.fr.

Professeur invité à l’Institut de Diplomatie de Pékin (2004-2014), il a effectué une vingtaine de séjours en Chine, notamment en 2018 dans la région autonome du Xinjiang.

71QyLn+wCOL._AC_UL872_QL65_.jpg

Extrait:

« La définition de la politique étrangère, (…) présentée au Parti par le nouveau président lors du XVIIIe Congrès et confirmée depuis, repose donc sur deux piliers : poursuivre le développement économique, contester le système occidental.

Sur le premier pilier, l’essentiel consiste à nourrir le Moloch qu’est devenue l’économie chinoise, et en tout premier lieu à satisfaire ses besoins énergétiques qui sont colossaux : rien moins que 420 millions de tonnes d’importations pour le pétrole en 2017, soit 8,4 millions de barils par jour et plus de 60 % de sa consommation. Il en va de même pour les diverses matières premières dont la Chine est le plus gros consommateur et le premier importateur mondial, ce qui suppose aussi bien des liens assurés avec les divers producteurs qu’un cordon ombilical sécurisé entre leurs bases de départ et les portes d’entrée en Chine. Dans cet objectif prioritaire de développement, la Chine a conclu des partenariats avec plus de 80 pays, créant un réseau mondial d’interdépendance qui constitue une sorte de poids mort de sa politique étrangère. Tout doit être fait pour garantir le fonctionnement de ce réseau complexe et (…) la politique de sécurité y est presque entièrement consacrée. »

********************************************************************************

–  Un ouvrage dévoilant l’inquiétante  immixion chinoise dans les affaires économiques et politiques du Canada qui devrait constituer un avertissement pour le reste du monde:

thumbnail

« Manthorpe’s account of China’s clandestine efforts to influence people and politics in Canada is as compelling as it is disturbing. This is an important book for anyone who wants to understand China’s growing influence in Canada. » (David Mulroney, author of Middle Power, Middle Kingdom, former ambassador to the People’s Republic of China)

« Claws of the Panda is a much needed exposure of the Chinese Communist Party’s step-by-step engagement throughout Canada and the world to advance its own economic, political, ideological, and strategic interests at the expense of other countries’ soverignty, security, and economic well-being, if necessary. (Hugh Segal, former Chair of the Foreign Affairs Committe of the Canadian Senate)

**********************************************************************************

15 mars 2019. Pékin vient d’annoncer une augmentation de 7, 5 % de son budget militaire pour 2019. Xi Jinping a déclaré que dans ses plans pour récupérer un jour Taïwan, « la force armée n’était pas exclue« . Enfin, une étude de l’Université Cornell estime que la population chinoise serait autant, voire plus favorable que son gouvernement  à une politique expansioniste.

https://freebeacon.com/blog/chinas-growing-hawkishness/

**********************************************************************************

12 mars 2019. Selon le « Financial Times » de ce jour, Xi Jinping serait attendu avant le fin du mois de Mars à Rome pour y signer un « memorandum of understanding »( lettre d’intention)  avec le gouvernement italien sur le projet BRI. L’Italie pourrait alors devenir le premier pays de l’Union européenne à s’engager officiellement dans le projet.

https://www.ft.com/content/35accdc0-43de-11e9-a965-23d669740bfb?segmentId=63bac0e6-3d28-36b1-7417-423982f60790

NB: On se souvient de l’intérêt marqué par la Hongrie pour le BRI et  que Xi Jinping, après sa visite à Lisbonne le 6 décembre 2018, avait salué l’intérêt du governement portugais pour le projet et l’ intention des deux gouvernements de le faire avancer en Europe. Voir plus bas. La Grèce a manifesté de son côté son intention de donner suite aux offresde financement chinois.

Avec l’Italie, membre fondateur de l’Union, ce sont donc à présent 17 pays européens qui sont sensibles à l’initiative des « Nouvelles Routes de la Soie »….

****************************************************************************

11 mars 2019. Le quotidien « Le Monde » titre que le rapprochement potentiel Sino-Italien inquiète les partenaires européens de l’Italie.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/11/la-perspective-d-un-accord-entre-rome-et-pekin-inquiete-les-partenaires-de-l-italie_5434395_3210.html

***************************************************************************

8 mars 2019.  Un article à mon sens incontournable du « National Interest« , revue américaine conservatrice qui analyse les défis iranien, chinois et russe face à l’ordre mondial hérité de la fin de la guerre froide en mettant en garde contre la convergence de ces défis vers une sorte d’alliance informelle face à la primauté mondiale des Etats-Unis et de l’Occident en général. Cet article, qui a pour mérite essentiel une bonne synthèse d’informations existantes, a également toute sa place dans la réflexion sur la « B&R Initiative »…

https://nationalinterest.org/feature/end-great-power-peace-46282

******************************************************************************

7 mars 2019.  Si l’on en croit le Taïpei-Times, le grand projet « Belt and Road » de Pékin serait au point mort et l’économie chinoise en mauvaise posture, le Yuan en perte de vitesse accélérée. Après les problèmes du projet B&R rencontrés récemment en Afrique (voir article précédent) et en Malaysie, Pékin se tournerait vers des projets dans la région de Hong-Kong. Mais n’oublions pas qu’il s’agit d’une opinion taïwanaise…

http://www.taipeitimes.com/News/editorials/archives/2019/03/01/2003710603

*************************************************************************************

29 janvier 2019.  L’aide chinoise au développement des infrastructures en Afrique semble soulever quelques problèmes. A la suite de la construction de lignes de chemin de fer en Ethiopie et au Kenya,   l’Ethiopie vient de demander à Pékin de restructurer sa dette sur 30 ans et Nairobi a vu la sienne décupler en 5 ans. Le gouvernement kenyan craint par ailleurs de devoir remettre le port de Monbasa à Pékin s’il n’est pas en mesure d’honorer un paiement dû à l’Exim Bank. Enfin Nairobi conteste la facturation du projet en question.

https://thediplomat.com/2019/01/the-chinese-railways-remolding-east-africa/

********************************************************************************

25 janvier 2019. – Parallèlement au sujet principal de cette rubrique, mais non sans rapport avec elle, un petit « pèlerinage »diplomatique bilatéral franco-chinois.

A l’occasion du 55ème anniversaire de la reconnaissance de la Chine populaire par Paris,  le Quai d’Orsay vient de publier un document évoquant les conditions dans lesquelles le Général De Gaulle choisit Pékin contre Taïwan comme seul représentant du peuple chinois en 1964. 

Par réalisme géopolitique, certes, par volonté de s’opposer à Washington qui soutenait Taipeh, bien sûr, par contrepoids à l’influence de Moscou , sans doute, -mais aussi, sans le dire, par intérêt pour le vaste marché commercial potentiel qui ne manquerait pas de s’ouvrir…

En écoutant les raisonnements tenus alors à la lumière de la puissance et des ambitions chinoises aujourd’hui, je n’ai pu retenir un sourire en entendant les protagonistes français de l’époque affirmer  « Il n’y a rien à craindre de la Chine rouge« .

La Chine a beau être un peu moins « rouge », ses tentacules ont vraiment beaucoup poussé !…

 

 

 

**********************************************************************************

24 janvier 2019. Un article assez indirectement lié à la « stratégie BRI », mais qui montre comment les USA ne pourraient, pour des raisons stratégiques indiscutables , accepter une trop forte influence de Pékin sur Taïwan. Un aspect des choses jamais aussi détaillé dans la presse française, évidemment.

https://nationalinterest.org/feature/post–invasion-nightmare-taiwan-becomes-america’s-enemy-41957

********************************************************************************

16 janvier 2019:  Une étude du « CIMB-Asean Research Institute », Think tank sur l’intégration dans l’ASEAN installé à Kuala Lumpur:

– les hésitations de certains membres de l’ASEAN, tels la Thaïlande, face au dilemne entre la fidélité aux USA et les alléchantes perspectives du projet BRI.

– un des contributeurs pose la question actuellement sur toute les lèvres: le BRI est-il la déclaration de Pékin sur une  « Destinée manifeste » de la Chine ?….

http://www.lse.ac.uk/ideas/Assets/Documents/reports/LSE-IDEAS-China-SEA-BRI.pdf

*********************************************************************************

–  6 décembre 2018. Après la visite de Xi-Jin-Ping à Lisbonne, deux articles chinois détaillant la grande bonne volonté portugaise vis à vis de Pékin en échange d’un soutient financier chinois à un Portugal endetté. A noter que le partie « partenariat bleu » (sic) consiste à mettre à la disposition de Pékin les ports atlantiques lusitaniens. Pour quel usage exact, l’avenir le dira…

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2018-12/06/content_74245073.htm

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2018-12/05/content_74240461.htm

*********************************************************************************

– Un article du site français « Atlantico » sur l’échec partiel du sommet de l’APEC (22 novembre 2018):      https://www.atlantico.fr/decryptage/3559370/la-route-de-la-chine-vers-le-statut-de-super-puissance-semee-d-embuches-jean-marc-siroen

– Une dépêche de l’AFP annonçant la création d’une base américano-australienne en Papouasie-Nouvelle Guinée:   https://www.atlantico.fr/node/3558859

– Un article sur le réarmement rapide du Japon dans le domaine naval, face à l’occupation de la mer de  Chine du Sud par la RPC:

David J. Bercuson: Why Japan is building its military, fast

– Un article de la BBC semblant confirmer que la tactique de guerre des « tariffs » de Trump fonctionne…

https://www.bbc.com/news/business-46031652

*****************************************************************************

– Quelques informations non publiées dans la presse française sur la collaboration des services de renseignement de divers pays face aux projets chinois, par l’agence anglaise Reuters (12 octobre 2018):

https://www.reuters.com/article/us-china-fiveeyes/exclusive-five-eyes-intelligence-alliance-builds-coalition-to-counter-china-idUSKCN1MM0GH

******************************************************************************

7 octobre 2018. Sur un ton un peu polémique, mais justifié, un article court de Boulevard Voltaire à propos  des méthodes chinoises en Afrique: méthodes que je peux confirmer pour les avoir constatées « de visu » il y a déjà 12 ans en Tanzanie lorsque j’y étais en poste.

http://www.bvoltaire.fr/pendant-que-loccident-seffondre-la-chine-sempare-de-lafrique/

********************************************************************************

5 octobre 2018. Un article de « the Economist » sur l’entrisme des chinois en Europe:

https://www.economist.com/leaders/2018/10/04/china-has-designs-on-europe-here-is-how-europe-should-respond

*********************************************************************************

– Un article en anglais sur « La Longue Marche de la Marine de Guerre chinoise« , évidemment indissociable du projet Belt and Road…

https://www.nationalreview.com/2018/09/china-naval-power-growing-new-doctrines-new-missions/

*********************************************************************************

29 septembre 2018. Article dans « La Tribune » signé par Federica Mogherini présentant le projet (contre-projet ?) de la Commission Européenne sur l’idée d’une meilleure « connexion » entre l’Europe et la Chine.

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/connecter-l-europe-a-l-asie-de-maniere-durable-791732.html

*********************************************************************************

– Un article de l’IRIS sur l’opposition de l’Inde au projet Belt and Road :

http://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2018/07/Asia-Focus-80.pdf

*******************************************************************************

–  Un article de la revue de Défense américaine  » War on the Rocks »

https://warontherocks.com/2018/09/india-and-the-rise-of-china-soft-balancing-strategy-reconsidered/

*******************************************************************************

– Un article universitaire de l’IRIS intéressant parce qu’il évoque également les projets chinois par la voie polaire:

http://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2018/05/Asia-Focus-71.pdf

******************************************************************************

– A titre (très) indicatif, le survol de Wikipedia sur le projet BRI:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_route_de_la_soie

******************************************************************************

– Un article intéressant (en anglais) d’une revue australienne de stratégie qui  s’inquiète, on comprend pourquoi:

https://www.aspistrategist.org.au/strategic-implications-of-chinas-belt-and-road-initiative-too-big-to-ignore/

*******************************************************************************

– Un article sur les visées chinoises vers l’Afrique de l’Est:

http://les-yeux-du-monde.fr/ressources/28654-one-belt-one-road-et-investissements-portuaires-chinois-en-afrique-de-lest-kevin-merigot

******************************************************************************

– Une étude assez exhaustive en français faite par le Sénat:

http://www.senat.fr/rap/r17-520/r17-520_mono.html#toc452

******************************************************************************

– Un bon article de Diploweb auquel j’aurais bien aimé voir ajouté quelque chose sur les achats tous azimuts de terres arables par Pékin en Afrique, Amérique Latine et même Europe, actions qu’on ne peut à mon sens dissocier du projet  « Routes de la soie »…

https://www.diploweb.com/Le-chantier-tres-geopolitique-des-Routes-de-la-soie.html

*******************************************************************************

–  Un article de RT, organe russe d’information sur la présence chinoise en Afrique:

https://francais.rt.com/opinions/52024-chinafrique-realite-qui-prend-corps

 

2 Replies to “« One Belt , One Road », la stratégie chinoise du « Grand jeu ». (Revue de Presse)”

  1. Sans doute connaissez-vous la revue « Questions internationales » publiée par « La Documentation Française ». Le numéro 93 a pour titre « La Chine au coeur de la nouvelle Asie ». Je pense que ça va vous intéresser.

    J'aime

    1. Bonjour Colibri,
      Je m’aperçois avec horreur que je n’avais pas vu votre message de Septembre !!! Mieux vaut tard que jamais, mais je vous présente tout de même mes excuses. Merci pour votre suggestion de lecture, je vais me procurer le N° en question de la Doc. FR, ils sont toujours très bien faits et je m’en nourrissais au temps lointain où j’étais étudiant en histoire des relations internationales. Etes-vous le « Colibri » qui intervient sur le site de Maxime Tandonnet ?
      Encore toutes mes excuses et bien cordialement

      J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :