MEMORABILIA

Vers un « Syndrome de Stockholm » collectif ? …

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Persuader la proie « mécréante » que son bourreau jihadiste est innocent: les fruits chaque jour plus nombreux de la stratégie de l’intimidation islamiste

Valeurs actuelles, 28 octobre 2019. 

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Alexandre del Valle analyse les fruits de la “stratégie de l’intimidation” des islamistes, qui vise à produire après chaque nouvel attentat un “Syndrome de Stockholm collectif” et donc à pousser les peuples mécréants occidentaux ciblés à se soumettre à l’islamisme.

 

Le fait que la récente polémique autour du voile d’une mère accompagnatrice de sortie scolaire soit survenu quelques jours seulement après l’attaque jihadiste au couteau de la préfecture de Police de Paris n’est pas un hasard. La “stigmatisation de la communauté musulmane”, victime supposée d’une terrifiante “islamophobie” qui serait la version actuelle de l’antisémitisme d’antan, a soudainement éclipsé l’horreur de l’attaque de la préfecture de police du cœur de l’actualité et des débats et, avec elle, les indignations des Français qui redoutent la menace islamiste et pensent que l’infiltration islamiste dans la société et jusqu’au coeur des forces de l’ordre, empêche désormais l’Etat d’assurer la défense de ses citoyens. Or la défense de la sécurité du citoyen est la mission première de l’Etat et donc de ses dirigeants.

Toutefois, les islamistes “coupeurs de langues” ont su habilement, comme après chaque attentat, détourner l’attention du public et créer de nouvelles diversions dans le but de renverser les responsabilités au moyen de la culpabilisation des “mécréants”. Le postulat de ce renversement des rôles est que si les attentats n’ont “rien à voir” avec l’islam et même avec l’islamisme, alors ceux font un lien entre jihadisme et textes islamiques sont racistes, islamophobes, et “aussi haineux” que les terroristes jihadistes…

Cette stupéfiante inversion victimaire des rôles relève de la guerre psychologique la plus pure, et s’appuie sur la Tradition islamiste de “ruse de guerre” ou “jihad du Verbe”, complémentaire plus qu’antinomique du “jihad de l’épée”.

Notre thèse est que la propension, après chaque attaque jihadiste meurtrière commise en Occident, à faire passer toute critique de l’islamisme et de l’islam pour une forme de racisme anti-musulmans, ne cesse de croitre depuis 2001.

Fatima E, la mère voilée victime d’islamophobie, plus plainte et médiatisée que les victimes du terroriste-agent double!

L’attention médiatique a été ainsi subitement détournée de l’attentat terroriste pour se focaliser sur l’affaire de Fatima en y accordant une bien plus grosse couverture et en provoquant même un débat national qui ne s’est toujours pas apaisé, puisque Emmanuel Macron et son ministre Blanquer ont eux-mêmes été critiqués pour des propos anti-voile ou anti-islamistes jugés “dangereux”…

L’impératif suprême de “lutte contre l’islamophobie” ne souffre d’aucune exception. Peu importe si Fatima E, qui crie au “racisme” envers les musulmans “traités comme les juifs” hier, et qui a porté plainte contre Julien Odoul pour ses mots sur le voile, d’ailleurs interdit dans les services publics, n’est pas si innocente que cela, sachant qu’elle est liée à la mouvance islamiste (Frères musulmans du Collectif contre l’Islamophobie en France), et qu’elle a déclaré avoir « une opinion négative de ce qu’on appelle la République… », ajoutant même que : « Le ministre de l’Éducation (Blanquer) a dit quelque chose de honteux, lorsqu’il a parlé du voile. » Des propos qui montrent “d’où elle parle” : Fatima E est d’ailleurs liée à l’association CRI (Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie) de Belfort, pilotée par Olivier Benamirouche et fondée par Abdelaziz Chaambi, un propagandiste islamiste fiché S… Des professionnels de la stratégie de l’intimidation des mécréants et de la paranoïsation des musulmans.

Bien évidemment, les “90 personnalités” qui ont signé la tribune parue dans Le Monde contre “la stigmatisation des musulmans” en défense de Fatima E, ont pris le soin d’occulter l’engagement pro-islamiste et antirépublicain de Fatima E.

On observera que ces personnalités, dont l’acteur Omar Sy, la politique Rokhaya Diallo ou Eric Fassin, ont semblé bien moins combatives pour dénoncer l’attaque au couteau commise à la préfecture de Police de Paris par le terroriste-agent double pro-Daech Michaël Harpon, lequel s’en est d’ailleurs pris à des collègues qui l’avaient pourtant couvert en ne faisant pas remonter ses propos sur l’attentat de Charlie Hebdo et son fanatisme de longue date… L’homme avait pu obtenir par deux fois le renouvellement de son “habilitation secret défense” grâce au fait que ses collègues et sa hiérarchie craignaient d’être taxés “d’islamophobes”… Toujours après l’attentat de la Préfecture de Paris et en “réaction” à l’affaire du voile de la militante islamiste Fatima E, 100 élus locaux ont publié, comme juste avant eux Omar Sy, une tribune dans le JDDpour dénoncer la critique du voile dont la conséquence serait « la stigmatisation à dessein de plus de 6 millions de nos concitoyens ». Comme si toutes les musulmanes et tous les musulmans se sentaient solidaires des militantes islamistes voilées!

Alliance islamisto-gauchiste croissante

L’Affaire de Fatima E nous rappelle celle de la femme qui a été exclue d’un Aqualand cet été pour sa tenue “trop couvrante” (en fait un burkini) et qui s’avérait être en réalité une militante de gauche “décoloniale” ouvertement pro-islamiste et anti-Blancs… Jouant à fond la carte victimiste, la militante rouge-verte a été immédiatement défendue sur les réseaux sociaux et surtout par l’association “féministe musulmane” Lallab qui a déclaré « inacceptable que des femmes soient exclues des activités estivales comme la baignade en raison de leurs vêtements ».

En réalité, la femme au burkini avait planifié son affaire médiatique de “victime de l’islamophobie” en s’assurant que la scène soit filmée, à l’instar de Fatima E, qui savait elle aussi pertinemment que sa présence filmée et voilée dans un lieu public officiel peu après les attentats islamistes risquait de susciter l’indignation.

Comme l’a dit Robert Badinter dans l’émission C l’hebdo sur France 5, il est clair que s’il n’est pas forcément illégal, le port du foulard islamiste n’est “pas bienvenu”, car « quand on accompagne les enfants de confessions différentes, on ne met pas de signe religieux aussi ostensible que celui-là (…), ça n’est pas de bonne volonté de vivre ensemble ». Des  propos confirmés par le ministre de l’Education nationale Blanquer lui-même accusé d’islamophobie ces jours-ci, pour avoir affirmé que si « la loi n’interdit pas aux femmes voilées d’accompagner les enfants, le voile en soi n’est pas souhaitable dans notre société ».

D’où vient l’incroyable culot de ceux qui profitent de chaque attentat jihadiste pour réaffirmer leur islamisme radical ? La stratégie de l’intimidation.

Après chaque nouvelle attaque islamo-terroriste, on constate que loin de se faire discrets ou d’exprimer leur honte à propos d’attentats commis au nom de la charia, les militants de l’islam politique redoublent d’assertivité et plaignent plus le risque d’amalgame entre islam et islamisme effectué par la société mécréante ciblée que les morts de l’islamisme eux-mêmes.

La réponse à la question ci-dessous se trouve en fin de compte dans l’essence même du totalitarisme islamiste, suprémacisme conquérant qui participe d’un mépris extrême envers l’Autre non-musulman et qui enseigne une théologie de violence qui n’est jamais remise en questions par les “coupeurs de langues” non pas parce qu’elle les choque ou parce qu’elle n’est pas coranique mais au contraire parce que le jihad défensif et offensif glorifié par le corpus islamiste sunnite ne peut pas être remis en question puisqu’il vise à soumettre l’Humanité toute entière — par la force, le prosélytisme ou la tromperie — à la Loi divine.

De ce fait, jihadistes et islamistes institutionnels ne sont pas antinomiques mais plutôt complémentaires en tant que deux faces du Janus islamo-totalitaire, celle du terrorisme jihadiste, qui sidère, et celle du prosélytisme victimiste, qui culpabilise les mécréants. Les deux s’inter-alimentent en permanence dans la mesure où chaque attentat islamiste perpétré contre des mécréants donne lieu à une dénonciation des “islamophobes” qui font l’amalgame entre islam et terrorisme. En réalité, “l’amalgame” n’est non pas effectué par les mécréants islamophobes mais en premier lieu par les jihadistes eux-mêmes et en amont par les textes et jurisconsultes de référence de l’islamisme.

Ce processus psycho-géopolitique d’inversion des rôles et des culpabilités que nous avons appelé la “stratégie de l’intimidation” s’observe depuis 2001, de façon progressive, continue et à présent exponentielle, tel un “virus sémantique”. C’est ainsi qu’au lendemain de chaque attentat terroriste commis par les jihadistes-Coupeurs de Têtes en Occident (la culpabilisation ne fonctionne pas en terre d’islam ou en Asie mais seulement dans les démocraties occidentales complexées), attentats que les islamistes “institutionnels” (“coupeurs de langues”) instrumentalisent non pas pour demander collectivement pardon (comme l’a fait noblement l’imam modéré Hassen Chalghoumi) ou interpeller les textes du Coran et des hadiths justifiant le jihad contre les mécréants, mais pour nier en bloc toute responsabilité/causalité islamique.

C’est par conséquent au nom du refus légitime de “l’amalgame” que les islamistes “soft” du genre Frères-musulmans parviennent à chaque fois à renverser les responsabilités en affirmant que les musulmans, à travers la critique de l’islamisme et même de l’islam, seraient les vraies “victimes des attentats”.

Or si cela est accrédité par des faiseurs d’opinion et autorités “anti-racistes”, alors il en découle logiquement que les victimes occidentales des “coupeurs de têtes” sont les vrais responsables de leur malheur jihadiste, les bourreaux “islamophobes” premiers qui auraient “poussé à bout les musulmans” et oseraient honteusement, comme l’élu RN Odoul, utiliser le drame des crimes terroristes pour distiller un “racisme anti-islamique”.

D’où la théorie apparemment contre-intuitive, paradoxale et même choquante, selon laquelle “plus l’on tue au nom de l’islamisme, plus le ‘vrai islam’ – par essence modéré – bénéficie de facto d’une publicité inespérée et plus les musulmans ‘stigmatisés’ sont plaints au détriment des victimes de l’islamisme”.

En ce sens, j’affirme depuis des années que si l’islamisme totalitaire est une idéologie théocratique suprématiste dont le projet global est la conquête-soumission de toute l’Humanité par le “jihad de l’épée” ou le “jihad du verbe”, alors la plus grande erreur des sociétés ouvertes est de croire pouvoir combattre les “coupeurs de tête” en laissant agir librement les “coupeurs de langues”…

Les sources doctrinales, détestations et visées totalitaires de ces “islamistes non violents” (salafisme “piétiste saoudien”, Milli Görüs turc, Tabligh indo-pakistanais, Frères musulmans, etc) sont pourtant communes à celles des jihadistes qui ne font qu’emprunter la voie la plus courte (Jihad offensif célébré dans le corpus islamique officiel).

Quant aux “Coupeurs de Langues”, ils ont compris depuis longtemps (Saïd Ramadan, beau-fils du fondateur des Frères musulmans Hassan al-Banna s’est établi en Suisse et en Allemagne dès les années 1960) qu’ils progressent bien mieux dans l’Occident démocratique par le “jihad du Verbe” (devenu aussi le Jihad judiciaire/antiraciste) que par celui, contre-productif, en terre libre européenne, du “Jihad de l’épée”. L’extrême efficacité de ce Jihad verbal consiste à instrumentaliser la propension quasi pathologique des Européens culpabilisés au point d’accepter la progression de l’islamisme totalitaire sur leur sol et au détriment de leurs intérêts vitaux géocivilisationnels et sécuritaires pourvu qu’ils ne paraissent pas “racistes ou “islamophobes”. Laquelle “islamophobie” commencerait par le seul fait de condamner la violence de la Sharia, du Fiqh, des hadiths, du Coran ou de la Sira (sources de la Tradition et du droit musulman officiel).

Incroyable indécence : De Belattar à Hadama Traoré

Dans cette même logique d’inversion victimaire doublée d’une stupéfiante absence d’empathie pour les victimes de l’islamisme, le pseudo comique proche des Frères-musulmans Yassine Belattar, ex-soutien d’Emmanuel Macron, a pu déclarer dans une lettre ouverte publiée dans Libération, peu après l’attentat de la Préfecture de Police de Paris, et sans exprimer aussi fortement une parole forte pour les milliers de policiers qui ont peur depuis que leurs adresses ont été communiquées par le terroriste Harpon: « Les musulmans ont peur et ont besoin de soutien. » Comme si ce n’étaient pas surtout les femmes opposées au voile, les caricaturistes de Charlie, les Chrétiens d’Orient, les Yézidis, les militants laïques et autres “mécréants/athées/apostats” condamnables par la Sharià qui ne tremblaient pas de peur face à un islam mondial de plus en plus totalitaire, c’est-à-dire gangréné par l’islamisme fréro-salafiste.

On peut aussi revenir sur l’incroyable obscénité provocatrice du militant politique Hadama Traoré, qui a été jusqu’à justifier les actes du terroriste Harpon au nom du statut de “victime” de ce dernier (malentendant et de couleur): « Mickaël a pété les plombs parce qu’il était opprimé pour cette raison. Mais les médias préfèrent parler de terrorisme et d’islam pour nous cacher cette réalité. » D’où l’initiative de Traoré d’organiser d’un rassemblement « pour rétablir la vérité » et « lutter contre la désinformation politique et médiatique », en fait un soutien éhonté au terroriste victimisé que l’Etat français post-colonial raciste aurait “poussé à bout”…

Notons au passage que la manifestation de soutien de Traoré au terroriste de la Préfecture a été dans un premier temps autorisée et que sa vidéo ignoble diffusée sur Youtoube a pu rester longtemps en ligne.

Plus incroyable: son compte n’a même pas été supprimé par Face book, d’habitude si vigilants quand il s’agit de “populistes blancs-mâles-judéo-chrétiens-islamophobes”…

Des belles âmes “antiracistes” comme Omar Sy ont même pu apporter leur soutien public à Traoré une fois que celui-ci a été enfin, sous pression populaire et des internautes scandalisés, placé en garde à vue.

La “politique de l’apaisement” et le cas du terroriste afghan Sultan Marmed Niazi

Cette justification du passage à l’acte sous couvert de défense des “opprimés” innocents par nature face aux Occidentaux coupables par hérédité, rappelle les tentatives de nombre de journalistes d’expliquer, voire de justifier l’attaque au couteau du réfugié afghan sultan Marmed Niazi, le 31 août dernier, à Villeurbanne, arguant que les réfugiés seraient “poussés à bout” eux aussi, notamment à cause de procédures de “demandes d’asile beaucoup trop longues et humiliantes”…

Force est de constater qu’en plus d’excuser et de justifier le passage à l’acte des terroristes, tout est mis en œuvre à chaque fois pour ne pas “heurter la communauté musulmane” les jours suivants un attentat islamiste. La journaliste Marie-Estelle Pech expliquait ainsi récemment comment l’université de Cergy-Pontoise a dû “s’excuser d’avoir appelé à la vigilance” par courriel au sujet des “signes potentiels de radicalisation islamiste” tels que le fait de rejeter l’autorité des femmes ou de porter une djellaba. Cet appel à la vigilance a d’ailleurs notamment été reproché à Emmanuel Macron lui-même, accusé durant des semaines d’avoir osé appelé à une “société de vigilance” face à l’islamisme, idée en elle-même “islamophobe” pour les nouveaux anti-racistes décoloniaux et islamistes.

La complicité et l’idéologie de la repentance dont font preuve nos représentants, intellectuels et progressistes médiatiques a également été confirmée par le récent refus d’élus de gauche d’installer une place portant le nom d’Arnaud Beltrame dans le XV ème arrondissement de la ville de Marseille.

Le prétexte invoqué par les vigilants “anti-islamophobes” était qu’il fallait surtout « éviter que la population locale ne prenne cela pour une provocation ». Vous avez bien lu : commémorer la mémoire d’un officier-gendarme français mort en héros-martyr pour sauver l’otage d’un tueur jihadiste constituerait une “provocation” envers les musulmans ! En passant, on peut souligner le terrible mépris envers les musulmans qu’induit une telle “politique d’apaisement” néo-munichoise qui laisserait penser que les musulmans seraient tous solidaires des terroristes jihadistes. Là est le vrai et le pire des amalgames.

Les attentats de 2015 et l’entrée dans l’ère du Syndrome de Stockholm

Le phénomène décrit précédemment de soumission/intimidation qui pousse les sociétés « mécréantes » occidentales à vanter les « Lumières de l’islam » (culte de la « tolérance d’Al-Andalus » et « dette envers la science arabo-islamique ») puis à innocenter les textes et clercs islamiques après chaque attaque jihadiste n’est pas nouveau.

Il est apparu « en réaction à la réaction » (« islamophobe ») post 11 septembre 2001 et s’est renforcé après les Attentat de Charlie Hebdo et de l’hyper casher, du 7 janvier 2015, malgré le formidable élan de solidarité mondiale envers la France et la rédaction du journal satirique. On se rappelle en effet que, face à  l’ampleur des actes dits « islamophobes » – qualifiée de « jamais vue » par l’Observatoire contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman – le ministre de l’Intérieur avait mis en place, le 13 janvier 2015, soit moins d’une semaine après l’attentat, la mise sous protection des lieux de culte musulmans dans le cadre du plan Vigipirate (mais pas des lieux catholiques qui ont depuis été bien plus menacés et visés), un renfort de dix mille militaires ayant été affecté à la surveillance des édifices religieux musulmans comme si c’était l’islam et non la société « mécréante » qui était frappée par le terrorisme.

Cependant, il est intéressant de noter qu’un sondage réalisé par l’institut IFOP la même semaine avait démontré que l’attentat n’avait pas du tout provoqué de “poussée d’islamophobie”. Quant aux faits, ils ont depuis montré que les « mécréants » ne se sont pas vengés, et malgré un bilan de près de 300 Français tués par le terrorisme jihadiste depuis 2012, pas un seul musulman n’a été tué par des « intégristes » chrétiens, juifs ou athées.

En Allemagne, Merkel participa même, avec le président Gauck, à une manifestation à Berlin contre « l’intolérance et le terrorisme », opération qui visait à mettre au même niveau les populistes et les jihadistes, la chancelière mettant en garde contre les « cœurs froids » de Pegida, le mouvement anti-islam et anti-immigrationniste qui, bien qu’étant pacifique et exprimant démocratiquement l’inquiétude des Allemands face à l’islamisme, a été accusé officiellement de « menacer la coexistence pacifique en Allemagne »…

Quelques jours seulement après les attentats de Paris du 13 novembre 2015 (Bataclan), on se souvient que François Hollande avait solennellement réaffirmé « l’importance de lutter contre ces actes à l’encontre des musulmans». On se demande d’ailleurs toujours lesquels, car sachant que le plus gros attentat anti-musulmans a été de Christchurch (Nouvelle-Zélande), a été commis par un suprémaciste blanc, aucun pays européen n’a connu de carnage terroriste anti-musulmans ni de vengeance « raciste » post-attentats.

Et bien que les Etats-Unis n’aient pas connu de crimes massifs anti-musulmans en représailles du 11 septembre ou des attentats d’Orlando ou San Bernardino, le porte-parole du conseil des relations entre les Etats-Unis et l’Islam, Ibrahim Hooper, a déploré, dans une interview accordée à The Independent, « une hausse générale du sentiment islamophobe », accusant le président Trump d’être en partie responsable de celle-ci. Comble de l’ironie, Hooper est le leader de l’Organisation frériste pro-Hamas CAIR (Council of American and Islamic Relations), donc un cadre historique nord-américain des Frères-musulmans, une organisation antisémite qui a flirté avec l’Allemagne nazie, qui a créé l’idéologie jihadiste (Saïd Qutb) et qui vomit les mécréants occidentaux à conquérir/islamiser…

Post-Bataclan: Le père d’une victime et le chanteur du Groupe Eagles of Death censurés: l’indignation des victimes du jihadisme moins acceptable que la censure de l’islamophobie…

Nous avons vu précédemment le soutien dont a pu bénéficier le militant radical Hadama Traoré, défendu par Omar Sy et reçu par la France insoumise alors qu’il a carrément appelé à soutenir le terroriste Harpon qui a tué 4 de ses collègues policiers à la Préfecture de Paris.

On se rappelle aussi de l’incroyable temps d’antenne dont a bénéficié la Maman de Mohamed Merah (Zoulikha Aziri), qui a pu se plaindre et gémir durant de longs mois et même défendre ses fils islamistes et jihadistes (Mohamed et Abdelkader) sur toutes les chaînes de télévisions, alors même que son rôle dans la fanatisation islamiste et anti-juive de ses enfants a attestée par les enquêteurs et racontée par un autre de ses enfants Merah, anti-islamiste, celui-là: Abdelghani.

Le cas du père d’une victime du Bataclan, Patrick Jardin

La même mansuétude n’a pas bénéficié aux familles des victimes des attentats qui, elles, n’ont pas de circonstances atténuantes même si leur emportements et excès verbaux s’expliquent par le fait que les islamistes ont retiré la vie aux leurs. La lutte contre l’islamophobie et la politique de l’apaisement seraient donc des causes si élevées – puisque participant du sacro-saint « antiracisme » – qu’elles s’imposeraient même à la douleur des victimes du jihad, qui, non seulement n’ont pas droit à la même indignation que les mères des jihadistes, face à la violence dont elles ont été victimes, mais qui sont ostracisées et diabolisées dès qu’elles « dérapent », à l’instar de Patrick Jardin, le père d’une victime du Bataclan accusé de faire l’apologie du terrorisme, d’attiser la haine antimusulmans et qui a récemment été fiché S! Certes, les propos anti-musulmans radicaux de Jardin peuvent choquer, même s’ils ont été prononcés par une personne profondément traumatisée ayant perdu un enfant, mais la réaction de ce dernier concernant le soutien de centaines d’intellectuels, personnalités politiques et stars envers la mère de famille islamiste voilée interpellée par un élu RN du Conseil régional de Bourgogne laisse à réfléchir: « Je suis écœuré. Nous, personne, aucun people ne nous a soutenus ! ». Il est vrai que si l’on compare le nombre de pétitions pro-voiles, anti-islamophobie signées par des personnalités « progressistes » comme Omar Sy avec celle signées en faveur des victimes d’attentats islamistes, le rapport est plus proche de 100 à 0 que de 50/50…

Un des effets incontestables de la stratégie de l’intimidation est de renverser les rôles et de culpabiliser le « camp » des proies rendu responsable des massacres commis par les bourreaux. Ces derniers ne feraient en fin de compte que « réagir » à une islamophobie et à un racisme premiers qui feraient partie de l’ADN des Occidentaux « hostiles aux musulmans ».

Jesse Hughe, leader du groupe Eagles of Death Metal, rescapé du Bataclan

Après des propos « controversés », pro-armes à feu et « anti-musulmans » de Jesse Hugue, plusieurs concerts du groupe ont été déprogrammés, notamment en France sur décision des organisateurs de festivals français, « Rock en Seine » et « le Festival du Cabaret Vert » de Charleville-Mézières.

Les responsables ont justifié les annulations en raison des propos « islamophobes » et pro-armes de Jesse Hugues. Dans un message officiel diffusé par tweet, François Missionnier, le créateur de Rock en Seine, s’était déclaré: « En désaccord total avec les récents propos tenus à un média américain par Jesse Hughes, le chanteur des Eagles, les deux festivals ont décidé d’annuler les concerts du groupe ».

Qu’avait déclaré de si grave Jesse Hugue? En 2016, la rock star avait choqué en accusant les agents de sécurité (musulmans/maghrébins) du Bataclan d’être « de mèche avec les terroristes ». Il s’est certes excusé depuis en déclarant avoir parlé sous le coup d’un stress post-traumatique, malgré tout compréhensible en raison de son statut de rescapé de l’horreur, un peu comme certains juifs ashkénazes rescapés de la seconde guerre mondiale qui ont dénigré les Allemands durant leur vie post-Shoah.

Toutefois, il n’a pas été pardonné à Hughes d’affirmer, comme Donald Trump, que le port d’armes est « une solution face aux terroristes ». Pas plus que son profil néo-évangélique chrétien-conservateur pro-Trump: Hugue a été ordonné pasteur de la « Universal Life Church » 2000 et il est membre du lobby pro-arme américain NRA.

Une fois de plus, on constate que l’impérieuse « lutte contre l’islamophobie et l’amalgame » est si primordiale qu’elle détrône même l’indulgence empathique normalement témoignée à des victimes scandalisées qui haïssent le camp des bourreaux. Comme on le voit, le discours d’apaisement du type : « tu n’auras pas ma haine », puis l’appel obligatoire à ne rien dire qui pourrait « stigmatiser » les musulmans et leur religion innocente, vertueuse et victime par nature, détrône sur le plan moral jusqu’à l’indignation des familles des victimes d’ailleurs rarement célébrées, écoutées, médiatisées.

Le clip « anti-islamophobie » du gouvernement Valls-Hollande suite aux attentats de 2015

On se rappelle qu’en mars 2016, soit quelques mois seulement après les attentats de novembre 2015 ayant causé la mort de plus de 130 personnes, le gouvernement Valls avait lancé dans la même logique un « plan de lutte contre l’antisémitisme et l’islamophobie » (quid de la christianophobie??), doté de 100 millions d’euros sur trois ans, qui motiva notamment la conception d’une vidéo de propagande d’Etat pro-Voile diffusée sur les chaînes publiques et dont le slogan était « Le racisme, ça commence par des mots. Ça finit par du crachat, des coups, du sang ».

Dans ce clip, qui aurait couté trois millions d’euros, on pouvait voir des horribles franchoullards racistes moqueurs aux look fachos moquer, agresser puis frapper une gentille musulmane voilée et présentée comme une victime du racisme en raison de son port du voile islamique.

Comme si c’étaient les femmes voilées et non les mécréantes dévoilées qui étaient les plus menacées et attaquées dans le monde et dans les « banlieues de l’islam » de France et d’ailleurs!

Toutefois, la vraie leçon psycho-géopolitique de ce clip gouvernemental est la suivante: après des attentats islamistes, les « mécréants culpabilisés » n’intensifient pas la lutte contre le voile dont les jihadistes font leur étendard, mais victimisent les jeunes femmes qui le portent et diabolisent les laïcards anti-voiles…

Une victoire extraordinaire pour les « coupeurs de langues » comme pour les « coupeurs de têtes ».

Attentat de San Bernardino de décembre 2015 et d’Orlando de juin 2016

Autre preuve de l’efficacité redoutable et des résultats croissants de la stratégie de l’intimidation qui vise à faire vanter l’islam par les dirigeants mécréants après chaque attentat jihadiste : on se souvient du tollé provoqué par Donald Trump qui fut tellement critiqué après l »attentat de San Bernardino du 2 décembre 2015 (en raison de son discours « stigmatisant, responsable de la hausse des actes islamophobes » aux Etats-Unis), que les médias finirent par plus dénoncer l’idéologie « populiste-xénophobe-islamophobe » du président, qui exprime pourtant démocratiquement son hostilité à l’immigration islamique, que l’idéologie fréro-salafiste de référence des jihadistes dont les textes religieux et imams fanatiseurs circulent librement en terre occidentalo-mécréante !

On se souvient également du discours que Trump a tenu après la fusillade visant une boite de nuit gay à Orlando, le 12 juin 2016, qui déclencha une incroyable avalanche d’accusations en « islamophobie ». L’appel de Trump à la fermeture de mosquées (en réalité irréaliste) fut bien plus dénoncé par les médias que les propos de tant d’islamistes refusant de condamner les attentats ou les niant carrément. Des attentats bien évidemment attribués à des « faux/mauvais musulmans » ou à des « psychopathes/délinquants/marginaux » puisque les musulmans sont « innocents par nature post-coloniale ».

Ceci montre que l’actuelle polémique du voile de Fatima E qui a subitement éclipsé l’indignation post-tuerie de la préfecture de Paris n’est pas un phénomène nouveau. Il correspond en effet à une tendance lourde, fruit d’une stratégie d’intimidation/soumission/sidération/culpabilisation poursuivie de longue haleine et partagée par les Coupeurs de Têtes et les Coupeurs de Langues, plus complémentaires qu’opposés puisque servant le même objectif de soumission planétaire à l’islam, quoique par des moyens tactiques différents.

Aux Etats-Unis comme en France ou en Allemagne, ce serait donc les « populistes » à la Salvini, à la Le Pen, à la Donald Trump, à la Orban ou autres militants de Pegida, qui seraient le « vrai » danger en tant que mal suprème « xénophobe/islamophobe ».

Dans sa version plus modérée, cette thèse du renversement des rôles consiste à affirmer que les leaders et partis politiques dits « Populistes » ou islamophobes/anti-immigrationnistes, donc « identitaires », seraient l’exact équivalent des jihadistes…

Pareille banalisation du jihadisme barbare rappelle la thèse à la mode après le 11 septembre selon laquelle « tous les intégrismes » (juif, chrétien et musulmans) se vaudraient, comme si on pouvait mettre un seul instant sur un même plan un catholique « tradi » en soutane, un juif loubavitch messianique, un évangélique protestant ou un Hamiche – pacifiques – et des fanatiques psychopathiques salafisés qui vitriolent ou lapident les femmes, coupent les têtes des mécréants, violent des esclaves païennes et prônent le Jihad/martyr meurtrier comme « chemin le plus sûr pour atteindre le Paradis »…

Attaques terroristes au camion à Stockholm d’avril 2017 et en Catalogne d’août 2017

Après les attentats de Stockholm du 7 avril 2017, les médias suédois ont très vite accordé davantage d’importance à la question de la « division des Suédois » autour de l’islam victime de « stigmatisation » qu’à l’attaque jihadiste elle-même. C’est ainsi que la professeure suédoise spécialiste de l’islam, Jenny Berglund, déclara dans la presse mainstream que les attentats pouvaient potentiellement « engendrer plus d’hostilité envers les musulmans suédois ». Le parti nationaliste démocrate de Suède (seconde force politique du pays), a pour sa part très vite été montré du doigt puis accusé d’attiser la haine envers la communauté musulmane et d’être responsable de la hausse présumée d’actes « islamophobes », ce qu’aucune étude ne peut démontrer, d’autant que ce parti n’utilise que des méthodes démocratiques pour dénoncer l’islamisme et qu’il n’appelle pas à haïr tous les musulmans mais dénonce le seul islamisme radical, son idéologie et ses partisans violents. Parallèlement, des minarets ont été récemment autorisés dans plusieurs villes majoritairement islamiques de Suède où les clochers se font plus que discrets.

La palme du Syndrome de Stockholm revient sans conteste à la Catalogne après les attentats d’aout 2017 à Barcelone et Cambrils

Quelques jours seulement après les attaques ayant frappé la Catalogne, la maire de Barcelone, Ada Colau, proche du parti très à gauche et islamophile Podemos, annonça l’octroi d’une subvention de 100 000 euros supplémentaires pour financer un « Observatoire contre l’islamophobie ». Colau demanda même que les droits juridiques spéciaux soient octroyés aux musulmans afin de prévenir les insultes et les attaques contre eux.

Cette dernière avait pourtant fait la sourde oreille concernant les recommandations de la police nationale sur la nécessité d’installer des barrières ou des blocs en béton dans des endroits qui pourraient faire la cible d’attaques terroristes. La décision d’installer des barrières de sécurité sur l’avenue de la Rambla ne fut en effet prise qu’en décembre 2017, soit 4 mois après les attaques !

Quant aux commémorations/réactions officielles post-attentats, les médias espagnols relayèrent des pancartes et messages rédigés en arabe soulignant uniquement le « pacifisme de l’islam », des musulmans et des pays islamiques en général, y compris du Pakistan (!), puis surtout diffusèrent en boucle une vidéo montrant le père d’un enfant de 3 ans assassiné sur la Rambla prenant dans ses bras Driss Sally, l’imam suppléant de la ville catalane Rubi, en espérant que la mort de sa fille ne déclencherait pas « une vague de haine anti musulmans »…

Le père du petit Xavi, Javier Martinez, a d’ailleurs déclaré, lors d’un récent entretien accordé au média espagnol El Periodico, qu’il souhaitait que la mort de son fils « serve à quelque chose », en évoquant le caractère accueillant et « multiculturel » que la Catalogne aurait toujours eu selon lui. Il a ajouté avoir eu besoin de « prendre dans ses bras un musulman » après la mort de son fils afin de « symboliser son refus de l’islamophobie… »

Dans un autre entretien accordé à Salam Plan, revue de lutte « contre la haine et l’islamophobie », Martinez déclarait que son fils avait été tué par des terroristes qui « n’ont « rien à voir avec l’islam » et « qui ne faisaient qu’agir au nom de cette religion », quant à elle « pacifique et innocente ». Dans cet entretien, le père appelle à se battre pour « un monde plus pluriel et ouvert », afin de « freiner le racisme et la violence » qui découleraient de nos « fermetures ».

Bref, afin que l’Occident démocratique post-colonial (complexé) s’ouvre encore plus à l’islamisme néo-impérial (décomplexé) sur les plans religieux, idéologique, démographique, donc exactement le but recherché par les stratèges de l’islamisme mondial, Coupeurs de Têtes comme Coupeurs de Langues, dont le but avoué est d’islamiser la Planète, à commencer par la Vieille Europe.

Persuader la proie mécréante que son bourreau a raison: tel est le « génie de l’islamisme »…

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