MEMORABILIA

Ivan Rioufol: «Comment la France s’est laissée désarmer»

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Mais qu’ont-ils dans les yeux? Cela fait quarante ans que les «élites» ne voient rien de l’immigration de masse, de l’islam guerrier, du séparatisme ethnique. Quarante ans qu’elles n’entendent rien des inquiétudes de ceux qui vivent ces réalités au quotidien. Jeudi dernier, c’est au cœur de la Préfecture de police de Paris qu’un «habilité secret-défense», adepte du djihad, a assassiné au couteau quatre policiers avant d’être abattu. Le premier commentaire du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a été pour assurer que Mickaël Harpon, converti à l’islam en 2008, «n’avait jamais présenté de difficultés comportementales» , ni «le moindre signe d’alerte» . En réalité, l’islamiste s’était réjoui, en 2015, de l’attentat contre Charlie Hebdodevant deux de ses collègues. Il fréquentait quotidiennement la mosquée salafiste de Gonesse (Val-d’Oise), dont un des imams était fiché S. Il ne serrait plus la main des femmes. Sa radicalité aurait dû alerter le service antiterroriste qui l’employait comme informaticien. Castaner a parlé d’un «dysfonctionnement de l’État». Mais seule l’idéologie aveugle à ce point.

 

Ce que subit le pays sidéré est le résultat d’années d’endoctrinements sur la diversité heureuse et la nation fautive. Il est impensable qu’aucun policier n’ait vu la dérive de cet agent administratif, un Martiniquais handicapé embauché en 2003.

Le choix de préserver ce fonctionnaire a été pris sous l’influence diffuse de considérations promues par la pensée officielle: ne pas discriminer, ne pas stigmatiser, respecter les différences, combattre le racisme, lutter contre l’islamophobie.

Autant de valeurs «humanistes» qui, appliquées sans discernement, peuvent désarmer un service de police, mais aussi un gouvernement et un État.

Les droits de l’homme sont paradoxalement devenus les alliés des islamo-fascistes. Ils trouvent aussi, auprès de juges et de journalistes, une abondance de collaborateurs. Ces idiots utiles préfèrent sonner l’alarme contre l’extrême droite. Mercredi, un néonazi a tué deux personnes, aux abords d’une synagogue en Allemagne. Mais ce n’est pas l’extrême droite, en tout cas, qui assassine en France.

Macron aurait été plus crédible s’il avait désigné, plus précisément, le salafisme et les Frères musulmans comme les ennemis intérieurs 

Mardi, lors de l’hommage rendu aux quatre policiers, Emmanuel Macron a appelé la nation à «faire bloc», dans un «combat sans relâche»contre le «terrorisme islamiste». Faut-il croire celui qui a fait du politiquement correct la langue officielle de la macronie? Il est important que le chef de l’État accepte, dans les mots, l’affrontement avec «l’hydre islamiste» qu’il présente comme un «dévoiement» de la religion musulmane. François Fillon avant lui s’était engagé, durant la dernière campagne présidentielle, à «vaincre le terrorisme islamique».

Mais le verbe, dont abuse le chef de l’État, ne suffit pas. Il lui revient de démontrer, par des actes, qu’il s’est libéré de ses postures progressistes. Elles ont jeté un voile sur les réalités et fait le lit du multiculturalisme dans lequel l’islamisme prospère.

Macron aurait été plus crédible s’il avait désigné, plus précisément, le salafisme et les Frères musulmans comme les ennemis intérieurs. Est-il prêt à faire fermer les plus de 200 mosquées sous leur coupe? Attendons.

 

Attendons aussi les réactions de la communauté musulmane. Indirectement, elle a été appelée par le président, au nom du «combat de toute une nation», à participer à l’édification d’une «société de vigilance» face à l’islamisme.

Il est déjà des musulmans, et surtout des musulmanes, qui alertent sur les dangers de l’islam politique et sa vision totalitaire. Ce sont ces vigies que le pouvoir devrait promouvoir, au lieu de se laisser berner par le double discours d’imams médiatisés ou d’associations subventionnées. L’urgence est d’aller à la source de la radicalisation des djihadistes, qui trouvent dans le Coran la justification de leurs crimes contre les juifs et les mécréants.

Ce que Macron appelle un «dévoiement» de l’islam est plus gravement une lecture littérale de sourates appelant au meurtre des infidèles.

Ce sont ces versets que les autorités théologiques devraient déclarer dépassés. Les musulmans de France sont-ils prêts à soutenir cet aggiornamento? Il serait temps de leur demander clairement.

Déni, mode d’emploi

Lire Jacques Attali, un des mentors de Macron, fait toucher du doigt le grand mensonge colporté par l’idéologie diversitaire.

Le jour de l’attentat, Attali a écrit (Les Échos): «Il n’y a aucun envahissement de la France ni de l’Europe par l’Islam ou par l’Afrique» ; «99 % des migrants non-européens s’intègrent parfaitement dans la nation française» ; «l’islam n’est pas une menace pour la France. Il en est une composante depuis le VIII siècle».

Pour lui, la France doit «savoir critiquer son propre rôle dans l’esclavage, dans le colonialisme, dans la xénophobie, dans l’antisémitisme, dans la collaboration, dans la destruction de la nature», etc.

Qui veut comprendre comment la France en est arrivée à se haïr au point de voir dans l’Autre son rédempteur doit écouter Attali: sa promotion de la culpabilité et de la dévalorisation suffit à démoraliser une nation.

Mardi, sur Europe 1, l’ancien juge antiterroriste Marc Trevidic constatait, à propos de l’islamisme: «On a laissé pendant quarante ans cette idéologie mortifère se répandre (…). Tout est envisageable». À quand le procès de ceux qui ont empoisonné le pays?

Nombreux sont les indices qui font douter de la volonté de Macron de sortir de ce monde faux, qu’il a consolidé autour de la protection des minorités. Lundi, le débat sans vote ouvert à l’Assemblée sur l’immigration s’est soldé par le fiasco d’une assistance clairsemée. En réalité, le même aveuglement existe sur ce sujet.

C’est Macron qui, en janvier 2017, affirmait au Monde, dans un déni proche de celui d’Attali: «Contrairement à ce que certains disent, nous ne sommes pas confrontés à une vague d’immigration (…) L’immigration se révèle être une chance d’un point de vue économique, culturel, social».

Aujourd’hui, le président se garde de rappeler ses convictions, pour laisser croire à sa conversion réaliste.

Là encore, les actes devront suivre: ils ne pourront se contenter d’une plus grande rigueur dans le droit d’asile, ni de vagues quotas. L’accès à la nationalité doit être revu, ainsi que les modalités d’une possible remigration.

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