MEMORABILIA

« Coronavirus : la France ne parvient pas à répondre à la demande de masques de protection » (parce qu’elle fournit la Chine) Le Figaro.

Comme souvent, c’est en consultant la rubrique « économie » des journaux qu’on apprend certaines vérités…disons, passées sous silence!

En voici une: les entreprises françaises n’arrivent pas à satisfaire la demande de masques  anti-coronavirus….tout simplement par ce que c’est la CHINE qui les leur achète en priorité !!!!!

Autrement dit, le « marché étranger » passe avant les besoins nationaux. Si demain nous sombrons dans la maladie, nous serons heureux d’apprendre que nos masques ont épargné des tas de vies humaines…de l’autre côté de la planète !!!!

Business is business, même en matière médicale…

UN DETAIL QUAND MEME, POUR CEUX QUI TROUVENT CES CONSIDERATIONS PESSIMISTES: APRES ENQUETE PERSONNELLE AUPRES DES PHARMACIES ET ENTREPRISES DE MATERIEL MEDICAL DE MA PETITE VILLE DU SUD-OUEST, VOICI LA REPONSE QUE J’AI OBTENUE PARTOUT :  » AUCUN MASQUE DISPONIBLE, RUPTURE DE STOCK AU NIVEAU NATIONAL »

Mais soyons rassurés, l’expoprtation, c’est bon pour la balance commerciale, et de toutes façons, le COVID 19 fera bien sagement comme le nuage de Tchernobyl: il s’arrêtera à nos frontières !!!!!!!!

 

A bon entendeur, salut !...

Artofus.

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ARTICLE: « Depuis un mois, les fabricants sont submergés par les commandes, notamment en provenance de Chine. »

Le Figaro, 26 février 2020.
L'usine de masques de protection de Kolmi-Hopen à Saint-Barthelemy-d'Anjou.
L’usine de masques de protection de Kolmi-Hopen à Saint-Barthelemy-d’Anjou.

La France est-elle bien équipée pour faire face au virus Covid-19 ? Alors que l’épidémie s’étend et qu’un Français est décédé dans la nuit de mardi à mercredi, il est de plus en plus difficile de se procurer des masques de protection.

Non pas les masques dits « chirurgicaux » que l’on voit un peu partout dans la rue, mais des masques FFP2 ou FFP3 – pour le degré de filtration de l’air – recommandés pour les professionnels de santé en contact étroit avec des malades, et leur entourage proche.

 

Le week-end dernier, le gouvernement français en a commandé plusieurs dizaines de millions, et demandé aux fabricants d’accélérer leur production, pour atteindre environ un million de masques par jour.

Un objectif qui n’est pas tenable selon Antoine Chonion, directeur du site de vente en ligne d’équipement médical Robé Médical.

Rupture de stock

Cette entreprise vosgienne travaille quasi exclusivement avec les deux fabricants français : Kolmi-Hopen, une PME située près d’Angers, et la société Valmy, dans la Loire. Or aujourd’hui, il assure ne pas pouvoir fournir ses clients, principalement des pharmacies, des médecins de ville, infirmiers ou aides-soignants. «Depuis un mois, nous sommes submergés : trois à quatre mois de stocks, soit 400.000 masques, sont partis en une demi-journée. On espère être livré la semaine prochaine. Mais pour l’instant on ne prend plus de commandes. »

D’après ce distributeur, les fournisseurs français de masques ne parviennent pas à répondre à la forte demande.

Et ailleurs en Europe, ce n’est pas mieux. «La Pologne, l’Italie et la Grande-Bretagne en fabriquent aussi, mais se heurtent au même problème de rupture de stock » précise-t-il. Pour autant, pas question pour lui de se fournir ailleurs. «Il faut faire attention aux masques fabriqués en dehors de l’Europe, car ils ne sont pas aux normes et donc moins efficaces. Or il y a énormément de produits qui circulent sur le marché qui ne sont pas toujours aux normes, il faut faire très attention et acheter aux professionnels comme nous ou en pharmacie » prévient-il.

24 heures sur 24

Chez les fournisseurs, la cadence de production s’est pourtant accélérée depuis un mois. C’est le cas de l’usine Kolmi-Hopen, basée à Saint-Barthélemy-d’Anjou, dans l’agglomération d’Angers. « Depuis le 21 janvier et le début de la crise du Coronavirus, on a beaucoup de demandes en provenance d’Asie de masques de protection FFP2 » explique Gérald Heuliez, son directeur général. Notamment en provenance de Chine, où les usines sont à l’arrêt.

Pour tenter de répondre à cette demande inédite, l’usine tourne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis début février. « On a embauché 26 personnes pour satisfaire les besoins de maintenance et logistique » ajoute le patron de cette PME d’une centaine de salariés. « C’est du jamais vu depuis 2009, et la grippe H1N1.»

 

Actuellement, chaque jour, plus d’un million de masques sortent de l’usine angevine, alors qu’en temps normal le site en produit 170 à 200 millions par an. Avec un carnet de commandes rempli jusqu’à fin juin, Gérald Heuliez anticipe une production d’un demi-milliard de masques.

Une quantité encore bien inférieure à la demande.

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