MEMORABILIA

Le frère d’Hervé Cornara, décapité par un islamiste en 2015, dénonce l’inaction de l’Etat

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Par  valeursactuelles.com / Lundi 19 octobre 2020 L’hommage rendu à Hervé Cornara le 30 juin 2015. Photo Laurent Cipriani/AP/SIPA

Cinq après, rien n’a bougé selon Didier Cornara, qui enjoint le gouvernement à combattre “l’Islam radical” pour mettre fin à cette “guerre”.

C’était le 15 juin 2015. Hervé Cornara perdait la vie, tué à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) par Yassin Salhi, un de ses employés chauffeur-livreur. L’homme de 35 ans l’avait décapité avant d’accrocher sa tête sur un grillage. Un « acte terroriste » pour le frère de la victime, Didier Cornara, d’autant que les enquêteurs avaient mis en évidence des liens avec les milieux islamistes.
 
A la suite de la mort de Samuel Paty vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, le traumatisme s’est réveillé chez lui, comme il l’a confié au Parisien. Comme son frère, Samuel Paty a été décapité, une image « terrible » pour lui qui se remémore le moment où on lui a montré le corps de son frère en deux parties. « De voir cinq ans après mon frère, qu’on a décapité comme ça un professeur, sur un trottoir, réveille beaucoup de choses en moi. J’en suis malade », témoigne-t-il auprès de nos confrères du Parisien.

« Il faut combattre l’ennemi »

Didier Cornara dénonce l’inaction de l’Etat français depuis la mort de son frère et les récupérations en tous genres. « Cinq ans après, un professeur a été décapité. Et qu’est-ce que je vois à la télé ? D’autres ministres qui viennent dire que l’on va faire une journée d’hommage, un rassemblement et une minute de silence », peste-t-il alors qu’à l’époque, des ministres étaient également venus lui dire la même chose. « On attend donc qu’une troisième personne se fasse décapiter ? C’est juste scandaleux », fustige-t-il.
 
Il demande aujourd’hui que les politiques mettent en prison « les imams, prédicateurs et tous ceux qui prédisent la haine ». A nos confrères, il raconte que sa vie a été bouleversée depuis, n’ayant plus aucun contact avec sa belle-sœur et son neveu et que l’entreprise de son défunt frère a fait faillite. « On est juste en guerre, il faut combattre l’ennemi », lance-t-il tel un cri d’alarme.

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