MEMORABILIA

“Ils ne réclament pas la vérité, ils veulent la vengeance”

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La police et l’Élysée redoutent les manifestations d’aujourd’hui pour Adama Traoré et George Floyd

– Après les débordements de la manifestation interdite du 2 juin organisée par le collectif Vérité pour Adama, la préfecture s’inquiète de deux nouveaux rassemblements prévus ce samedi 6 juin devant l’ambassade des Etats-Unis et sur le Champ de mars, en hommage à George Floyd, cherchant à fédérer plusieurs organisations d’ultra gauche, des mouvements racialistes et des collectifs anti-police.

Lors de la manifestation du 2 juin, interdite par la préfecture de police de Paris, organisée par Assa Traore, la sœur d’Adama Traore mort à l’issue d’un contrôle des gendarmes, les services de police avaient anticipé la venue de 7000 à 10 000 personnes maximum, dans une fourchette haute. Ce furent en réalité 23 000 à 25 000 personnes qui se sont regroupées devant le tribunal de grande instance de Paris, en bloquant le boulevard périphérique, en brûlant des poubelles et en s’en prenant aux forces de l’ordre. A l’issue de cette manifestation, le commissariat de police municipale de Clichy a été incendié.

Selon plusieurs sources dans les services de renseignement, entre 10 000 et 20 000 personnes sont attendues ce samedi 6 juin à Paris. Et « plusieurs dizaines de milliers » pour une autre qui pourrait être organisée, selon nos contacts, dimanche à l’initiative notamment de SOS Racisme , avec un possible concert. « Si le projet de concert a bien lieu, nous anticipons jusqu’à 50 000 personnes », nous confie un policier. En cas d’absence de concert les estimations se situent entre 1000 et 2000 personnes. Anticipant des scènes de violences avec des militants cherchant aller au contact des policiers et des gendarmes pour « justifier le racisme de la police », nous explique-t-on, la préfecture de police de Paris, dans un communiqué, a interdit les deux premiers rassemblements. Rappelons aussi que le contexte de l’état d’urgence sanitaire mis en place par le gouvernement, interdit, en théorie, les rassemblements de plus de dix personnes dans l’espace public.

Le personnel de l’ambassade américaine ne veut pas d’images de violences

Selon nos informations, la tension est montée d’un cran dans les états-majors de police à la veille des deux manifestations organisées par les défenseurs de la cause d’Adama Traore et d’autres associations déclarant vouloir rendre hommage à George Floyd. Une source policière le dit sans ambiguïté : « On est inquiets car ils ne réclament pas la vérité ou l’hommage pacifique, ils veulent la vengeance. » Autre inquiétude, cette fois, du côté du personnel de l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Des échanges ont eu lieu ces derniers jours avec les services français. « La représentation de l’ambassade a clairement fait comprendre qu’elle craint d’être la cible des manifestants, dont beaucoup d’entre eux sont très hostiles aux Etats-Unis et à Donald Trump », nous explique-t-on. Le personnel diplomatique américain ne rigole pas avec la sécurité et a fait savoir que les effectifs chargés de la sécurité de l’ambassade seront armés pour défendre ses locaux s’il le faut. En réponse, un important dispositif de maintien de l’ordre est en train d’être organisé par la préfecture de police et le jardin des Tuileries sera fermé.

L’autre crainte : l’Elysée

Selon plusieurs sources concordantes dans les services de renseignement, l’autre crainte est celle de voir les manifestants converger vers le palais de l’Elysée, situé à seulement quelques mètres de l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Constatant la coagulation de collectifs d’ultra gauche autour de ces deux rassemblements, la police redoute de voir plusieurs milliers de militants vouloir envahir le palais présidentiel. Plusieurs échanges interceptés allant en ce sens, entre des participants connus de la police pour être particulièrement violents, ont renforcé l’inquiétude des services de police et du commandement militaire de l’Elysée. « Les gars qui parlent de s’en prendre à l’Elysée ne sont pas vraiment des enfants de chœur », grince un policier.

Tous ont en mémoire les Gilets jaunes. En novembre et en décembre 2018, à l’occasion des manifestations de Gilets jaunes, plusieurs groupes d’ultra gauche avaient appelé explicitement à envahir l’Elysée pour « renverser le pouvoir et abattre l’Etat ». Près d’un millier d’entre eux étaient même parvenus à s’approcher à quelques mètres du lieu de résidence et de travail d’Emmanuel Macron, obligeant les forces de l’ordre à grenader en pleine rue. Du jamais vu. Enfin, comme Valeurs actuelles l’a révélé, à cette époque la crainte d’un envahissement de l’Elysée a été si forte que l’entourage d’Emmanuel Macron a étudié la possibilité d’une évacuation par hélicoptère depuis le jardin du palais.

 

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