MEMORABILIA

Banlieues, le virus du séparatisme. Jean Messiha.

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Valeurs actuelles, 24 avril 2020.

TRIBUNE par: Jean Messiha.

https://www.valeursactuelles.com/societe/banlieues-le-virus-du-separatisme-118583

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– Il ravage notre pays et d’autres depuis des semaines. Il tue sans pitié les plus faibles mais pas qu’eux. Il affecte profondément ceux qui en ont guéris, génère une angoisse profonde dans les esprits, met à genoux nos économies, creuse un abysse dans nos finances publiques. Sur le plan sanitaire comme sur le plan économique et financier, le coronavirus a été dévastateur.

Mais le COVID ouvre béante une plaie que nos élites s’acharnent à colmater depuis des décennies, dans ce qu’elles ont pudiquement appelé le “vivre-ensemble” : la fracture identitaire. Le gouvernement a décidé depuis plus d’un mois une stratégie de confinement total de la population. Dans la grande majorité du pays, s’est instaurée une observance scrupuleuse des directives gouvernementales en matière de confinement et de distanciation sociale. Et quand les forces de l’ordre verbalisent les contrevenants, ils ont à faire le plus souvent à des gens qui ont oublié leur attestation, ne peuvent pas pleinement justifier leur sortie, ou ont un peu titillé les limites. Quand tombe l’amende de 135 euros, il y a de la résignation, de la consternation, de la contestation et parfois de l’exaspération. Mais le peuple des origines et ceux qui ont véritablement choisis la France se soumettent.

Territoires de non-France

Dans les territoires de non-France, là où le peuple historique a été dilué ou remplacé, la situation est beaucoup plus contrastée. Non que personne n’y respecte les règles ; cela n’est pas vrai. En effet, une grande partie des populations de ces territoires qualifiés de “populaires” – terme de la novlangue pour dire “d’origine immigrée” – adhère désormais aux règles qui s’imposent à tous. La maladie, surtout lorsqu’elle est épidémique, est un terrible niveleur. Riches ou pauvres, jeunes ou vieux, Blancs ou non-Blancs, le coronavirus nous fait peur car nous ne voulons ni le contracter ni le transmettre.

Rappelons que dans ces territoires vivent aussi des hommes et des femmes qui, tous les matins, partent travailler car il faut bien que le pays tourne un minimum. Conducteurs, livreurs, travailleurs du bâtiment, employés de la grande distribution, agents de la propreté, aides-soignantes, infirmières, et d’autres ; bref, tous ceux qui ne peuvent télé-travailler s’exposent chaque jour, alors que toute une population de cols blancs, elle, bosse chez elle à l’abri du virus. Cette immigration-là, quelle que soit son origine géographique, est une vraie richesse. Elle travaille, se bat et mérite sa place dans notre société.

Ils vivent “en France” sans être devenus “de France”

Mais c’est aussi sur ces terres que se manifeste une rébellion sporadique et ouverte. Une rébellion contre une contrainte jugée “coloniale” et “oppressive” de la part d’une autre partie de l’immigration dont l’origine géographique est nettement plus typée. Ce sont toujours les mêmes ou les enfants des mêmes qui ont embrasé ces derniers jours Gennevilliers, Villeneuve, Fontenay, Toulouse, Saint-Ouen, Aulnay, Suresnes, Villepinte, Neuilly-sur-Marne, Amiens Nord, Rueil (La Fouilleuse), Noisiel, Argenteuil et bien d’autres communes françaises. Ils vivent “en France” sans être devenus “de France”. Ils ont pour notre nation et notre République un sentiment qui, au gré des circonstances et selon les individus, va de la méfiance à la haine.

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Culture de l’excuse

« Ils ont des excuses », nous dit l’extrême gauche affublée du logo de La France Insoumise, ainsi qu’un magma pseudo-progressiste qui va de ce qui reste du PS à une bonne partie du parti présidentiel.  « Discrimination », « ghettoïsation », « apartheid », « assignation à résidence » : toute une phraséologie victimaire et auto-justifiante est mise à la disposition de populations qui ont simplement fait le choix de recréer ici des morceaux de là d’où elles viennent.

Pas de tirs de LBD qui pourraient blesser, pas d’arrestations musclées, pas de traitements “Gilets Jaunes” pour la racaille immigrée

Avec un tel état d’esprit, toute contrainte imposée par l’Etat du pays hôte est perçue comme une agression. On envoie donc les « djeuns » faire un peu d’intifada contre ceux qui la représentent. Et ces derniers ont instruction de faire profil bas car le “Château” a la trouille de se retrouver avec une révolte des cités dans un contexte d’État affaibli. Quelques jets de gaz lacrymogène pour marquer le coup et ordre est donné de se replier dans le calme pour éviter l’affrontement direct. Pas de tirs de LBD qui pourraient blesser, pas d’arrestations musclées, pas de traitements “Gilets Jaunes” pour la racaille immigrée.

Un autre argument est avancé : le confinement est plus dur à vivre dans les appartements surpeuplés de banlieue ce qui explique certains débordements. Il est vrai que de nombreuses cités et quartiers de Seine-Saint-Denis et d’autres banlieues connaissent une densité élevée et que l’on y vit plus entassé qu’ailleurs car plus nombreux dans des logements trop petits. Ceci dit, la population parisienne vit aussi souvent dans des logements exigus sans que cela n’entraîne des manifestations d’hostilité plus ou moins violente à l’égard de ceux chargés de faire respecter ce quasi emprisonnement.

Une forte différenciation identitaire

Comment et pourquoi en sommes-nous arriver là ? La vérité est que nous avons laissé s’installer massivement, par une politique d’immigration et d’asile insensée, des populations très majoritairement venues d’Afrique du Nord et subsaharienne qui cumulent de réels handicaps en termes de niveau d’éducation, de qualité d’emploi, de taux d’emploi, de revenu, de proportions de familles nombreuses, monoparentales et de pères absents, par rapport à celui du peuple des origines mais également à celui des immigrés européens, asiatiques, latino-américains et chrétiens d’Orient. Pire, le confinement a mis à bas une bonne partie de l’économie souterraine, dont les juteux trafics de drogue, qui n’irriguent plus en cash des milliers de familles mafieuses employeuses de “choufs”, de “nourrices” et autres petits dealers. Mais à ces facteurs socio-économiques souvent défavorables s’ajoute un puissant combustible : une forte différenciation identitaire excitée par des forces politiques et religieuses anti-nationales.

Avec ce mélange, on obtient une réaction de chimie sociologique assez classique : le séparatisme. Il peut se résumer dans une phrase : « ils nous ont mis là, alors c’est chez nous et on y fait ce que l’on veut ! ». Se crée ce que l’on peut appeler “un esprit FLN”, un soluté idéologique mêlant nationalisme et islam avec des modes d’actions qui vont du soulèvement urbain au terrorisme. Nourrie de l’épopée décoloniale des grands-parents, une partie de l’immigration africaine et maghrébine rêve de “libérer” une terre qui n’est pas celle de leurs ancêtres mais celle de leurs hôtes et d’en faire des wilayas islamo-afro-maghrébines.

Des décennies de cohabitation nous ont appris que tout ce qui vient d’ailleurs ne nous enrichit pas forcément

Nous savons aujourd’hui que nous allons traverser des difficultés économiques et financières d’une gravité et d’une durée exceptionnelles qui auront pour conséquences d’exacerber les tensions sociales. Le terreau séparatiste n’en sera que plus fertile.  Certaines immigrations ont fragilisé notre pays. Et par aveuglement idéologique, les élites encore dirigeantes refusent de l’admettre. Pour le monde d’après, celui que nous allons devoir construire, il faudra faire de nombreux choix et parmi eux celui des gens avec qui nous voulons vivre. Des décennies de cohabitation nous ont appris que tout ce qui vient d’ailleurs ne nous enrichit pas forcément. Que non, décidément, l’immigration n’est pas toujours une chance pour la France, tant s’en faut. Il y a une alchimie complexe des coexistences entre peuples. Certaines marchent d’autres moins.

Les Français d’où qu’ils viennent sont chez eux, à l’exception de ceux qui, par leur trahison, ne méritent plus de faire partie de la communauté nationale. S’agissant des étrangers, nous devons admettre que la France, cette fois-ci ruinée pour de bon, n’a aucune raison de garder ceux qui y vivent sans travailler, qui y sèment le désordre ou commettent crimes et délits. Elle a encore moins de raison d’en accueillir davantage, à de rares exceptions près, quelle que soient leurs motivations. Le monde d’après devra être fondé sur le bon sens. Et surtout, devra en être banni le non-sens pseudo humaniste qui nous éreinte.

 

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