MEMORABILIA

«Victoire par KO du sexe faible sur le fort» Eric Zemmour…

Dans ce pays désormais sans repères, le superflu masque l’essentiel.

Depuis hier, les torrents hagiographiques et les déferlements de pamoisons diverses sur le grrrrrrand Jacques Chirac -qui traduisent tout simplement la nostalgie d’une France révolue, ont fait passer au second plan une scélératesse suicidaire qui , on le comprendra trop tard, est un des derniers clous enfoncés sur le cercueil de ce que nous fûmes: le vote d’une loi meurtrière au terme de laquelle la virilité, de tous temps considérée comme une haute vertu (De Viris Illustribus Urbis Romae) n’a plus qu’à céder la place aux féministes et aux efféminés de tout poil censés représenter « le progrès ».

Les naïfs avaient cru (espéré) des discussions enflammées à l’Assemblée…ils en sont pour leurs frais. Comme toujours pour les textes essentiels, la loi sur la PMA a été votée devant un hémicycle vide et aux petites heures du jour…

Pour moi le simpliste, on reparlera de la PMA et des enfants sans père quand il s’agira de prendre les fusils pour défendre la patrie, mais qui, en dehors de sombres pessimistes au demeurant un peu fachos à leurs heures, oserait proférer une telle énormité dans notre monde de bisounours en quête de  liberté et de jouissance ?

Artofus.

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Le Figaro,  le 27/09/2019.

par Eric Zemmour.

http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/eric-zemmour-victoire-par-ko-du-sexe-faible-sur-le-fort-20190927

 

CHRONIQUE – À l’heure de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, la ministre de la Santé assure que l’enfant n’est absolument pas entravé par l’absence de père. Un mensonge de plus…

On s’affronte, on s’invective, on s’insulte même parfois. La controverse autour de la PMA n’échappe pas à la règle. Comme pour le mariage dit «pour tous», comme pour le pacs, ce sont les mêmes arguments qui sont avancés: liberté et égalité d’un côté, famille traditionnelle et droits de l’enfant de l’autre. Mêmes arguments, mêmes invectives, mais un ton en dessous. Contre le Mariage pour tous, le peuple de droite était massivement descendu dans la rue, mais les organisateurs avaient repris les codes «gays» pour mieux échapper à l’accusation d’homophobie. Cette fois, de nombreux députés LR et même RN avouent leurs réticences à s’opposer.

» LIRE AUSSI – PMA pour toutes: les raisons d’une confusion épiscopale

La bataille idéologique a été menée de main de maître par les mouvements LGBT et leurs alliés féministes et progressistes, mêlant mensonges éhontés et intimidation. Un modèle à apprendre dans les écoles de l’agit-prop.

Lors du débat parlementaire sur le pacs, la ministre socialiste Élisabeth Guigou jurait la main sur le cœur qu’il n’y aurait jamais de mariage homosexuel.

Lors de l’adoption du mariage homosexuel, Christiane Taubira jurait la main sur le cœur qu’il n’y aurait jamais de PMA pour les femmes seules et les lesbiennes.

Aujourd’hui, Agnès Buzyn raille ceux qui annoncent la légalisation prochaine de la GPA pour les homosexuels.

Le mensonge est de plus en plus gros, le mépris pour l’adversaire de moins en moins contenu. L’objectif idéologique a été annoncé il y a plusieurs décennies par les théoriciens de la mouvance LGBT: il faut, disent-ils, détruire la norme hétérosexuelle de la société. Les féministes ajoutent qu’il faut détruire l’aura familiale du père, sacralisé par les religions et la psychanalyse.

Aujourd’hui, la ministre de la Santé explique benoîtement que l’enfant n’est absolument pas entravé par l’absence de père. La famille monoparentale n’est plus un pis-aller mais un idéal revendiqué. Pourtant, historiens et sociologues nous ont expliqué que les difficultés culturelles et sociales des Noirs américains venaient avant tout du fait que les maîtres avaient séparé les hommes de leurs femmes et enfants.

» LIRE AUSSI – Agnès Buzyn: la PMA pour toutes, «une chance» pour la société

La société matriarcale est en route.

Les hommes sont sommés de se soumettre ou de se démettre. Les femmes elles-mêmes doivent s’adapter: le fait d’enfanter ne fait plus la mère ; l’intention vaut l’action. Une mère, c’est n’importe quelle femme qui veut un enfant. L’accouchement est superflu. La technique y pourvoira. Dans les années 1950, Simone de Beauvoir expliquait dans Le Deuxième Sexe que les femmes ne seraient jamais les égales des hommes tant qu’elles accoucheraient. De là venait leur besoin d’amour et de protection qui les soumettait au règne du patriarcat.

Le travail idéologique arrive à son terme.

Demain, la GPA pour les homosexuels au nom de l’égalité.

La route est libre pour l’eugénisme le plus cru et le plus rémunérateur. Les enfants sur catalogue comme les meubles Ikea.

L’alliance politique scellée dans les années 1960 entre les groupes féministes et LGBT a gagné la guerre.

Victoire totale pour une guerre totale pour une société totalitaire.

» LIRE AUSSI – Jacques Testart: «Le transhumanisme est le nouveau nom de l’eugénisme»

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