MEMORABILIA

Nos militaires envisageaient depuis 2008 le risque de coronavirus !….

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On savait, on le prévoyait, nos alliés nous le disaient…

Alors pourquoi l’Etat a-t-il délibérément « liquidé »  un milliard 600 millions de masques protecteurs et des centaines de tonnes de matériel médical, pourquoi a-t-on fermé 100.000 lits d’hôpital, pourquoi le numérus clausus dans la formation médicale, pourquoi, avec une crise déjà déclenchée, a-t-on envoyé en Chine il y a quelques semaines  50 tonnes de matériel dont nous manquons cruellement à présent ???…

Aujourd’hui comme en 1940, nos gouvernants insouciants ont gravement failli et nous allons le payer en milliers de nos vies. 

Au spectacle de quartiers entiers refusant d’obtempérer depuis quatre jours aux consignes sanitaires, peut-on au moins espérer voir l’Etat assurer un minimum d’ordre et de sécurité dans le pays et contrôler efficacement le territoire au lieu de faire de la « communication » depuis l’Elysée et telle ou telle « cellule de crise » dont nous, citoyens, n’avons strictement que faire ???…

Pour ma part, je n’en jurerais pas !

Artofus.

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Quand les militaires envisageaient le risque de pandémie

Dans plusieurs pays, la communauté du renseignement et de la défense avait anticipé une infection d’ampleur mondiale par coronavirus dans ses analyses.

Le Figaro.
19 mars 2020.
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Nous avions été prévenus et plus d’une fois.

Dans son rapport sur «les tendances globales en 2025», paru en 2008, le NIC, le centre d’analyse prospective de la CIA et de la communauté du renseignement américain, avait presque tout écrit.

«L’émergence d’une maladie respiratoire humaine hautement transmissible et pour laquelle il n’y aurait pas de contre-mesure adéquate pourrait déclencher une pandémie mondiale», lisait-on page 75. Si une telle maladie surgit, «elle apparaîtra probablement dans une zone densément peuplée, où les animaux et les hommes vivent à proximité les uns des autres, comme en Chine ou en Asie du Sud-Est», poursuivait-on.

Les analystes citaient la famille des coronavirus comme candidats potentiels de ces infections.

«Dans un tel scénario, une capacité de surveillance sanitaire insuffisante au sein de la nation d’origine empêcherait probablement une identification précoce de la maladie. La lenteur de la réaction de la santé publique retarderait la prise de conscience de l’émergence d’un agent pathogène hautement transmissible (…) Malgré les limites imposées aux voyages internationaux, des voyageurs présentant des symptômes bénins ou asymptomatiques pourraient transporter la maladie vers d’autres continents», ajoutait-on.

Sur internet, ces lignes attribuées par raccourci à la CIA ont alimenté quelques théories complotistes.

Elles soulignent seulement que le risque sanitaire figurait depuis longtemps sur l’écran radar des états-majors stratégiques internationaux. Sans forcément être pris suffisamment au sérieux. «Nous ignorons à notre propre risque le lien entre la sécurité sanitaire et la sécurité internationale», lançait en 2017 le milliardaire Bill Gates à la tribune de la conférence sur la sécurité de Munich, le rendez-vous annuel de la diplomatie mondiale.

Le fondateur de Microsoft reconverti dans la philanthropie énumérait quelques scénarios noirs, évoquant le bioterrorisme ou une cause naturelle. «Une chose est à peu près certaine: une pandémie mondiale fortement mortelle arrivera durant notre vie», prévenait-il en conseillant de se préparer à une épidémie «comme les militaires se préparent à la guerre».

En France aussi, la menace sanitaire figure noir sur blanc dans les documents stratégiques.

-Dans le livre blanc de 2008, le risque de pandémie était évalué à «une probabilité moyenne» pour une ampleur de «moyenne à sévère». «Les désorganisations sociales majeures que peuvent provoquer les nouveaux types d’épidémies ou les accidents climatiques violents font partie des risques d’ampleur nouvelle qui pèsent sur la collectivité nationale», soulignait-on.

-Dans le livre blanc de 2013, le risque, parmi d’autres, s’était «amplifié»: «En matière sanitaire, la circulation des personnes et des marchandises, la concentration de populations dans des mégalopoles et la défaillance des systèmes de santé dans certaines zones favorisent la survenue de crises majeures. Le risque existe d’une nouvelle pandémie hautement pathogène et à forte létalité résultant, par exemple, de l’émergence d’un nouveau virus franchissant la barrière des espèces ou d’un virus échappé d’un laboratoire de confinement». «L’accroissement de la mobilité de la population favorise l’extension des aires de diffusion de certaines maladies, ainsi que la propagation rapide et à grande échelle de virus à l’origine d’épidémies diverses», reprenait la Revue stratégique de 2017.

 

La crise n’a pas été évitée pour autant. «La communauté stratégique avait pris la mesure de l’ampleur potentielle d’une crise comme celle que l’on vit», explique Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer, le directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire. «On ne peut pas dire qu’il s’agit d’une surprise stratégique. Mais le problème de ce genre d’anticipation est d’être lue au bon niveau et d’avoir une influence», poursuit-il. La qualité des analyses n’est pas forcément en cause. La principale difficulté repose sur l’écoute des décideurs. Pour les convaincre, il faut des faits davantage que des hypothèses.

Si la question d’une pandémie mondiale figurait au sommaire des analyses, elle n’était pas traitée avec autant d’urgence que d’autres. «La menace militaire, la sécurité contre le terrorisme… on sait faire», souligne un ancien opérationnel. «Mais en matière de sécurité cyber, sanitaire ou économique, beaucoup de choses sont à faire», poursuit ce gradé. Au sein des armées, des plans existent cependant: la menace bactériologique fait l’objet d’exercices réguliers, comme «Precise Response» organisé par l’Otan pour contrer une attaque bactériologique. L’armée française a aussi élaboré des «plans de continuité des activités» très précis, inspirés de l’expérience de l’épidémie du H1N1. Les leçons de la crise du Covid-19 alimenteront les analyses futures.

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Le scandale des masques: retour sur image !…..

20 mars 2020, Le Figaro.

L’envoi de masques par la Chine? «Un prêté pour un rendu», dit le ministre des Affaires étrangères

Questionné sur l’envoi de masques par la Chine à la France, le ministre des Affaires étrangères a déclaré qu’il s’agissait en fait «d’un prêté pour un rendu».
Au début de l’épidémie à Wuhan, «nous leurs avions envoyé des équipements de protection», parmi lesquels «il y avait des masques». Aujourd’hui, «ils nous les rendent», mais en plus grand nombre, ajoute-t-il.

En dehors de la Chine, Jean-Yves Le Drian a également annoncé que des discussions étaient en cours avec d’autres pays – sans dire lesquels – pour acheter des masques. Qui paiera ? La France, mais aussi l’Union européenne, a-t-il précisé.

CQFD…

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