MEMORABILIA

«Les enfants d’abord»

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«Les enfants d’abord»

L’éditorial du Figaro,

Par Vincent Tremolet de Villers. 14 janvier 2020.

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/les-enfants-d-abord-20200114

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Elle est la grande absente du discours public, et pourtant la démographie est au cœur de toutes les questions qui nous hantent.

La réforme des retraites, d’abord, avec le nombre de cotisants qui diminue à mesure que celui des retraités augmente: «Nous avons perdu 70.000 naissances par an depuis 2010, rappelle Jean-Pierre Chevènement. Or il faut une population active nombreuse qui travaille et cotise pour avoir un bon système de retraite. C’est ça, le fond de l’affaire.»

Cette vérité première n’est jamais rappelée, et, quand Jean-Paul Delevoye s’y est risqué, au mois de décembre, c’était pour justifier de nouvelles vagues d’immigration. Comme si baisse de la natalité rimait définitivement avec fatalité.

L’immigration, justement, qui transforme depuis deux générations le visage de notre pays, est un des facteurs du malaise démographique.

Jérôme Fourquet, par le biais de l’étude des prénoms, a bien montré dans L’Archipel français l’ampleur de ce bouleversement culturel: en 1960, 1 % des garçons qui naissaient portaient un prénom arabo-musulman ; aujourd’hui, ils sont 19 %.

L’écologie aussi croise dans un sens comme dans l’autre la question des naissances. Les optimistes l’invoquent pour dénoncer l’impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, les pessimistes évaluent très négativement le bilan carbone des 7 milliards d’habitants qui peuplent la planète. Ils plaident, désormais, pour une sorte de contrôle écologique des naissances. La science et l’éthique, enfin, dans le rêve fou de la fabrique des bébés, rejoignent le sujet.

Vieillissement, déficit, insécurité culturelle, inquiétude environnementale… tout nous ramène à cette question.

Elle reste pourtant un angle mort.

Il n’y a plus (et ça ne date pas d’hier) de ministère de la Famille dans le gouvernement.

Depuis que François Hollande a brisé le tabou de l’universalité des allocations familiales, les gouvernements ponctionnent lentement mais sûrement les familles.

Personne, enfin, ne prend en compte l’élan, la grâce, l’espoir qui naissent lorsque l’enfant paraît.

Un pays sans jeunesse perd son sourire, sa vitalité: son avenir.

 

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