MEMORABILIA

« La faute à qui ? Mais aux Français, bien sûr… »

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Christian Vanneste

Boulevard Voltaire

6 octobre 2020.

Les immigrés musulmans, pour beaucoup, ne s’intègrent pas et développent un dangereux séparatisme. Pourquoi ? La faute à qui ? Mais aux Français, bien sûr : c’est le poids de la colonisation, puis celui de la ghettoïsation lorsque les ex-colonisés se pressent de venir sur la terre de leurs bourreaux, par nostalgie, par soif de vengeance… ou tout simplement pour se procurer un mode de vie que leur indépendance ne leur offre guère.

Les Français sont donc les grands coupables de tous les maux qui leur arrivent ! Et il faut donc qu’ils mettent la main à la poche pour éliminer les conséquences de leurs fautes, accroître l’aide aux quartiers sensibles, soutenir la religion musulmane en formant les imams, développer l’apprentissage de l’arabe à l’école et accroître les contrôles d’une population rendue dangereuse par notre incapacité à l’accueillir.

Le pouvoir actuel, dont la caractère oligarchique s’impose de jour en jour, a le culot d’accuser les Français des fautes réelles ou supposées commises par les gouvernements d’hier et d’aujourd’hui. La colonisation, bonne ou mauvaise, a-t-elle été l’expression de la volonté populaire ? Évidemment non !

Elle a été décidée et entreprise par une minorité au profit d’une minorité, au nom de grands principes, et d’ailleurs au détriment des finances françaises, comme l’a démontré Jacques Marseille dans Empire colonial et capitalisme français. Histoire d’un divorce, paru en 1984. C’est la gauche radicale, avec Jules Ferry, qui l’a promue contre la droite, davantage tournée vers la ligne bleue des Vosges et soucieuse de la Corrèze plus que du Zambèze. Quant au peuple, il a été, dans une écrasante majorité, à l’écart de cette politique qui le concernait peu.

Est-ce que ce sont les Français qui ont demandé et favorisé une immigration massive ? Pas davantage. C’est la même combinaison d’idéologie progressiste, paresseuse, et d’intérêts à court terme qui a engendré cette politique suicidaire qui, en même temps, a affaibli la famille, torpillé la politique nataliste, ruiné la démographie nationale et favorisé l’importation d’une main-d’œuvre peu exigeante, mais peu formée, source d’une compensation au déficit des naissances. L’immigration économique a ralenti les investissements technologiques et la modernisation industrielle. Le regroupement familial a déséquilibré nos dépenses sociales et créé cette prétendue ghettoïsation.

Non content d’éluder la responsabilité de l’oligarchie politicienne qui, depuis si longtemps, gouverne si mal la France, le pouvoir, au nom de l’idéologie antiraciste, veut ignorer la responsabilité des immigrés eux-mêmes dans le processus, comme Mme Taubira inscrivait dans la loi d’ignorer l’esclavage africain et musulman. Il n’y a rien d’étonnant à ce que des migrants se rapprochent de parents déjà installés pour faciliter leur insertion.

Plus le pays d’origine est communautaire, voire tribal, et souvent porteur d’un racisme ancré profondément dans les croyances et les mœurs, plus le groupement communautaire se fera. Les Français n’y sont pour rien, sauf quand ils désertent un quartier où la manière de vivre n’est plus acceptable pour eux, parce que la leur n’est plus tolérée. Les mariages entre autochtones et immigrés ont toujours été un puissant moteur d’assimilation, mais lorsqu’une religion interdit toute union avec un infidèle, il ne faut pas s’illusionner sur le sens et la portée de celle entre un Français d’acquisition récente, parfois binational, et une nouvelle venue, souvent appelée dans ce but. L’acquisition juridique de la nationalité qui en découle permet à des « citoyens », comme dit M. Macron, de se foutre « royalement » de la République, et plus encore de la France.

Si l’on élargit le regard, on se rend compte que cette culpabilisation d’un peuple, victime, par une oligarchie, coupable, brandissant le mot populisme comme une insulte et une condamnation, n’est pas un accident mais un processus : c’est exactement le même qui est utilisé actuellement dans la crise sanitaire. Parce qu’un gouvernement n’a pas su prévoir, ni anticiper, et que certains de ses membres risquent de devoir rendre des comptes, il faut à tout prix entretenir la peur en gonflant une épidémie dont le rebond serait dû à la légèreté et à l’indiscipline gauloises. La police va donc sévir contre les récalcitrants au port du masque, tandis que les trafics qui les font vivre prospéreront impunément dans certains quartiers.

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