MEMORABILIA

« Rapport Lancet bidouillé, lettre de Despentes démente, Traoré la légende dorée : qui fabrique du fake ? « 

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Les deux semaines qui viennent de s’écouler montrent que c’est toujours la presse bien-pensante qui fabrique ou propage du mensonge idéologique en série, dénonce notre chroniqueur Gilles-William Goldnadel.

 

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– La presse convenue et ses décodeurs aiment à répéter qu’Internet serait une usine à fakes infects. Pourtant l’église cathodique et ses clercs médiatiques n’avaient pas attendu la naissance de la Toile, qu’ils abhorrent avant tout pour avoir perdu leur monopole du fait, pour fabriquer du mensonge conforme à leur idéologie conformiste.

Internet n’existait pas quand Le Monde et Libération écrivaient que Phnom-Penh en liesse célébrait l’entrée des Khmers rouges dans la ville. Et pas davantage quand le même Monde publiait le premier le révisionniste Faurisson sur « le mensonge d’Auschwitz ».

Les deux semaines qui viennent de s’écouler montrent que c’est toujours la presse bien-pensante qui fabrique ou propage du fake en série.

Ainsi, à peine le rapport Lancet clouant au pilori la chloroquine et par voie de conséquence son principal promoteur, le professeur Raoult, était-il publié que, sans désemparer, et sans rien vérifier, la presse « anti populiste », dans l’extase, serrait dans la même armoire pharmaceutique de la disgrâce et le produit et le médecin promis à être maudits.

Il a suffi que le professeur marseillais examine rapidement le rapport de l’institut, tellement prestigieux qu’il ne pouvait être érigé en doute, pour que la fumisterie crapuleuse soit mise en déroute.

Quelques jours plus tard, le Lancet faisait amende peu honorable et décrédibilisait pour longtemps une créance populaire dont les élites scientifiques se prévalaient il y a encore quelques mois.

Le peuple n’y gagnera pas beaucoup à ce change malhonnête.

Arrive Virginie Despentes. Ou plutôt France inter vient la chercher dans les oubliettes où elle se trouvait depuis qu’elle avait rendu un hommage obscène aux terroristes islamistes.

À 8:55 minutes, le jeudi 4 juin, M. Augustin Trappenard a cru devoir lire avec componction une lettre de la précitée concernant  le racisme généralisé qui sévirait dans la police française à l’encontre des populations « racisées », selon l’expression désormais en vigueur sur notre radio d’État fiscalisée.

Parmi de nombreuses incongruités, l’écrivaine inspirée nous révélait qu’elle a 50 ans – ce que nous croyons bien volontiers et sans barguigner – et qu’elle ne pouvait que déplorer n’avoir jamais été en mesure de voir dans un gouvernement français un ministre noir.

Dès lors de deux choses l’une : l’écrivaine est daltonienne ou Mesdames Taubira Christiane et Yade Rama ont changé de couleur de peau.

Plus sérieusement, encore qu’il soit difficile d’être sérieux dans cette fantasmagorie radiophonique, les fins limiers journalistiques de notre radio de service public n’ont pas cru devoir corriger cette bourde chromatique.

J’ai donc, au nom de l’association Avocats Sans Frontières que j’ai l’honneur de présider, déposé une plainte entre les mains du président du CSA, sans grande illusion mais par petit principe.

Restons sur France inter mais passons à l’affaire Traoré.

Quelques minutes avant ce morceau de bravoure et d’involontaire humour que constitue la lettre Despentes, la journaliste Karine Bécard interrogeait l’intellectuel Pap Ndiaye, au demeurant parfaitement respectable, sur la question raciale.

Comme si de rien n’était, en passant, Mme Bécard  indiquait clairement autant que  péremptoirement qu’Adama Traoré « a été victime de violences policières ».

Ici encore et dans la même plainte, j’ai fait remarquer au président du CSA que l’affirmation de la journaliste professionnelle rémunérée par notre redevance fiscale obligatoire était à la fois un mensonge par affirmation non vérifiée et une atteinte à la présomption d’innocence des gendarmes mis en cause.

Il suffira à mon lecteur de lire dans les colonnes de Valeurs actuelles l’excellente contre-enquête de Louis de Raguenel pour se persuader que les accusations de la famille Traoré relèvent de l’escroquerie intellectuelle. Ce qui n’a au demeurant rien d’étonnant au regard du pedigree pénal de certains membres de la famille.

On y apprend également que parmi les gendarmes mis en cause, deux sont des hommes de couleur ce qui ne contribue pas puissamment à renforcer l’hypothèse raciste anti-noir.

Enfin la journaliste ne pouvait que savoir que toutes les expertises judiciaires ordonnées par les juges (je ne parle pas des expertises payées par la famille) concluent à l’irresponsabilité des gendarmes et explique la mort d’Adama Traoré par ses fuites à répétition et sa grave maladie.

Mais le mensonge commis par la journaliste était un pieux mensonge idéologique.

Car chez les journalistes rémunérés par l’Etat, il n’y a pas de mensonge gratuit.

Alors, qui fabrique et propage les fakes les plus infects ?

 

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