MEMORABILIA

« Quand un délinquant noir tue un enfant blanc : réflexions sur la médiatisation raciale à sens unique obligatoire »- Goldnadel.

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Par  Gilles-William Goldnadel Publié le 24/08/2020

Valeurs Actuelles

– Dans le cadre d’un débat de bonne foi et rationnel, on constate qu’il existe une présomption de racisme uniquement lorsque la victime est noire, comme si le racisme anti-blanc était impensable et donc indicible, relève notre chroniqueur Gilles-William Goldnadel.

Si Valeurs actuelles n’avait pas évoqué ce drame que constitue le meurtre de Cannon Hinnant, aucun Français ne serait au courant. Je rappellerai donc ici que Cannon était ce garçonnet de cinq ans qui habitait la Caroline du Nord et qui a été abattu alors qu’il jouait dans un bac à sable par Darius Sessoms, un voisin ayant un passé de délinquant.

La presse américaine, malgré quelques exceptions, est restée très discrète malgré le caractère horrible de ce fait divers. Il convient de préciser à ce stade que si le présent article était assorti de photographies, il montrerait que le petit garçon était blanc et que son meurtrier était noir. Et c’est ici que la polémique survient comme elle a survenue aux États-Unis.

Dans le climat racial obsessionnel qui sévit aux États-Unis et qui atteint son point paroxystique avec la mort de George Floyd, de nombreux citoyens se sont étonnés de la faible publicité donnée à cette affaire. Certains ont fait observer que si, par une hypothèse inversée, le petit garçon avait été noir et son meurtrier blanc, il s’en serait suivi un déferlement médiatique sans commune mesure accompagné d’émeutes sanglantes. Cette observation est incontestable si l’on veut être de bonne foi.

Aux États-Unis, certains font cependant observer, non sans raison, qu’il n’est nullement avéré que la cause de la mort du petit garçon ait des causes raciales. À cela on ne peut que répliquer que lorsqu’un policier blanc tue une personne noire, souvent dans des circonstances violentes et dans l’exercice de ses fonctions, il n’est non plus nullement avéré que la mort donnée – même lorsqu’elle aurait pu être évitée – aurait des explications chromatiques.

Dans le cadre d’un débat de bonne foi et rationnel, on ne peut donc qu’observer qu’il existe une sorte de présomption de racisme uniquement lorsque la victime est noire, comme si le racisme anti-blanc était impensable et donc indicible. Les récentes scènes de lynchages de blancs aux États-Unis en apportent la triste contre preuve pour autant qu’elle eût été nécessaire.

Le débat sur la délinquance noire aux États-Unis peut déboucher sur des explications multiples : sociales, familiales, médiatiques et psychologiques. Il est raciste de reprocher aux noirs cette délinquance, mais y voir au rebours la preuve d’un racisme blanc est tout aussi irrecevable.

Il existe aujourd’hui une triste loi médiatique qui ne peut qu’être expliquée par ce racisme anti-blanc qui fait que le plus important journal américain a décidé de manière caractéristique d’une repentance pathologique de magnifier le Noir en l’écrivant avec une majuscule et de rabaisser le blanc en le voulant minuscule.

 Cette loi non écrite est la suivante : le blanc n’existe chromatiquement que s’il est coupable. Si la victime est blanche, elle est transparente. En ce qui concerne le noir, la règle est strictement inversée : Le noir ne prend de couleur qu’en victime.

L’affaire du petit Cannon n’a pas reçu de publicité car elle obligeait la presse américaine à des omissions gênantes pour respecter cette loi non écrite dans le cadre d’un fait divers dérangeant en folle période d’obsession raciale.

À titre personnel, je considère la racialisation de tout événement comme une défaite de la civilisation. Le grand intellectuel américain de gauche Mark Lilla a reconnu récemment que c’était cette racialisation obsessionnelle qui avait redonné au blanc américain des couleurs, autrement dit sa conscience chromatique. Il n’y voyait pas un progrès mais une régression. Moi aussi.

En attendant, nous en sommes là. Puisque George Floyd doit être vu comme une victime noire d’un policier blanc, je ne peux autrement faire que regarder le petit Cannon comme un enfant blanc victime d’un délinquant noir. Sauf à subir une double peine raciale. Je n’accepte pas qu’une idéologique obsessionnelle et foncièrement raciste veuille faire de moi un daltonien à géométrie variable.

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