MEMORABILIA

[Goldnadel] Quand un chroniqueur de France Inter payé par Soros intervient sur l’antenne pour arbitrer sa querelle avec la Hongrie

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Pierre Haski. Photo © Capture d’écran Youtube / France Inter

Par  Gilles-William Goldnadel

Publié le 12/10/2020 Valeurs actuelles.

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Chaque semaine, l’avocat Gilles-William Goldnadel livre aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l’actualité.

Trop c’est trop. Ceux qui me lisent savent combien je suis démocratiquement ulcéré par la mainmise de la gauche sur l’audiovisuel de service public. Je vais leur faire grâce, pour cette fois, de mes saines et assumées obsessions sur cette colonisation médiatique, sans vergogne, en fraude, des copropriétaires des chaînes étatiques que nous sommes, par voie de paiement d’une redevance fiscale obligatoire.

Mais l’affaire qui me fait écrire aujourd’hui est d’un niveau démocratique et légal encore infiniment supérieur.

Parmi les contestations récurrentes de la manière dont la station publique France Inter piétinait impunément le pluralisme, j’avais noté le remplacement au poste de la chronique de politique étrangère de Bernard Guetta — n’ayant jamais caché à l’antenne supposément neutre sa passion européiste et étant devenu sans désemparer ni complexe député macronien européen — par Pierre Haski, transfuge de Rue89 tout aussi européiste mais encore plus à gauche que son prédécesseur.

Pierre Haski entretient des relations politiques et financières avec Georges Soros qui comble de ses bienfaits ceux qui ont pour projet politique de détruire les fondements de ces États-nations qu’il vomit.

Au micro, ce journaliste assume sans surprise ses idées sur toutes les questions d’actualité étrangère avec bonhomie et placidité. Il m’arrive fréquemment de le critiquer publiquement avec une courtoise résignation. Mais mercredi dernier, Pierre Haski a dépassé toutes les bornes de la déontologie.

Dans sa chronique, celui-ci n’a pas hésité à se féliciter bruyamment de la condamnation de la Hongrie par la Cour Européenne de Justice dans le conflit qui oppose cette nation européenne au souverainisme ombrageux à l’internationaliste milliardaire Georges Soros. Or, Pierre Haski entretient des relations politiques et financières avec le financier spéculateur qui comble de ses bienfaits ceux qui ont pour projet politique de détruire les fondements de ces États-nations qu’il vomit.

Je vais donc citer littéralement ses déclarations à la revue IEA & Esprit en date du 21 mars 2018 à la 36e minute et à la 15e seconde : « Pendant la campagne électorale française, moi, j’ai participé à une opération de surveillance du Web qui été menée, qui a été financée par la fondation de Georges Soros qui est basée à Londres et qui a mis des gros moyens, c’était après l’élection américaine, donc il voulait voir ce qui se passerait, s’il y avait eu le même type de phénomène qu’aux États-Unis, et avec une société de marketing qui fait de l’analyse de données, on a surveillé le Web français, pendant six mois… On peut dire que M. Soros en a eu pour son argent. Ces six mois d’enquête font renaître le journalisme d’investigation. »

Le CSA n’est pas d’humeur chagrine lorsqu’il s’agit de la gauche médiatique internationaliste

C’est une chose que la première radio publique viole impunément l’obligation de pluralisme et de neutralité contenue dans son cahier des charges. Le CSA s’en moque et l’opposition superficielle de droite n’a toujours pas compris ce qu’était le combat culturel. Mais c’en est une autre, qu’un journaliste, payé par le contribuable français, intervienne publiquement dans une chronique radiophonique en prenant parti en faveur de celui qui, dans l’ignorance des auditeurs qui l’écoutent et lui accordent a priori du crédit, lui a octroyé des subsides.

Un esprit chagrin y verrait une prise illégale d’intérêts. Mon imagination est impuissante à décrire la réaction médiatique ou celle du gendarme des médias au cas hypothétique où il se trouverait qu’un journaliste ayant touché des fonds des sociétés proches de Donald Trump aurait commis une chronique sur des ondes étatiques ou même seulement privées en sa faveur. Mais le CSA n’est pas d’humeur chagrine lorsqu’il s’agit de la gauche médiatique internationaliste, il préfère réserver sa fureur aux chroniqueurs patriotiques.

L’injustice, l’iniquité, la malhonnêteté. Jusqu’à quand ?

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