MEMORABILIA

 » Dijon: les vérités qui dérangent »…

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Laurence Havel,

Institut pour la Justice.

http://lienactito.institutpourlajustice.org/mm/VHB_7432_27887330_DESPRB01VZS6.act

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« Ce qui s’est passé à Dijon il y a une dizaine de jours est d’une extrême gravité et pourrait bien préfigurer l’avenir de la France.

Pendant plusieurs jours, le quartier des Grésilles a été le théâtre de batailles de rue entre la communauté maghrébine qui y habite et des Tchétchènes venus d’un peu partout en France pour venger l’un des leurs, victime d’une violente agression, sur fond de trafic de stupéfiants.

L’explosion a été tellement brutale, tellement spectaculaire que, cette fois, ni les médias ni les pouvoirs publics n’ont pu recourir à leurs techniques de diversion habituelles.

La réalité de ces zones de non droit qui gangrènent chaque jour un peu plus la France est apparue en pleine lumière.

D’abord, comme le dit un éditorial du Figaro Magazine : « Pour une fois, les médias n’ont pas masqué le caractère ethnique de ces heurts. D’ordinaire, quand de tels troubles surviennent, l’origine des émeutiers est pudiquement cachée au profit d’expressions elliptiques comme “jeunes des cités“ ou “habitants des quartiers sensibles”. Mais cette fois les faits étaient trop aveuglants pour les cacher. »

Comme le dit ce même éditorial : « Posément et sans amalgame, il va bien falloir affronter la question du lien entre immigration et délinquance. Beaucoup de Français découvrent aujourd’hui que l’arrivée de réfugiés tchétchènes a fait naître de nouveaux foyers de criminalité, de Nice jusqu’à Strasbourg. »

D’après le journal Le Parisien, environ 300 Tchétchènes seraient aujourd’hui inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), « une surreprésentation » manifeste.

Ensuite ces affrontements ont été un démenti cinglant à la culture de l’excuse. Le quartier des Grésilles, à Dijon, est tout sauf une zone abandonnée par les pouvoirs publics : ceux-ci y ont dépensé pas moins de 135 millions d’euros, notamment pour y construire des équipements collectifs, gymnase, médiathèques, salle d’escalade, etc.

Tout ce qui peut être fait dans le cadre de la « politique de la ville » a été fait aux Grésilles, et pour quel résultat ? Le trafic de drogue y prospère, les armes y circulent, comme on a pu le voir dans les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, où des hommes cagoulés sont apparus munis de fusils d’assaut et de pistolets automatiques.

L’impuissance des pouvoirs publics a aussi été flagrante. Pendant plusieurs jours, les forces de l’ordre se sont contentées d’encadrer le quartier des Grésilles, pour éviter la propagation des affrontements, mais sans intervenir directement pour les faire cesser.

Comme l’écrit Le Figaro : « Traumatisées par les émeutes de 2005, les autorités ont mis en place une stratégie d’évitement qui place les populations locales sous la loi des bandes.La police n’intervient plus qu’en pointillé, à retardement, après l’événement. Elle se retranche derrière des procédures judiciaires longues, aléatoires, rythmées par les magistrats. »

D’ailleurs, une sorte d’armistice a finalement été scellée entre les Tchétchènes et la communauté maghrébine des Grésilles à la Mosquée de la Fraternité, à Quétigny, près de Dijon. Comme si les autorités religieuses remplaçaient, pour maintenir l’ordre, des pouvoirs publics républicains dépassés.

Et il faut bien comprendre que ce qui s’est passé aux Grésilles pourrait survenir demain à peu près n’importe où en France.

Comme l’écrit l’ancien préfet Michel Aubouin dans « 40 ans dans les cités », « les Français vivent avec l’illusion d’être protégés. Ceux que j’interroge font confiance à la police, à la justice et aux services de renseignement. Ils pensent même que les services se préparent aux hypothèses les plus extrêmes. Dans la réalité, il n’en est rien. Les institutions résolvent les problèmes au fur et à mesure de leur apparition. Personne n’est prêt à affronter une situation aussi apocalyptique qu’un embrasement des “quartiers”. Les policiers de terrain, que j’interroge aussi, partagent mon inquiétude. Ils savent, par expérience, qu’on ne serait pas en mesure de mobiliser suffisamment de moyens humains et matériels, pour reprendre des cités tombées aux mains de groupes dissidents, dès lors que nous n’avons déjà plus les moyens d’y demeurer. »

Pendant trois jours, les habitants des Grésilles ont eu le sentiment d’être totalement abandonnés des pouvoirs publics.

Mais en réalité, ce sont tous les Français ordinaires qui sont abandonnés.

Années après années, mois après mois, on ne peut que constater la progression du communautarisme, la multiplication des violences urbaines, qui ne sont plus réservées aux grandes métropoles, et la montée en gamme de la délinquance.

Et pendant ce temps-là, notre ministre de la Justice vide les prisons et notre ministre de l’Intérieur donne à fond dans la culture de l’excuse et désespère les forces de l’ordre.

Nous courrons à la catastrophe si nous continuons ainsi.

L’Institut pour la Justice n’a pas l’intention de rester les bras croisés face à cette situation.

Soyons francs, tant que l’équipe actuelle sera au pouvoir, il sera très difficile d’obtenir des réformes qui améliorent la sécurité des Français, nous le savons.

Mais cependant nous ne lâcherons rien. Nous continuerons à saisir toutes les occasions pour alerter l’opinion, à mobiliser pour faire pression sur les pouvoirs publics. Nous continuerons à proposer des solutions à l’efficacité prouvée. Nous continuerons sans relâche à être les porte-paroles de tous ces Français qui aspirent à une justice plus protectrice et plus efficace.

Et lorsque viendra la période électorale de 2022, nous serons là pour demander des comptes à ceux qui ont exercé le pouvoir et pour rappeler qu’une autre politique est possible. Plus déterminés que jamais.

(…)
Laurence Havel

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