MEMORABILIA

Confinement: « On poursuit la démission, on ferme les yeux”…

On apprend beaucoup de choses à l’ENA. Mais pas forcément les choses de la « vraie vie »…Le Président de la République a crû bon d’effectuer un (tout petit) tour dans un quartier « sensible ». 

Là, au pied d’immeubles bunkérisés et colonisés depuis belle lurette par des cultures qui ne sont pas la nôtre, il a également crû bon de multiplier les  signes de paix, d’envoyer des baisers, bref, de se mettre en position de demandeur, presque en position humiliante face à des gens postés à leur fenêtres et d’autres qui s’agglutinaient en violant toutes les règles du confinement…

Une prestation totalement incompatible avec l’importance et la dignité de sa fonction. Et avec les règles régissant le « confinement » !!!

Une attitude montrant à quel point nos édiles  ignorent tout de la symbolique régissant la vie sociale de certains habitants du pays. Toutes les cultures n’ont pas les mêmes systèmes de valeurs ni les mêmes codes sociaux. C’est la base même du multiculturalisme. En particulier, toutes les cultures ne sont pas basées comme la nôtre sur des rapports d’égalité, certaines se fondent davantage sur des rapports de force.

En Islam, le « chef », le « sage », le « sachant », le « mââlem »  en langue arabe, ne se prosterne pas; jamais. Il doit inspirer crainte et respect. C’est là son statut et la base de son prestige. 

M. Macron , faute de savoir ces choses qu’on apprend dans les livres qu’il n’a pas lu et sur le terrain qu’il n’a pas fréquenté, dans la vraie vie en somme, croit sans doute avoir gagné la sympathie des habitants de Pantin.

Rien n’est moins sûr et il s’est d’ailleurs fait copieusement insulter depuis les balcons…

Il n’est pas sûr non plus que sera prudent sur le long terme de laisser, comme le demandait une note de M.Nuñez qui a fait du bruit, et comme le rappellent parmi  bien d’autres les articles qui suivent, la bride sur le cou à ces « territoires perdus » de la République pour acheter, le temps de l’épidémie, un semblant de paix sociale…

Artofus.

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“Pour éviter une énième série de violences urbaines, on poursuit la démission, on ferme les yeux”

Ancien commandant de police, contraint de quitter la police en raison de conflits avec l’administration, Laurent Cassiau a publié en 2018 La police m’a tué (Encre rouge) et en 2019 Flic et gilet jaune chez le même éditeur. Il revient sur l’effort de la police dans la crise du coronavirus et sur l’état de l’institution. Entretien.

 

Valeurs actuelles. Alors que la police est surmobilisée pour lutter contre le coronavirus, dans quel état d’esprit est-elle ? Les policiers se sentent-ils soutenus ?

Laurent Cassiau. Chargée de vérifier le respect du confinement, la police assure le contrôle des personnes circulant ou déambulant sur la voie publique après avoir réprimé fermement les volontaires des manifestations hebdomadaires des gilets jaunes. On laisse donc aux policiers le soin de jauger et apprécier les différents cas et exemples inextricables susceptibles de se voir présentés à l’exception des zones de non droit de nos chères banlieues.

Ne voulant pas se coltiner une énième série de violences urbaines s’ajoutant à la crise sanitaire, on poursuit la démission, on ferme les yeux et on ignore les phénomènes d’incivisme de ces territoires. Énième confirmation : quand l’Etat veut, l’Etat peut. Et quand il ne veut pas, il n’y a pas. Nous sommes bien devenus des agents du pouvoir, collecteur d’impôts, le bras armé des gouvernements. Le tout sans masque puisqu’il s’agit de l’un des principaux voire le scandale d’Etat à venir dès la fin de la crise amorcée.

Soumise et consciente en même temps, la police fait son boulot avec abnégation sous la pression du pouvoir, comme elle a décidé de le faire ces dernières années, complice des mensonges et manipulations. Même si le coup des masques ne passe pas, les bonnes relations entretenues par les syndicats et le ministre de l’Intérieur permettent de passer ce cap et finalement de récupérer quelques centaines de milliers de ces précieux outils, sous la pression de la troupe quand même. Quelques-unes de ces organisations protestent et tempêtent dans un jeu bien orchestré, il faut bien répondre aux fonctionnaires furibards de la contagion possible sur chaque intervention. Les propos du ministre et de son secrétaire d’Etat ne cherchent comme tous leurs collègues qu’à cacher l’impréparation du gouvernement ayant débouché sur une course aux masques totalement incroyable.

L’Etat protecteur n’existe plus dans aucun de ses domaines dits régaliens.

La police a bien changé. Croyez-moi, les flics s’en rendent compte mais impuissants, corsetés et verrouillés, ils subissent en espérant comme tous les Français des jours meilleurs et une politique plus réaliste du quotidien et non soumise aux idéologies. L’Etat protecteur n’existe plus dans aucun de ses domaines dits régaliens. Le secteur sanitaire révèle au grand jour les très nombreuses carences observées ailleurs ainsi que l’impéritie de nos décideurs politiques.

Le coronavirus doit-il faire évoluer le livre blanc sur la sécurité intérieure ?
Encore des livres blancs, des commissions, des comités Théodule, commençons déjà par faire respecter la loi et purger toutes les peines prononcées par les tribunaux. On y verra déjà plus clair. Face à cette démission morale, il est évident que les prisons sont déficitaires, elles ne permettent pas de répondre au flux important et haussier de la délinquance.

La lutte contre la délinquance n’est plus une priorité de l’Etat depuis trop longtemps pour des raisons idéologiques, financières et politiques. Les problèmes engendrés par cette absence de politique dissuasive et corrective se sont bien naturellement aggravés avec les mouvements de population et une immigration importante et incontrôlée. Ce retard manifeste dans des décisions cohérentes et logiques frappe lourdement les Français particulièrement les plus fragiles. Il faut arrêter le déni et l’idéologie qui ont gangrené ce pays depuis trop longtemps.

Les mineurs isolés étrangers en sont un exemple symptomatique et caricatural, résumant à lui seul l’inaction et la veulerie de nos politiques coincés entre des accords européens paralysants et une inertie coupable. Dès lors qu’ils ne sont pas expulsables, ils restent à la charge de l’Etat français, un tonneau des danaïdes, un puits sans fond. Mais soyons rassurés, les flics écopent…

La gestion du flot incessant de dossiers judiciaires a contraint son fonctionnement à s’adapter au laxisme ambiant.

L’institution policière s’est transformée depuis une vingtaine d’années au point de coller aux standards du management et autres règles administratives vendus comme modernes. La gestion du flot incessant de dossiers judiciaires a contraint son fonctionnement à s’adapter au laxisme ambiant. N’ayant plus les moyens de répondre aux multiples demandes, elle a définitivement assimilé les tares de l’époque actuelle alors qu’elle était jusqu’à peu, relativement épargnée, du fait de la réalité des situations et les nombreux succès qui l’accompagnaient.

Mais elle est complètement aseptisée si ce n’est chloroformée, elle obéit, aux ordres d’une hiérarchie protégée par un système pyramidal chargé de tout verrouiller. Si bien qu’elle effectue l’ensemble des processus de façon très scolaire, sans âme, la peur au ventre ou dans un détachement perceptible pour nombre de cas. On applique les consignes, on respecte les notes de services, on fait attention à tout pour ne pas provoquer des tensions à l’extérieur ou ternir la carrière des hiérarques à l’Intérieur. On comptabilise, on maquille et on transforme les chiffres pour ne pas se voir fustigé par les hommes de pouvoir.

Que faudrait-il faire ?
Refondre la politique pénale, construire des centres de détention, retrouver une souveraineté judiciaire vis-à-vis des instances internationales, reconstituer l’échelle des valeurs, durcir les mesures administratives d’encadrement de l’immigration, revoir les conditions d’attribution de la nationalité française et reconquérir les territoires perdus sont parmi les mesures les plus fortes pour envisager in fine un repli conséquent de la délinquance. Des décisions politiques, donc nul besoin de livre blanc.

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Match de foot, rodéos urbains, jet de frigo sur les policiers… Quand le confinement dégénère à Bordeaux

9 avril 2020.
Valeurs actuelles

Le quartier des Aubiers, au nord de la ville, a été secoué à deux reprises ces derniers jours par de violentes échauffourées en marge des contrôles du confinement, largement bafoué. Des policiers ont été blessés et trois jeunes condamnés (mais relâchés, ndlr).

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Dimanche dernier, le quartier des Aubiers, au nord de Bordeaux – peu réputé pour sa quiétude – a été le théâtre de violentes échauffourées entre racailles et forces de l’ordre. Appelés en début de soirée par des riverains déplorant des rodéos motorisés et la tenue… d’un match de football (avec spectateurs) en plein confinement, les policiers dépêchés sur place sont tombés dans un guet-apens. Les membres de la compagnie départementale d’intervention (CDI) y ont été accueillis par une trentaine de voyous qui les attendaient.

Essuyant une pluie soutenue de projectiles, la vingtaine de fonctionnaires rapidement dépassée s’est ensuite repliée pour attendre le renfort d’une compagnie de CRS.

Porté à une centaine, l’effectif des forces de l’ordre ainsi déployées a mis près de trois heures à rétablir le calme dans la cité, avec l’usage, notamment, de gaz lacrymogènes.

« Les jeunes du quartier des Aubiers ont décidé d’en faire un théâtre d’affrontement », regrette Éric Marrocq, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance. « Malheureusement, c’est le pain quotidien de nos policiers », nous confie le syndicaliste, qui déplore « une haine anti-flics exacerbée » exprimée dans une « guérilla urbaine, il n’y a pas d’autre mot ».

Des journalistes de France 2, victimes (collatérales ?) des émeutiers

Cailloux, pavés et même un réfrigérateur, tombé aux pieds d’un policier, ont été jetés du haut des immeubles, comme autant de projectiles depuis des meurtrières, dans cette place forte de la délinquance et du trafic de stupéfiants bordelais.

Des feux de poubelles ont été allumés et des barricades dressées. Trois CRS ont été légèrement blessés au cours de l’émeute, tandis que les assaillants, indemnes, s’en sont, pour la plupart sortis, sans être égratignés, ni inquiétés. Parmi eux, trois hommes âgés d’une vingtaine d’années ont pu être interpellés par les policiers, qui se sont frayés un chemin parmi les coursives et cages d’escaliers obstruées des immeubles. L’un d’entre eux portait un poignard. Ils ont été immédiatement placés en garde à vue. Présentés hier en comparution immédiate, les prévenus, Farid, 24 ans, Ben Amine, 23 ans et Ionut, 23 ans, ont été condamnés, respectivement, à 9 mois de prison, dont 3 fermes, et 2 mois avec sursis. Expliquant avec désinvolture au juge s’être retrouvés, par mégarde, au milieu des policiers, qui se seraient trompés, les trois délinquants sont ressortis libres du tribunal.

« Depuis le début du confinement, nous avons enregistré quelques tensions dans certains quartiers de Bordeaux et de son agglomération. Mais il s’agit des heurts les plus violents que nous ayons eu à connaître pour l’instant », témoigne au journal Sud-Ouest un policier bordelais.

Deux jours plus tard, soit mardi après-midi, la police a de nouveau été appelée par des habitants en détresse du quartier des Aubiers, pour de nouveaux rodéos à moto et en voiture.

Un véhicule de police envoyé sur les lieux, à bord duquel se trouvaient des journalistes de France 2, en reportage pour le magazine « Complément d’Enquête », a été caillassé. Aucun blessé n’était à déplorer. Il aura fallu une heure pour que la situation s’apaise, sans que les agents ne puissent procéder à de nouvelles arrestations. Une saisie de cannabis a été effectuée pendant l’opération.

Un incivisme latent

Interrogée entre ces deux événements, lundi 7 avril, sur l’antenne de France Bleu Gironde, le préfet de région, Fabienne Buccio, a assuré : « Il faut qu’on ait une intervention plus poussée sur ces quartiers. » En novembre dernier, la représentante de l’État, réunie devant la presse aux côtés des responsables locaux de la sécurité et du maire de Bordeaux, y déplorait déjà la tenue régulière de rodéos urbains.

Face à la hausse de l’insécurité constatée ces derniers mois à Bordeaux, le maire de la ville, Nicolas Florian, avait annoncé durant sa campagne électorale une série de mesures : création d’une brigade canine, déploiement de drones, renfort des effectifs de police municipale et du réseau de vidéosurveillance, mise en place d’un « rappel à l’ordre » lors duquel les élus peuvent convoquer les parents de jeunes délinquants…

Hormis ces événements retentissants, peu étonnants au vu du climat insurrectionnel dont témoignent les policiers dans certains quartiers, le confinement reste plutôt suivi dans la capitale girondine, d’après les autorités.

Les quais de Garonne, qui voyaient les joggeurs défiler en nombre il y a quelques semaines, ont été fermés par le maire de la ville. Pourtant, d’après plusieurs témoignages et ce que nous avons pu constater sur place, certaines familles continuent leurs activités quotidiennes de manière insouciante, à la faveur d’une météo estivale. Aucune information chiffrée sur les contrôles et verbalisations du confinement à Bordeaux n’a pu nous être communiquée.

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