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Ivan Rioufol: «Non, parler d’immigration n’est pas un péché!» (Texte complet).

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CHRONIQUE – Le chef de l’État s’est gardé d’aller à la source de l’importation du séparatisme islamiste, qu’il a désigné comme menace pour l’unité nationale.Par Ivan RioufolPublié il y a 1 heure, mis à jour il y a 1 heure

Ivan Rioufol.
Ivan Rioufol. François BOUCHON/Le Figaro

La culpabilisation est un virus mortel. Cette arme psychologique interdit au président de la République, encore aujourd’hui, de s’alarmer des conséquences de l’immigration de masse. Le pape François qualifie même d’«inacceptables» les arguments de ceux qui s’inquiètent des intrusions étrangères. Pour le Saint-Père, l’ouverture à l’Autre est un impératif. Certes, vendredi dernier, Emmanuel Macron s’est apparemment libéré de l’idéologie «antiraciste» qui protège l’islam. Le chef de l’État a désigné le séparatisme islamiste comme une menace pour l’unité nationale. Cependant, il s’est gardé d’aller à la source de l’importation de cette civilisation qui impose la charia en certains lieux de France. Le président a préféré, mea culpa, accuser la République d’avoir contribué à la ghettoïsation de quartiers délaissés. Or, tant que l’État n’osera pas stopper les arrivées islamiques, cette idéologie prospérera.À LIRE AUSSI : Macron tarde à définir une ligne face à l’islam politique

Le choc des civilisations, qui oppose depuis des siècles le monde occidental au monde musulman, est un fait balayé par le pape au nom de la fraternité. C’est le sens de son encyclique, Fratelli tutti (Tous frères), publiée dimanche: un document dans lequel François cite plusieurs fois, comme inspirateur, le grand iman du Caire, Ahmad al-Tayeb. Le concept de «guerre juste», attribué à saint Thomas d’Aquin, y est récusé. «Jamais plus la guerre», écrit le pape dans son élan pacifiste. Sa prise de position est vertueuse. Mais elle ne tient pas compte de la fièvre djihadiste qui contamine le monde musulman, mû par la revanche et la conquête. Quand le pape xénophile louange l’ouverture des frontières («chaque pays est également celui de l’étranger»), il oublie Pascal: «Qui veut faire l’ange fait la bête.»

Il suffit, pour subvertir un peuple fatigué, de le faire douter de lui-même jusqu’à ce qu’il s’excuse et se soumette sans combattre. C’est à cette entreprise idéologique que se prête ingénument le pape, quand il fait procès aux «populistes» de vouloir se protéger d’une pression musulmane qui a du mal à s’intégrer. Il y a une incohérence dans son discours: il dit écouter les faibles et prêcher la compassion, mais n’entend pas les peuples vulnérables qui se disent abandonnés. Alors que les États rejettent la brutalité mondialiste, il est paradoxal d’entendre l’hôte du Vatican, cité close de hauts murs, obliger à l’ouverture. Si Rome a sa grande mosquée, il n’y a aucune église à La Mecque ni en Arabie saoudite. Se souvenir aussi de la menace du prédicateur islamiste Youssef al-Qaradâwî à destination de l’Europe (2002): «Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques nous vous dominerons.»

L’islamisme rampant est une conséquence directe de la politique laxiste de l’État en matière d’immigration depuis quarante ansThibault de Montbrial

Thibault de Montbrial le rappelle (1): «L’islamisme rampant est une conséquence directe de la politique laxiste de l’État en matière d’immigration depuis quarante ans.» N’en déplaise à l’angélisme du pape, il est devenu vital pour les Européens, et singulièrement les Français, de voir se réduire les entrées extra-européennes. Or il est regrettable de constater l’indifférence de Macron sur cet élémentaire souverainisme. Il convient bien sûr d’applaudir sa mise en cause de «l’islamisme radical» dans la constitution de la «contre-société». Cette prise de position a été qualifiée, par l’institution islamique Al-Azhar (Le Caire), de «raciste» et «de nature à enflammer les sentiments de deux milliards» de musulmans dans le monde. Toutefois, les réponses au combat islamiste seront vaines tant que les dirigeants resteront minés par la honte.

Limites du «réveil républicain»

Il n’est pas plus «raciste» de s’opposer à l’islam totalitaire que de vouloir préserver la nation de son invasion. L’accusation en islamophobie est l’arme des colonisateurs. Macron a raison de passer outre ce faux procès. Son «réveil républicain» a clairement désigné comme ennemis le wahhabisme, le salafisme, les Frères musulmans. Bravo! Il est bien entendu que tous les musulmans ne sont pas à mettre dans ce même sac. Il n’empêche qu’un récent sondage Ifop rappelle que 40 % des Français musulmans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République ; un taux qui s’élève à 74 % chez les moins de 25 ans! En laissant venir 440.000 étrangers par an (demandeurs d’asile, titres de séjour et mineurs isolés confondus), la France participe à la consolidation du séparatisme islamiste qu’elle prétend combattre. À Paris, les «enfants des rues», issus du Maghreb mais aussi d’Afghanistan et du Pakistan, seraient à l’origine de 60 % des violences.À LIRE AUSSI : Éric Delbecque: «Le salafisme est un islamisme silencieux qui émousse notre vigilance»

Il ne suffit pas de répéter, comme le font tous les ministres de l’Intérieur, que les étrangers perturbateurs seront expulsés ; ils ne le sont jamais qu’à la marge. Il reste aux dirigeants, Macron en tête, à sortir du somnambulisme officiel sur l’immigration de peuplement. L’Union européenne partage avec le Vatican le même irénisme droit-de-l’hommiste: il permet de mépriser les plus fragiles des citoyens quand ils se disent étrangers chez eux. Quitte à ce que la France s’émancipe des impératifs européens, elle doit mettre un terme aux abus du regroupement familial et du droit d’asile. Elle doit réduire ses aides sociales qui sont des invitations à s’installer. Il serait temps également d’engager une réflexion sur l’accès automatique à la nationalité par le droit du sol. Ce principe ne correspond plus aux réalités, quand une contre-société se dit d’abord musulmane. Le droit de la volonté, qui offrirait la nationalité à celui qui serait disposé à faire allégeance au pays d’accueil, serait plus respectueux pour tout le monde. Les tabous sur ce sujet n’ont plus de sens.

Repentance organisée

En réalité, la culpabilisation qui démoralise les Français reste portée par Macron. Il demeure l’avocat des minorités qui exigent de la France le repentir. C’est lui, en 2017, qui a qualifié la colonisation de «crime contre l’humanité». En confiant à l’historien Benjamin Stora une mission sur «la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie», il a conforté cette flagellation. Elle s’est traduite, mardi sur France 2, par un réquisitoire contre la France coloniale, dans un documentaire:Décolonisations, du sang et des larmes. Tout a été fait, dans ce parti pris, pour rendre la France détestable: un encouragement à la mépriser toujours davantage. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse?

(1) «Osons l’autorité», Éditions L’Observatoire.

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