MEMORABILIA

On a commencé à ouvrir les prisons ! ….

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On nous avait parlé de 5.000: nous voilà déjà à 7.000, en attendant mieux bien sûr !!!!!! Comme depuis le début de la crise le pouvoir MENT comme il respire.

Artofus.

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MISE A JOUR: ce sont, au 11 avril 2020, 8.000 délinquants, dont 130 « radicalisés » au moins, qui ont en réalité été remis en liberté…

A suivre !!!!!!!!!

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Coronavirus: la libération de 7000 détenus à terme suscite de vives inquiétudes

Alors que des syndicats pénitentiaires s’interrogent sur le bien-fondé de ces libérations, tous les professionnels savent qu’il n’y aura ni suivi ni contrôles obligatoires des détenus remis en liberté.

Le Figaro
2 avril 2020.
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«Si une affaire Pornic (le viol et le meurtre de la jeune Laetitia en mai 2011 par Tony Meilhon, un multirécidiviste dont on avait négligé le suivi judiciaire, NDLR) nous tombe dessus, c’est à ceux de la pénitentiaire qui auront monté les dossiers et été censés faire le suivi des détenus libérés que l’on viendra chercher des poux».

Jean-François Forget, le secrétaire général de l’UFAP-Unsa pénitentiaire, ne décolère pas. Le plan de libération des détenus, mené tambour battant par la Chancellerie, l’inquiète vivement et peine à le convaincre. Selon les chiffres publiés par le ministère de la Justice, le nombre de détenus a déjà baissé de 3500 en dix jours.

 

Ce premier décompte inclut les 300 à 400 libérations quotidiennes classiques. Un chiffre habituellement compensé d’autant par ceux qui y entrent également quotidiennement. Or, chiffre vertigineux, seuls 20 à 30 écrous sont désormais quotidiennement enregistrés au plan national. Soit dix fois moins qu’en temps normal. Ce chiffre témoigne d’un ralentissement massif de l’activité pénale en France.

Cette situation voulue par la garde des Sceaux, qui a demandé à ses parquets de se concentrer sur les seules urgences, est la première cause de diminution de la population carcérale puisqu’elle y contribue à hauteur de 2500 à 2800 détenus. Dans le même temps, entre 500 et 700 détenus ont déjà été libérés au titre des nouvelles modalités des peines entrées en vigueur le 23 mars et, par anticipation par les parquets, des ordonnances qui permettent désormais de libérer les fins de peines: celles de moins de deux mois puis, bientôt, de moins de quatre mois, sans oublier les moins de six mois par le biais des conversions en aménagement à l’extérieur. Par avance, le parquet de Nantes a ainsi déjà libéré une trentaine de détenus tandis que celui de Créteil en a fait sortir 115 de la maison d’arrêt de Fresnes, particulièrement touchée par l’épidémie.

À la question de savoir si la justice se limitera donc à la sortie de prison de 5000 détenus d’ici à la fin mai, «la ministre de la Justice nous a répondu, lundi dernier, que la politique n’est pas la mathématique et qu’elle assumait ses choix politiques de mécanisme de libération anticipée sous le contrôle, bien évidemment, des magistrats», souligne une représentante syndicale ayant assisté à la réunion.

Ni suivi ni contrôle obligatoire

De quoi réconforter les organisations qui, au nom de la crise sanitaire autant que pour des raisons idéologiques, militent en faveur d’une vague de libérations de grande ampleur, comme le Syndicat de la magistrature ou la CGT insertion et probation. Et, a contrario, de donner le vertige à celles qui redoutent une libération massive de détenus. Emilie Rayneau, représentante de l’Union syndicale des magistrats (USM) à Rennes, et favorable à la mesure gouvernementale, rappelle que «l’on ne retient pas les infractions – si ce n’est pour ceux frappés d’exceptions, comme le terrorisme, les violences conjugales ou les crimes de sang. On étudie seulement le parcours pénal et de détention».

Entre les deux flux, celui des libérations classiques et celui des 4000 détenus pointés par le logiciel Genesis (dont le listing descend directement de l’administration pénitentiaire vers les greffes pénitentiaires et les conseillers d’insertion et de probation), ce sont 7000 libérations qui pourraient être effectuées. De quoi faire baisser la population pénale de 71.000 à 64.000 détenus et, certes, la densité carcérale qui est déjà passée de 136 à 130 %, mais pas forcément dans les établissements les plus chargés que sont les maisons d’arrêt.

Car tous les établissements sont concernés par cette mesure, y compris ceux pour longue peine où l’encellulement individuel est pourtant la règle et donc le confinement possible. À la maison d’arrêt de Toulouse d’ailleurs, sur 150 matelas au sol, la mesure n’a permis d’en supprimer qu’une cinquantaine.

Les conseillers d’insertion et de probation, souvent en effectifs réduits, avertis en urgence, épluchent un volume de dossiers impressionnant, à marche forcée, pour éclaircir les situations personnelles et pénales de détenus qui peuvent cumuler plusieurs peines de prison notamment. Faute de conditions d’hygiène satisfaisantes, ils ne reçoivent pas les détenus et appliquent, à la demande de la Chancellerie, des procédures allégées pour vérifier les coordonnées d’hébergement et de contact.

 

Tous les professionnels savent aussi qu’il n’y aura ni suivi ni contrôles obligatoires, notamment en ce qui concerne les assignations à résidence à cause du confinement. «ll y aura des ratés et pas que des repentis parmi ces délinquants qui peuvent être de gros profils», prévient Jean-François Forget.

De leur côté, FO direction pénitentiaire et Unité magistrat s’interrogent sur le bien-fondé de ces libérations, dont les modalités renverraient plus à des motifs idéologiques qu’à la volonté de résoudre la crise sanitaire en détention.

 

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