MEMORABILIA

« L’état de droit est mort en France »… Institut pour la Justice.

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C’est officiel, l’État de droit est mort en France.

Le ministre de l’Intérieur l’a enterré hier.

Christophe Castaner l’a dit : l’émotion est au dessus de la loi.

C’est exactement ce que le ministre avance pour justifier que des manifestations contre le racisme et les « violences policières » se soient tenues dans plusieurs villes malgré leur interdiction.

« Les manifestations ne sont pas (autorisées) dans les faits car il y a un décret du premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du déconfinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes. Mais je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent. »

Notre ministre de l’Intérieur, par ces paroles à peine croyables, légitime la loi de la jungle, la loi de la rue, la loi du plus fort… Il annonce très officiellement que l’État renonce à faire appliquer l’ordre et la Loi dans certaines situations.

D’ailleurs, Christophe Castaner a provoqué la colère des policiers. Certains fonctionnaires y voient même une trahison de la part de leur ministre dans cette période de tensions extrêmes, où les forces de l’ordre sont clouées au pilori dans leur ensemble par une poignée d’agitateurs militants et une excitation médiatique malsaine.

Dans le journal Le Monde, une policière de l’ouest parisien a témoigné : « On est tous dégoûtés, il n’y a pas d’autres mots. Pourtant, on a l’habitude d’être lâchés par les différents gouvernements, mais là, c’est le point de non-retour. »

La police est blessée dans son honneur. Mais cette affaire est bien plus grave et va bien au-delà. Les syndicats de policiers appellent à ne plus aller « au casse-pipe » dans ces conditions. Le Ministre, par ses propos, met clairement notre sécurité en péril.

Une question me taraude, si nous organisons une manifestation de soutien aux force de l’ordre, serions-nous tolérés de la même façon ?

À votre avis ?

Eric Naulleau, critique littéraire et chroniqueur à la télévision, notoirement de gauche, a parfaitement résumé les choses : « L’honnêteté intellectuelle oblige à reconnaître que les manifestations non autorisées rencontrent plus d’indulgence de la part du pouvoir quand elles viennent des banlieues. »

La ministre de la Justice s’est elle aussi particulièrement illustrée ces derniers jours.

Savez-vous qu’Emmanuel Macron a demandé à Nicole Belloubet de recevoir la famille d’Adama Traoré, ce jeune homme de 24 ans mort en 2016 lors d’une intervention policière à Beaumont-sur-Oise ? Faisant fi de la séparation des pouvoirs et de l’instruction toujours en cours concernant les circonstances du décès de cet homme.

Pourquoi recevoir une famille militante, bien connue pour jeter de l’huile sur le feu, qui hurle aux violences policières et à l’État raciste depuis des années ? Acheter la paix sociale fait renoncer à bien des valeurs…

Cette famille qui s’érige en victime est pourtant loin d’être exemplaire. Sur 17 frères et sœurs, plusieurs ont déjà été condamnés pour de graves délits de droit commun, d’extorsion de fonds, de port d’armes, d’agressions, de tabassage de personnes qui ont porté plainte…

Et, comble de l’humiliation, la famille Traoré a refusé d’être reçue par la Ministre.

Drôle d’époque où les délinquants deviennent aux yeux des dirigeants des victimes et imposent leur loi.

Le « monde d’après » promis à la fin du confinement est terrifiant. « L’émotion dépasse les règles juridiques », nos policiers sont désavoués publiquement par leur ministre, les minorités et les groupuscules militants ont la voie libre pour tous les excès, les délinquants sont reçus officiellement dans les ministères.

Mes chers amis, tout ce qui est décrit dans mon message est très grave.
Notre sécurité est en jeu, l’avenir de notre pays peut basculer au moment où les représentants de la République renoncent à remplir leurs devoirs les plus élémentaires.

Laurence Havel

ps : Le ministre de l’Intérieur a promis qu’il « n’y aura pas de sanction et de procès-verbal », et qu’il faudra « respecter les règles barrières » lors de ces manifestations interdites mais tolérées. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, il a également affirmé qu’il « serait prêt à mettre un genou à terre », geste symbolique importé des États-Unis pour dénoncer le racisme supposé de la police. Notre ministre voudrait importer en France les tensions raciales qui ont semé le chaos et la destruction dans de nombreuses villes américaines, il ne s’y prendrait pas autrement.

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