MEMORABILIA

Les « bobos » parisiens, ceux là même qui ont donné 30% des voix à leur chef de file Hidalgo, ont montré par milliers, hier sur les quais de la Seine, au parc Monceau et ailleurs, une conduite indigne d’un pays civilisé. 

Certes, ils ne sont pas les seuls du pays à avoir méprisé les consignes de confinement  des services publics. Mais il n’est pas apparu à ces tarés (et je répète: tarés) qu’en tant qu’habitants de la capitale, il leur revenait , au moins un petit peu , de donner l’exemple au reste du pays et aussi de montrer à l’étranger que les Français sont capables d’un minimum de discipline et de sens de l’intérêt général? 

Mais non, car cette couche de population auto-satisfaite se veut « mondialiste » et libérée de toute considération autre que l’observation attentive de son propre nombril; elle se croit dispensée de tout devoir envers qui ne lui ressemble pas. 

Cette arrogante insouciance, ce manque absolu de civisme en toutes circonstances a été, au fil des années et en divers domaines, une des causes profondes de la DECADENCE de notre pays.

Il ne serait pas exagéré, compte tenu de la gravité de la situation du pays, de les considérer comme des criminels en puissance et de souhaiter les voir payer, d’une façon ou d’une autre, leur insolence et leur nihilisme. 

On a pas hésité à maltraiter  les Gilets Jaunes au prétexte qu’ils mettaient en danger la sécurité générale: va-t-on aujourd’hui laisser cette classe d’odieux irresponsables afficher son mépris pour l’intérêt national ????

Artofus.

 

http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-face-a-la-hausse-des-cas-des-appels-a-un-confinement-plus-strict-en-france-15-03-2020-8280699.php

 

http://video.lefigaro.fr/figaro/video/paris-malgre-le-coronavirus-les-parcs-pris-d-assaut-par-les-habitants/6141791833001/

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« Des Français encore dans l’insouciance »

Malgré les mesures prises par le gouvernement, ils sont nombreux à prendre la situation avec légèreté.

Malgré les annonces drastiques d’Édouard Philippe samedi soir, Parisiens et touristes ont continué, dimanche, à se promener dans les rues de la capitale (ici sur les bords de Seine).
Malgré les annonces drastiques d’Édouard Philippe samedi soir, Parisiens et touristes ont continué, dimanche, à se promener dans les rues de la capitale (ici sur les bords de Seine). GONZALO FUENTES/REUTERS

Malgré les annonces drastiques d’Édouard Philippe samedi soir, Parisiens et touristes ont continué, dimanche, à se promener dans les rues de la capitale ensoleillée. Comme si de rien n’était. Il flottait au jardin du Luxembourg ou sur les bords du canal Saint-Martin, noirs de monde, un air de vacances.

Dans le quartier populaire de la Bastille, de nombreux jeunes, souvent étudiants, ont continué à s’attabler et boire jusqu’à une heure avancée de la nuit. Tout comme dans la «rue de la soif», à Rennes, où certains racontaient vouloir «boire la dernière bière avant l’apocalypse». Les habitants du 11e arrondissement de Paris faisaient leurs courses, sans précaution, dans l’habituelle cohue du marché d’Aligre.

 

Quant aux parents, on les voyait avec leurs enfants dans les squares: «Nous avons besoin de respirer. Ils sont intenables dans les appartements», justifiaient-ils.

Après tout, la solution est-elle forcément de tout stopper, interroge Jean-Paul Croizé, retraité à Vernon (Eure) qui ressent une «atteinte à (sa) liberté. Une envie frénétique d’aller au resto, ou de boire un pot. Et une profonde tristesse face à ce qui ressemble à de l’hystérie collective. Fermer les restaurants et les cafés épargnera peut-être quelques centaines de victimes. Mais combien de morts par faillite cela va-t-il entraîner?».

Dans son roman La Peste, Albert Camus décrivait déjà l’attitude de ceux, nombreux, espérant «toujours que l’épidémie allait s’arrêter et qu’ils seraient épargnés avec leur famille. En conséquence, ils ne se sentaient encore obligés à rien

Beaucoup de Français se sont cependant réveillés sonnés par l’annonce d’Édouard Philippe, signifiant la fermeture des commerces non indispensables. «On est partagés entre le “faut pas sortir” et le “on peut sortir en évitant les contacts”, entre le “faut faire des stocks” et le “ne participons pas à l’hystérie”», raconte Jérôme Baumgartner, consultant dans un cabinet de recrutement, à Paris. Son inquiétude a pris forme après l’allocution du premier ministre, «mais ça avait commencé à monter petit à petit à force d’entendre les gens», précise ce quadragénaire, père de trois enfants.

 

Contrastant avec Paris, à Avignon (Vaucluse), la place de l’Horloge était très calme dès samedi. Cinémas et cafés presque vides, «comme si les habitants avaient anticipé les annonces gouvernementales», raconte Sophie, médecin généraliste. Réquisitionnée par un service d’urgence, elle a décidé de s’isoler et de «ne plus voir mon fiancé pour le protéger car je suis probablement infectée». Une décision prise le jour où l’un de ses oncles, âgé de 60 ans, a été admis en réanimation, sous assistance respiratoire. Professeur de lettres dans un collège de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), Lise Philipp s’était «préparée mentalement» après avoir longuement discuté, jeudi, avec l’une de ses amies tenant un hôtel à Venise: «Elle m’avait mise en garde. Vendredi au collège, plusieurs enseignants ne se rendaient pas du tout compte de la situation».

Avec ce virus, c’est l’humain qui se révèle 

Cette trentenaire ne se rendra pas à la réunion prévue lundi dans son établissement pour coordonner les cours destinés aux élèves: «Vu mes antécédents d’embolie pulmonaire, ma direction comprend que je veuille faire du télétravail», raconte-t-elle. À Bordeaux (Gironde), Marie-Christine Chemin, septuagénaire, a décidé de limiter ses contacts depuis plusieurs jours. D’autant que son mari, malade depuis deux ans, est fragile. Elle est malgré tout allée voter «avec des gants» et «sans s’attarder». «Ce n’est pas plus dangereux que d’aller à la supérette du quartier», estime-t-elle. Beaucoup parient sur un scénario prochain à l’italienne, avec confinement strict, comme Philippe Louvois, ingénieur financier, agacé par la demande de son chef de service de travailler alternativement une semaine au bureau, une semaine à distance: «L’ambiance était tendue vendredi. Notre direction veut nous avoir sous la main, d’autant que la situation sur les marchés financiers est grave».

» À voir aussi – Paris: malgré le coronavirus, les parcs pris d’assaut par les habitants

Avec ce virus, c’est l’humain qui se révèle, estime Janaé Nève, auteur lilloise d’un récent roman d’anticipation sur l’effondrement d’une société provoqué par un virus: «Les Français se voilent la face, refusent d’admettre, puis réagissent avec disproportion et inconscience… Nous sommes un peuple d’individualistes. Nous devons penser collectif. Changer le cadre qui est le nôtre. Nous y arriverons», commente-t-elle. Professeur d’économie, Philippe Watrelot, salue la discipline des personnes venues se ravitailler au marché d’Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise) dimanche: «Ils marquaient spontanément une distance d’un mètre dans la file d’attente.»

Certains pensent d’abord aux autres, comme Florence Saint-Hilaire, institutrice dans l’Oise, un département très touché. Elle s’est «portée volontaire pour accueillir les élèves de soignants. Il faut être solidaire». Depuis l’Alsace, Laurence s’inquiète pour sa mère, malade à Grenoble, qui «répond rarement au téléphone.» Heureusement, souligne-t-elle, une forme de solidarité naît sur les réseaux sociaux: «Beaucoup proposent d’aller porter les courses aux personnes âgées. C’est assez spontané et beau à voir».

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