MEMORABILIA

ALERTE ABSOLUE: L’INCROYABLE SCANDALE DES MASQUES !!!

Scroll down to content

HALLUCINANT.

La population n’a pas de masques et d’ailleurs, on lui explique qu’ils ne servent à rien (et pour cause),

Les personnels soignants n’ont toujours pas de masques FFP2 en nombre suffisant,

La police chargée de faire respecter le confinement n’a pas de masques,

Et pourtant, en 2011, c’est officiel, la France en possédait…1 MILLIARD 600 MILLIONS !!!!!!! dont plus de la moitié de classe FFP2, ceux-là même qui manquent si cruellement aujourd’hui aux personnels de santé !!!!!!!!!

Il va donc falloir à un moment trouver QUI sont les responsables ce véritable CRIME, et pour quel bénéfice.

Car ces masques (et d’autres stocks médicaux stratégiques) ont été vendus, on nous le dit entre les lignes, en vertu d’un « CHANGEMENT DE DOCTRINE » lié à la VALEUR DU STOCK  !!!!!!!!!.

La HAUTE COUR pour les responsables !

Artofus.

**********************

Le FIGARO

« Coronavirus : l’État a-t-il choisi de ne plus stocker de masque FFP2 depuis 2011 ? »

18 mars 2020.

Olivier Véran reconnaissait le 3 mars dernier l’inexistence de tout «stock d’État de masques FFP2».

Il y a quelques années, l’administration en possédait pourtant quelque 600 millions, ainsi qu’un milliard de masques chirurgicaux.

LA QUESTION.

FFP2, pour «Filtering Facepiece 2», ou «pièce faciale filtrante de niveau 2».

Depuis quelques jours, les Français entendent répéter partout ces trois lettres et ce chiffre, nom de code fleurant bon la norme européenne, qui désignent le masque de protection à même d’arrêter le coronavirus.

Alors qu’infirmiers, médecins et autre personnel hospitalier le réclament, le ministre ne cesse de répéter : le FFP2 arrive, le FFP2 va arriver!

La France est-elle donc en «pénurie» de ce masque, avec les conséquences que cela implique sur la lutte contre la diffusion de la pandémie ? Si oui, d’où vient cette pénurie : l’État a-t-il délibérément choisi de liquider son stock ?

VÉRIFIONS.

Alors que le stock de masques chirurgicaux (que doivent théoriquement porter les malades) fait l’objet de multiples quantifications (de «80 millions», selon Edouard Philippe le 10 mars à «110 millions» selon Olivier Véran hier mardi), les réponses sont beaucoup plus discrètes concernant les masques FFP2.

Et pour cause : dans la seule réponse publique sur le sujet, adressée par le ministre au député Jean-Pierre Door (LR) le 3 mars dernier, aucune fanfaronnade possible : l’État ne possède «pas de stock de masques FFP2»!

Si depuis, tous les stocks privés ont été officiellement réquisitionnés, l’État, conscient du manque, essaie par ailleurs de s’en procurer par tous les moyens possibles : «Je fais le maximum au quotidien pour acheter des masques partout où cela est possible», assurait ainsi Olivier Véran le 10 mars. Interrogé sur les quantités disponibles depuis ces dernières commandes, le ministère de la Santé n’a pas encore répondu aux questions du Figaro.

Mais si le chiffre actuel n’est pas connu précisément, en tout état de cause, un stock stratégique de masques FFP2 a bel et bien existé, et a entièrement disparu ces dernières années, en raison d’un «changement de doctrine».

Les stocks de l’État revus à la baisse en raison d’un changement de «doctrine »

Revenons quelques années en arrière. En 2009, le nombre total de masques FFP2 atteignait, selon un rapport du sénat, quelque 579.691.625 unités.

Parmi ceux-ci, 463 millions relevaient du stock stratégique, et 116 millions du stock des établissements de santé.

Le décompte émanait de l’EPRUS, l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, dissous en 2016. Le rapporteur Jean-Jacques Jégou (Union centriste) notait «une difficile évaluation du stock», le ministère de la Santé avançant même le chiffre d’«environ 700 millions» de masques FFP2.

Pour les masques chirurgicaux, on comptait un milliard d’unités en stock, «réservé aux personnes malades afin qu’elles évitent de contaminer d’autres personnes/leur entourage».

Pourquoi ce stock conséquent a-t-il été revu à la baisse, et par qui ?

Un autre rapport du Sénat du 15 juillet 2015, évoquait un changement de «doctrine» dans la gestion des équipements de crise sanitaire, depuis la crise de la grippe H1N1 de 2009.

Selon le document, décision avait été prise à partir de 2011 de ne plus renouveler certains stocks arrivant à péremption. En cause, «la plus grande disponibilité de certains produits et de leur commercialisation en officine de ville».

Le même rapport faisait état de la baisse continue de la valeur du stock sanitaire de l’État (comprenant masques mais aussi vaccins, etc.).

La valeur des stocks stratégiques sanitaires de l'État entre 2009 et 2014 (en millions d'euros).
La valeur des stocks stratégiques sanitaires de l’État entre 2009 et 2014 (en millions d’euros). Sénat

Le rapport du Sénat évoque en outre le transfert par l’État «de la responsabilité de constituer certains stocks vers d’autres acteurs (par exemple, les établissements de santé et les établissements médico-sociaux pour les masques de protection FFP2 de leurs personnels)». Une résolution qui semble n’avoir pas été suivie des résultats attendus, si l’on en croit le terrain : le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI) indiquait le 6 mars dernier avoir procédé à un sondage dans lequel 78 % des soignants déclaraient manquer de masque FFP2. Les répondants étaient libéraux ou hospitaliers.

Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat, indique au Figaro que les premières livraisons «sont totalement insuffisantes, concernent des masques chirurgicaux pour lesquels le personnel hospitalier est contingenté à deux unités par prise de poste».

À qui revenaient donc ces décisions de réduction des stocks, en 2011 et après, qui semblent aujourd’hui si lourdes de conséquences? À l’exécutif uniquement, selon le rapport du Sénat : «in fine, la décision d’acquisition ou de renouvellement des stocks stratégiques appartient exclusivement au ministre chargé de la santé». Thierry Amouroux fulmine : «tous les gouvernements successifs ont été irresponsables, coupables! Prendre cette décision en 2011, alors qu’il y avait eu plusieurs épidémies mondiales, et que tout le monde savait qu’une pandémie allait arriver! Il y a un décalage immense entre la technostructure et les professionnels sur le terrain».

Une distorsion discrètement actée par l’exécutif actuel.

Olivier Véran dans sa réponse au député, l’avouait mezza voce : «On n’avait probablement pas anticipé en 2011, je le dis sans aucun esprit de polémique, que les crises sanitaires peuvent parfois engendrer des crises industrielles. L’épisode viral qu’a connu la Chine a été d’une telle ampleur qu’il a entraîné le ralentissement de l’économie chinoise, en particulier des industries qui produisent les masques de protection FFP2 et les masques anti-projection».

Le ministre appelait ensuite l’industrie à la rescousse : «Fort heureusement, sur le territoire national, quatre grandes entreprises fabriquent de tels masques. Nous venons de leur passer une commande publique massive».

Reste que pour Thierry Amouroux, les pouvoirs publics n’ont pas su répondre à «une simple question de bon sens», soulignant que l’intérêt du masque FFP2 pour les soignants, au-delà de leur sécurité, est d’éviter qu’ils ne deviennent eux-mêmes des agents contaminants pour les patients fragiles encore non infectés.

Malgré les immenses risques posés par le coronavirus actuel, le praticien ne peut s’empêcher d’imaginer encore pire, pour illustrer l’incurie : «imaginez un virus mutant type Ebola: tout le monde y restait».

 

*******************

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :