MEMORABILIA

L’ÉDITORIAL DE JACQUES DE GUILLEBON : SIMPLE SOLDAT

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L’éditorial du numéro 35, par Jacques de Guillebon. 

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Acculée, la gauche mord mais ne se rend pas. Depuis quelques mois, ce camp de vieux ringards et de boomers répugnants, qui parvient toujours à recruter, à son habitude, parmi les franges de la population les plus faibles intellectuellement et culturellement, savoir : les jeunes filles « en transition », ce qu’on appelait autrefois des adolescentes, qui croient dur comme fer que leurs cheveux bleus vont sauver la planète et qui hurlent derrière la monstrueuse poupée venue du nord, Greta, « how dare you », dans un bavement de rage ; la racaille sans nom, sans langage, sans cerveau et sans espérance, qui se moque bien des idéologies tant qu’on peut prendre l’oseille et injurier ; les étudiants de Sciences Po que grisent les mots derridiens dénués de sens ; les punks à chien enivrés de mauvaise bière qui ont pris Notre-Dame des Landes pour le paradis ; depuis quelques mois donc, la gauche montre les crocs et dénonce, et fait le ménage autour d’elle.

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Terrée dans son bunker de la Maison de la radio, interdit à jamais à tout homme de droite, elle anathématise à l’aide de ses relais médiatiques comme Le Monde, ou politiques, comme La France insoumise, tout ce qui vient contester son hégémonie. C’est un jour le ridicule scandale de Valeurs actuelles par où l’on assiste à cette scène ahurissante : le quotidien du soir enjoint dans un éditorial d’exclure tous ces semi-droitards des plateaux télé ; deux heures après, Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire est viré de LCI. Une autre fois, c’est nous-mêmes qui sommes censurés par la multinationale JC Decaux qui a jugé ce que bon lui semble, c’est-à-dire que notre Une sur la remigration ne pouvait figurer sur les kiosques de la région parisienne. Une autre fois encore, c’est Jean-Luc Mélenchon qui décide de bannir le buste de saint Louis hors du Sénat.

Tous ces assauts rageux dissimulent de moins en moins le projet de haine qui est celui de la gauche : raser bien entendu tout ce qui fait la grandeur de la France et de la civilisation européenne, mais non plus au nom d’une raison abstraite : au nom de la substitution d’une autre culture à la nôtre, culture par ailleurs vague et indéfinie, dont tout ce que l’on sait c’est qu’elle sera sans pères, sans blancs, sans chrétiens, sans histoire, sans sexes, sans objectivité. Cette gauche bave et mord, il a longtemps qu’on le sait.

Tous ces assauts rageux dissimulent de moins en moins le projet de haine qui est celui de la gauche : raser bien entendu tout ce qui fait la grandeur de la France et de la civilisation européenne

La nouveauté, c’est qu’elle est secondée objectivement dans sa tâche par un pouvoir central, le macronien, qui pétrifie toute opposition et annihile par injections narcotiques toute tentative de révolte. Emmanuel Macron n’est pas tout-puissant, il est au contraire tout impuissant mais c’est par cela qu’il règne. Il jouit à l’évidence des castagnes qui ont lieu autour de lui dans la cour de récré, et en fait son miel, tel le délégué rapportant à la maîtresse. Un jour il balance la gauche, le lendemain, il dénonce la droite. Et nul ne songe à s’attaquer réellement à lui. Car il est dur d’attaquer un ventre mou, difficile de saisir un fantôme qui se dérobe. Il offre Darmanin à la droite, et Dupont-Moretti à la gauche. Il est matamore et humaniste dans le même temps. Chef de guerre et maman poule.

Avions-nous mérité cela ? L’histoire le dira. Elle dira surtout si nous avons essayé de résister au chant de Kaa qui nous disait d’avoir confiance dans qui s’apprêtait à nous étrangler. Elle dira si nous aurons perdu notre temps en bavardes querelles durant que la maison flambait. Elle dira si nous aurons réussi à rassembler, dans un élan invincible, et à convaincre, et à gagner à la fin. Aristote l’a dit : « Quand l’armée est en déroute et qu’un simple soldat fait front, tout le front bientôt se reconstitue autour de lui ». Soyons simple soldat.

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