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Islam: « pendant la maladie, le grignotage continue »…

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[Vidéo] Ramadan : l’appel à la prière résonne quotidiennement dans un quartier niçois

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/ Mardi 12 mai 2020 à 09:144

Sur Twitter, le candidat RN aux municipales de Nice Philippe Vardon a diffusé les images d’un appel à la prière islamique résonnant en toute impunité dans un quartier de la ville.

« La provocation doit cesser ». Sur Twitter, le candidat RN aux municipales de Nice Philippe Vardon a partagé une vidéo dans laquelle on entend distinctement l’appel à la prière islamique résonner dans le quartier Roquebilière de la ville. Selon lui, ce chant résonne « chaque jour depuis le début du ramadan », sans que le maire Christian Estrosi, les trois députés de la ville ou le préfet ne réagissent. Le conseiller régional dénonce l’impunité avec laquelle les musulmans agissent dans plusieurs villes de France.

Philippe Vardon

@P_Vardon

🚨 Chaque jour depuis le début du , l’appel à la prière islamique résonne à dans le quartier Roquebilière !
Cela fait 10 jours que je le dénonce, sans la moindre réaction du maire actuel de Nice, des 3 députés de la ville, ou du préfet.
La provocation doit cesser!

Vidéo intégrée

Estrosi et Ciotti responsables

Pour Philippe Vardon, que le chant du muezzin résonne en France lors du ramadan, « ça n’a évidemment rien d’anodin, encore moins dans ce quartier où les islamistes sont particulièrement influents ». Sur la vidéo, le responsable RN montre, juste derrière lui, « une mosquée liée aux Frères musulmans, qui a été installée dans les locaux de la ville par la municipalité de Christian Estrosi ». Depuis plusieurs années, les deux candidats à la mairie de Nice ne s’apprécient guère. Philippe Vardon taxe régulièrement son opposant de « clientélisme ». Récemment, il l’a accusé d’avoir mis à disposition un terrain de 3000 m² pour la construction d’une « Grande mosquée » à Nice. A propos de l’appel à la prière, le conseiller régional RN accuse Christian Estrosi, mais aussi le député LR Éric Ciotti, les autres élus de la ville et le préfet de fermer les yeux sur cette démarche pourtant illégale.

Ce chant du muezzin pendant le ramadan, « c’est évidemment une volonté d’affirmation, de sécession, c’est ce fameux ‘séparatisme islamiste’ dont a parlé Emmanuel Macron », pour Philippe Vardon. « Comment peut-on laisser cela se dérouler ? Il faut que ça cesse, halte à la provocation, halte à la soumission », tonne l’élu.

 

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Prières islamiques, trafic clandestin… Les riverains de la prison de la Santé vivent l’enfer

Sourate du Coran diffusées chaque soir depuis les cellules sur des haut-parleurs, envois  de colis au-dessus des murs d’enceinte… La vie aux alentours de la prison parisienne n’est pas un long fleuve tranquille. Les riverains se sentent abandonnés par l’administration pénitentiaire et la police.

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– Dimanche 10 mai, 21 heures, il fait presque nuit. Le ciel est bas ; la pluie tombe finement sur la double rangée de marronniers du boulevard Arago dans le 14e arrondissement à Paris tandis qu’une voix rauque s’échappe de l’autre côté des imposants murs d’enceinte de la prison de la Santé. Une psalmodie en arabe chantée avec en fond sonore, une petite mélodie à la flûte. C’est une sourate du Coran diffusée sur un haut-parleur à partir d’une cellule. Ce soir, ce chant lancinant va durer une bonne demi-heure. Ce soir ? Parce que c’est le quotidien des riverains (excédés) de la prison de Santé (côté Arago). « Les prières ont débuté pratiquement dès la réouverture de la prison (janvier 2019, ndlr). Pour les heures, cela dépend car il y a plusieurs prières par jour, nous explique un des riverains. Le soir, elles commencent vers 21h mais il y en a eu aussi à 23h vendredi dernier. » Le son se réverbérant entre le mur d’enceinte et le bâtiment, il ressort au-dessus des murs toujours un peu plus fort.

Intrigués par le laissez-faire (apparent ?) de l’administration pénitentiaire, plusieurs personnes ont joint le standard de la prison : « On m’a répondu qu’ils ne pouvaient rien faire car ils ne savaient pas de quelle(s) cellule(s) le son provenait, à moins de faire des rondes spécifiques. C’est quand même hallucinant, avec ce qui nous a été dit sur la mise en place d’unités de renseignements pour lutter contre prosélytisme dans les prisons et le lien supposé avec le terrorisme… »

La situation est d’autant plus préoccupante que la prison de la Santé accueille un QPR ou quartier de prise en charge de la radicalisation, dans la partie basse de l’établissement (près de la rue de la Santé) depuis juillet 2019. Certes, il y a des règles spécifiques et le personnel est spécialement formé à ce type de détenus (peu nombreux en ce moment et forts calmes). « Ceux placés en QPR sont séparés des autres », nous assure l’administration pénitentiaire ; elle explique par ailleurs qu’« en ce moment avec l’arrêt des activités, les aumôniers n’ont pas accès aux établissements pénitentiaires, les cérémonies religieuses ne peuvent donc se tenir ».

Un autre habitant témoigne : « Je préviens régulièrement dès que je le peux et à chaque fois la personne au téléphone me dit qu’elle va prévenir sa hiérarchie. » Avec une constante absence de résultats concrets alors que le personnel de la prison confirme que le son provient bien des enceintes des chaines stéréo que les prisonniers possèdent. Et certains riverains de se demander s’il n’y a pas pour instruction de faire barrage et de ne pas transférer les appels à un responsable compétent.

Dans un courrier que nous nous sommes procuré, entre la direction de la prison et l’association des riverains, le nouveau directeur de l’établissement pénitentiaire explique à propos des appels à la prière : « C’est la première fois que cette récrimination surgit depuis que je suis à la tête de l’établissement. J’imagine que la période du ramadan que pratique un nombre important de personnes détenues, conjuguée au confinement, n’est pas pour rien dans l’apparition de cette difficulté. Sachez que les détenus n’ont pas de haut-parleur mais les enceintes poussées à fond fenêtre ouverte peuvent le laisser à penser. »

« C’est peut-être lié à la période de ramadan »

Pour savoir ce qu’il en est au sujet des prières nocturnes, le plus simple est finalement d’appeler à notre tour la prison. Une conversation à la fois courte et gênée : « Vous êtes un riverain ? nous demande le standardiste (ce qui tend à démontrer que les contacts sont fréquents avec les habitants du quartier), avant de nous renvoyer sur l’administration pénitentiaire. Ce sont les seuls habilités à vos répondre. Bonne journée à vous. »

Fermez le ban. Contactée, l’administration pénitentiaire nous répond évasivement : « C’est peut-être lié à la période de ramadan. Il peut aussi y avoir des chants religieux catholiques provenant des prisons à Noël (Sic). Il y a le respect de la pratique d’un culte tant qu’il n’est pas extrémiste. On n’a pas la possibilité d’interdire la musique qu’elle qu’en soit l’origine, il y a la liberté de conscience. » Un riverain se désole : « Nous nous retrouvons dans une situation ubuesque de privation de liberté. Ceux qui purgent une peine à leur place, c’est nous ! »

En fait, c’est même une double peine. Car le trafic (inévitable, surtout depuis que les parloirs sont interdits pour cause de crise sanitaire) à l’intérieur de la prison, se voit à l’extérieur. Il suffit de se promener le long des enceintes et de lever la tête pour voir des colis qui pendent piteusement en haut des murs, accrochés depuis des jours aux dispositifs anti-intrusions. « J’aperçois sur le boulevard Arago des personnes qui lancent des colis à l’intérieur. La dernière fois, j’ai même vu le type qui le réceptionnait à l’intérieur, se souvient un riverain. J’ai alerté la prison pour le leur signaler, je ne sais pas ce qu’ils font. » La police est souvent appelée pour signalements mais les effets ne se font pas ressentir. Les riverains ne sont pas dupes, il y a nulle chouquette à l’intérieur des paquets…

L’un d’entre eux se souvient en particulier d’un soir de 2005 quand un colis avait été envoyé à l’intérieur de la prison (avant qu’elle ne soit refaite) ; quelques jours plus tard, la police bouclait le quartier car 200 grammes d’explosifs avaient été retrouvés dans la cour de promenade du quartier d’isolement. Un autre rappelle qu’en février dernier, il a dû appeler le commissariat du 14e arrondissement pour leur signaler une Smart garée non pas le long du trottoir de la prison, mais directement contre le mur d’enceinte. La police est finalement arrivée 30 minutes après ; les agents ont verbalisé le véhicule (qui aurait pu très ben contenir des explosifs) avant de repartir.

Dans son courrier, le directeur de la prison explique : « Vous n’ignorez pas que comme l’ensemble des Français, les personnes détenues font l’objet depuis 8 semaines d’un confinement qui a généré la suspension des parloirs familles. Ceci a mécaniquement provoqué la hausse des projections (ce qui démontre que les parloirs entretiennent le trafic, ndlr). »

Mais l’existence d’un trafic se voit aussi en regardant les fenêtres des cellules d’où pendent des fils, créant une sorte de tyrolienne qui permet aux détenus de faire passer des colis ou des messages de cellules en cellules. « Rien qu’en analysant les cordons, on peut savoir qui sont les meneurs, qui est à l’origine des trafics : ce qui pendouille vient forcément de l’expéditeur », assure un riverain.

L’administration pénitentiaire ferme les yeux alors que de nombreuses caméras filment pourtant ce qui se passe à l’intérieur.

 

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