MEMORABILIA

VIRUS: mais où diable sont donc nos masques, chers gouvernants ??????

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Masques de protection: c’est  l’Arlésienne !!!!!!

Depuis le début de l’épidémie, les informations disponibles auprès des pouvoirs publics sont largement contradictoires, entre elles mais également avec celles recueillies « sur le terrain » dans les pharmacies de notre province profonde ou auprès des médecins locaux. Quant à la presse, c’est un festival de nouvelles et de contre-nouvelles: stocks « réquisitionnés » par le gouvernement, envoyés en Chine pour aider les autorités chinoises, largement supérieurs aux besoins, etc… Sauf que , si vous avez essayé d’acheter un masque, c’est une autre chanson.

Certains médecins hospitaliers dénoncent carrément le manque de ces masques et de produits hydroalcooliques même au sein des services d’urgence…

Bref, les martiales déclarations présidentielles, plus évocatrices des combats de la Marne ou du Chemin des Dames que d’une affaire sanitaire, commencent à fleurer le scénario mélo-dramatique. Qu’on en juge: « Faire bloc, c’est ce que nous devons à notre pays », « Nous sommes prêts ». « Je sais que nous saurons relever, avec force, ce défi ».

Il ne manque donc pas un bouton de guêtre…mais nous, nous aimerions simplement avoir de quoi nous protéger le museau !!!!

Voici donc quelques extraits de la presse de ces derniers jours: tirez-en vos propres conclusions…

Artofus.

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– Dès le 26 février, Le Figaro avait (sans vraiment le vouloir d’ailleurs) vendu la mèche: les masques de protection partaient tous pour la Chine:

https://artofuss.blog/2020/02/26/coronavirus-la-france-ne-parvient-pas-a-repondre-a-la-demande-de-masques-de-protection-parce-quelle-fournit-la-chine-le-figaro/

 – Article de Boulevard Voltaire, 3 mars 2020:

(…) Que sont devenus les 200 millions de masques FFP2 promis, il y a quelques jours, par Édouard Philippe ?…

Réponse troublante du Dr Bernard Legrand:

 – Article du FIGARO, 3 mars 2020:

« Coronavirus: «On est en première ligne et on est à poil!», le cri d’alarme des médecins libéraux »

Les généralistes se disent peu informés et quelque peu démunis face à l’épidémie qui se propage en France.

Alors que la France a passé mardi la barre des 200 cas confirmés de coronavirus, les médecins généralistes s’estiment démunis et peu informés face à l’épidémie. «On est en première ligne et on est à poil!» s’exclame le Dr Jean-Paul Hamon, généraliste à Clamart et président de la Fédération des médecins de France (FMF). «Les médecins s’agacent du manque d’anticipation. Des masques auraient déjà dû être livrés depuis quinze jours, il faudrait aussi des lunettes de protection et des surblouses jetables», poursuit-il. Or rien de cela n’est arrivé dans les cabinets de ville. «Tous les masques respiratoires FFP2 (les plus protecteurs, NDLR)ont été donnés aux hôpitaux. Comme d’habitude, les autorités ont oublié les libéraux!», regrette le Dr Philippe Vermersch, président du Syndicat des médecins libéraux (SML).

Mardi, alors que la France enregistrait un quatrième décès (un nonagénaire du Morbihan), Emmanuel Macron a annoncé la réquisition des stocks et de la production de masques. Dix millions de masques pour les professionnels de santé ont été débloqués de la réserve stratégique (qui en compte 160 millions), et vont être répartis dans toutes les pharmacies de France, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran. Et 15 à 20 millions de masques supplémentaires arriveront «à mesure que les besoins se feront sentir».

Une boîte de 50 masques, ce n’est pas beaucoup si on va vers une phase épidémique

Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF)

Résultat, les professionnels de santé libéraux (médecins, infirmières, kinés, etc.) vont enfin pouvoir se procurer des masques chirurgicaux FFP1 (le modèle plat, classique) dans les pharmacies réapprovisionnées. Sur présentation de leur carte professionnelle, ils recevront une boîte de 50 masques. Les patients à risque (immunodéprimés, diabétiques, insuffisants respiratoires…) pourront aussi s’en faire délivrer sur prescription médicale.

«Une boîte de 50 masques, ce n’est pas beaucoup si on va vers une phase épidémique, objecte Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Le praticien doit le changer toutes les trois à quatre heures, et doit pouvoir en donner à ses patients qui toussent ou ont de la fièvre.» «À ce rythme, on va devoir retourner à la pharmacie tous les deux jours», observe Jean-Paul Hamon.

Manque d’anticipation

Quant aux masques FFP2, qui protègent mieux, il faudra encore attendre… Depuis le début de la crise, les médecins les réclament.

En 2006, lors de la menace de grippe aviaire, ils avaient reçu des kits de protection contenant des masques chirurgicaux pour les patients, des masques pour les médecins et une paire de lunettes de sécurité de la part du ministère de la Santé.

Cette fois, rien n’est venu. «Les masques FFP2 sont pour l’essentiel fabriqués en Chine, or l’approvisionnement est interrompu et il n’y a pas de stocks. Les autorités ont relancé en urgence la fabrication en France, et le peu qui sort va en priorité aux hôpitaux», explique Jean-Paul Ortiz. Plusieurs généralistes, accompagnés par MeFabrice Di Vizio, saisiront aujourd’hui le tribunal administratif de Paris pour que l’État leur fournissent des masques à filtration.

Au-delà de leur protection jugée insuffisante, les médecins de ville s’interrogent sur leur indemnisation s’ils doivent rester confinés. Les libéraux ont 90 jours de carence avant d’être indemnisés en cas d’arrêt-maladie. Beaucoup ont une assurance complémentaire privée – mais pas tous – qui se déclenche au bout de 10 à 15 jours, à condition d’être malade. «J’ai demandé une réunion au directeur général de la Cnam pour qu’il fasse un geste», indique Jean-Paul Ortiz. «Il ne devrait pas y avoir de carence. Et le chiffre d’une indemnisation de 135 euros par jour circule. Mais cela ne fait pas le compte quand vous avez 4500 euros de frais par mois. Il va falloir traiter les médecins libéraux comme les salariés»,affirme Jean-Paul Hamon.

Une chose est sûre: il est plus long et plus complexe de mettre en ordre de bataille 100.000 médecins libéraux que de mobiliser 70 hôpitaux de référence. «Alors qu’il faudrait anticiper la phase épidémique, on a l’impression que, pour ne pas paniquer la population, on met les deux pieds sur le frein», regrette Jean-Paul Ortiz.

En attendant, le flux de patients dans les cabinets reste pour l’heure conforme à la normale. «Au-delà des hypocondriaques habituels, les gens ne cèdent pas à la panique. On vit au jour le jour, et on verra bien comment ça va se passer», conclut, fataliste, Jean-Paul Hamon.

Boulevard Voltaire, « choses vues et entendues », 4 Mars 2020: Article du docteur Emmanuel JALLADEAU, médecin hospitalier:

(…) À coté se trouvait une des affichettes présentes dans les divers couloirs de l’hôpital depuis quelques semaines : « En cas de toux, merci de bien vouloir porter un masque. »

Initialement, ces messages trônaient sur un support offrant en libre-service des masques dits chirurgicaux.

Cela faisait longtemps que je ne voyais plus aucun masque sur les supports et je demande à l’infirmière quelle est sa réserve de masques à fournir si des consultants lisant ces messages lui demande un masque.

Elle me répond qu’elle n’a pas de masque à sa disposition et ajoute que l’hôpital est en pénurie de solution hydroalcoolique et a restreint la diffusion des bouteilles disponibles à certains services. (…)

Moins d’une heure après avoir entendu les informations de mon infirmière, juste le temps du trajet depuis mon hôpital situé entre l’Oise et Paris, et d’allumer mon téléviseur pour écouter les informations officielles du soir, la première phrase que j’entends est une déclaration des « autorités » affirmant que les hôpitaux sont prêts ! Le contraste entre les discours est tel que me vient immédiatement à l’esprit celui entre les affirmations de 1939 « Nous sommes les plus forts et bien à l’abri derrière notre ligne Maginot » et le désastre de mai 1940.

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Boulevard Voltaire- 4 mars 2020

Dr Bertrand Legrand : « À la veille de passer à la phase 3 de l’épidémie, les stocks stratégiques de masques ont disparu ! »

Le Dr Legrand fait cet angoissant constat : sans masque de protection FFP2, les soignants des malades contaminés par le coronavirus deviendront, au mieux, des porteurs sains susceptibles de transmettre le virus.

Il s’exprime au micro de Boulevard Voltaire

En France, les cas de coronavirus se multiplient. L’exécutif semble faire le maximum de ce qu’il peut faire. Néanmoins, son action ne vous satisfait pas. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Elle ne nous satisfait pas en tant que médecin puisqu’il semblerait que des stocks stratégiques de masques aient disparu. Aujourd’hui, nous sommes en phase 2 et nous allons passer en phase 3.
Les médecins généralistes et tous les professionnels soignants libéraux vont se retrouver en première ligne au contact des malades. Par conséquent, nous n’aurons aucune protection puisque aucune d’elle n’a été stockée. On essaie de nous faire croire que des masques dits FFP1 attribués aux patients qui filtrent l’air de la sortie de la bouche vers l’extérieur pourraient protéger des médecins. C’est totalement faux !

Où est passée cette réserve de masques qui existait lors de l’épidémie de la grippe H1N1 ?

En 2009, on avait un stock de 900 millions de masques FFP2 qui protégeaient les soignants. Il aurait été bien utile aujourd’hui. A priori, cette réserve a disparu aux alentours de 2011 avec une vente progressive de ces stocks au profit de masques FFP1 moins chers et plus utilisés. Les derniers masques FFP2 semblent s’être envolés le 19 février pour la Chine dans un Airbus qui transportait 17 tonnes de matériel. On a entendu aujourd’hui qu’il n’y avait pas uniquement la France qui aurait fourni cet Airbus. On se demande bien pourquoi ils ne l’ont pas mis dans le communiqué de presse…

On serait tenté de vous dire que c’est une épidémie grave et que la première chose à éviter est une scène de panique. Craignez-vous que votre prise de parole risque d’aggraver cette psychose vis-à-vis de l’épidémie ?

Il faut savoir que le COVID-19 a une mortalité assez faible. En revanche son taux d’attaque est très important. Par conséquent, on risque d’avoir beaucoup de malades atteints. Aujourd’hui, le nombre de cas dépistés dépend surtout du nombre de tests que nous sommes capables de produire. Si en Corée du Sud, on produit des tests à hauteur de 30 000 à 40 000 tests jours, en France les derniers chiffres annoncés par le professeur Salomon sont de 1500 tests produits par jour. On prend un risque d’avoir un très grand nombre de malades. Lorsqu’on arrivera en phase 3 et que les soignants ne seront pas protégés par des masques, la première hypothèse sera qu’un certain nombre de soignants seront touchés et porteurs seins. Ces soignants vont voir énormément de personnes affaiblies parce que, par définition, nous soignons des malades.
Nous pourrions donc devenir les transmetteurs principaux comme on le voit dans d’autres maladies.
C’est pour cette raison qu’il est essentiel de protéger ce maillon à l’aube d’un passage en phase 3.

En conclusion, les médecins généralistes seront en première ligne et ne sont absolument pas équipés pour répondre à la crise.

En clair, aujourd’hui on sait très bien que nous allons vers la phase 3 puisque nous avons dépassé les seuils de limite. Sauf miracle, nous allons en phase 3. En phase 3, tous les professionnels libéraux, médecins, infirmiers et kinés qui seront au contact des malades, et n’auront pas de quoi se protéger comme toute la population, auront un certain nombre de porteur sains et de malades. Nous aurons donc dans nos porteurs sains, des gens qu’ils vont rencontrés tous les jours. Imaginez-vous la chaîne de contamination. Pourtant, il faudra bien qu’on les soigne, car si on arrête de soigner d’autres morts auront lieu. Le gouvernement est mis devant le fait accompli. Il n’y a pas de masques pour nous protéger. La seule stratégie qu’il lui reste, à la hauteur des nombres de masques restants, est d’avouer ce problème et de conseiller à tous les professionnels de se masquer malade. Malheureusement, on ne pourra pas différencier un soignant malade d’un non-malade.

A SUIVRE !!!!!! …Car ce n’est certainement pas fini !!!!

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