MEMORABILIA

« Le vote musulman, un réservoir de voix non négligeable pour les partis de gauche »

Scroll down to content

Par  Maxence Ledru Publié le 12/10/2020 Valeurs actuelles

Erwan Seznec, journaliste indépendant, a publié en septembre Nos élus et l’islam (Robert Laffont). Une enquête qui pointe l’infiltration pernicieuse de l’islam dans le tissu associatif local, bien souvent avec l’aval des politiques en quête du vote musulman.

Les exemples de politiques flirtant avec l’islam radical sont légion. La manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre 2019 avait déjà vu des figures de l’extrême-gauche main dans la main avec des représentants islamistes. Erwan Seznec, auteur du livre Nos élus et l’islam (Robert Laffont), se penche sur ces villes où la gauche a laissé prospérer l’islam. De Denain à Perpignan, des élus de gauche et du centre entretiennent avec leurs administrés musulmans des rapports ambigus. En échange de voix, ils s’échinent à leur trouver logements, emplois et salles de prière. Les militants islamistes font parfois même campagne pour les politiques en guise de remerciements. Il est par exemple rapporté dans l’ouvrage, que la mosquée d’Escaudain, près de Valenciennes, faisait campagne pour le PS en 2012 : « Des prêches appelaient à voter pour François Hollande. »

Le clientélisme, s’il fonctionne la plupart du temps comme le montre Erwan Seznec, met pourtant en danger la démocratie et la laïcité. Avec des taux d’abstention record en raison de la pandémie de coronavirus, certains élus de grandes villes ne gagnent qu’avec une poignée de bulletins. S’attirer un électorat musulman, c’est s’assurer une place de choix dans les urnes car cet électorat fonctionne « en vase- clos et vote en groupe », rapporte le journaliste. Les disparités entre les résultats des bureaux de vote de différents quartiers communautarisés sont parfois gigantesques. De leurs côtés, les maires redevables n’hésitent pas à favoriser l’entrisme islamique jusqu’à prêter des salles communales pour les fêtes de l’Aid-el-Fitr ou encore en participant à des nuits du Ramadan.

Les élus aident les islamistes à s’infiltrer dans le tissu social

Plannings familiaux, centres sociaux, centres d’animations municipales, structures de médiation dans les quartiers sensibles… Les prédicateurs islamistes et leurs alliés ont infiltré le tissu associatif de nombreuses communes. Souvent sous le regard bienveillant des élus. Erwan Seznec rapporte notamment le cas de Grenoble où le planning familial de l’Isère a rédigé un communiqué en soutien au… burkini. Voilà donc un établissement normalement chargé de parler des problèmes de contraception qui se pose en défenseur du « maillot de bain pudique ». Un coup médiatique monté de toute pièce par l’Alliance citoyenne et sa membre Taous Hammouti. Le planning familial était aussi alors géré par une ex-élue socialiste, adjointe au maire de Grenoble Michel Testot. Elle a depuis figuré sur la liste de l’actuel maire écologiste Eric Piolle de la ville communautarisée.

L’auteur théorise ce phénomène d’infiltration de l’islam dans les associations en parlant de « community organizers », ces organisateurs de communauté qui, aux Etats-Unis notamment, sont des militants politisés qui agissent au contact de la population, pour désigner les islamistes qui cherchent à faire du prosélytisme dans tous les secteurs de la vie de quartier. Dans les villes où la paupérisation sévit, un colis alimentaire devient vite matière à un chantage au vote. Erwan Seznec cite ainsi le cas de Denain, où la maire PS Anne-Lise Dufour-Tonini avait placé en 2018 Soufiane Iquioussen, fils d’un prédicateur radical proche des Frères musulmans, Hassan Iquioussen, à la tête du centre d’action sociale chargé de l’insertion. Alors que la ville a une démographie stagnante, plus de 600 nouveaux inscrits ont fait leur apparition sur les listes électorales. Alors que la pandémie a découragé de nombreux électeurs de voter par peur d’être contaminés, des islamistes ont mobilisé leurs troupes. La maire a été élue avec seulement 3 214 voix dans une ville de 20 000 habitants.

L’argument de l’islamophobie pour faire taire les élus attachés à la laïcité

L’alliance politique avec l’islam se joue à tous les niveaux. Dernier exemple en date : Jean-Luc Mélenchon défendant la sulfureuse mosquée Omar perquisitionnée pour des risques d’incendie. Cette mosquée du 11 e arrondissement de Paris – tristement réputée pour avoir accueilli les frères Kouachi – est accusée de prêcher des discours extrémistes et de prôner la charia. Mais pour le très « spirituel » leader de la France insoumise, « un athéisme d’Etat » serait en place et ranimerait « une guerre de religion », a-t-il écrit sur Twitter. Autre exemple ? La France insoumise, encore, donnant une tribune pendant ses universités d’été à l’indigéniste Youcef Brakni, sous les yeux du député Éric Coquerel. Plus récemment, c’est la garde à vue d’un élu de la Courneuve et multidélinquant, criant « Allahu Akbar » et menaçant le président Emmanuel Macron qui a été fortement relayée.

Et gare aux élus qui refusent de se soumettre et de voir « un racisme systémique » à chaque critique de l’islam. Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice du Val d’Oise et maire de Saint-Gratien de 2001 à 2017, en a fait l’amère expérience. Ses combats contre les constructions de mosquées illégales, contre les dealers dans les halls, les vendeuses voilées et les prières de rue lui ont valu des insultes telles que « nazie » ou « fasciste d’extrême droite ». A Clichy-la-Garenne, la mairie LR a elle eu droit à 10 mois de prières islamiques sous ses fenêtres après la fin d’un bail précaire associant la commune à une salle de prière. Le préfet n’a pas bougé. Résultat : les élus qui s’opposent à  l’islam radical font face à des agressions, des menaces de mort et sont parfois même obligés de mettre leur domicile sous surveillance, comme le révélait récemment Nadine Morano à Valeurs actuelles.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :