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Ivan Rioufol: «Tarir enfin la source du cauchemar français»

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CHRONIQUE – Le jeune djihadiste tchétchène qui s’est acharné sur Samuel Paty est le produit conjoint de l’islamisme démoniaque et de la République angélique.

Par Ivan Rioufol. 22 octobre 2020. LE FIGARO.

Ivan Rioufol
Ivan Rioufol François BOUCHON/Le Figaro

– Maintenant ou jamais. Les dirigeants somnambules doivent se réveiller face à l’islam déchaîné. Sinon, les Français n’auront plus comme choix que la soumission ou la guerre civile: ceux qui refuseront de se plier aux interdits de l’islamo-fascisme ne pourront compter que sur leurs propres forces pour résister. La décapitation au couteau d’un professeur d’histoire-géographie, vendredi dernier dans une rue de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), ne peut plus se contenter de cérémonies nationales et de mots en l’air.

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Déclarer: «Ils ne passeront pas!», comme l’a fait Emmanuel Macron après le crime, est inutilement déclamatoire. Le président sait, mieux que quiconque, que l’ennemi a infiltré la société et bien des rouages de l’État. Le jeune djihadiste tchétchène qui s’est acharné sur Samuel Paty, à la sortie de son collège de Conflans-Sainte-Honorine, est le produit conjoint de l’islamisme démoniaque et de la République angélique. La démission française a fait le nid de la terreur.

Votre serviteur peut témoigner de la lâcheté des donneurs de leçons, déserteurs aux yeux clos.

Voici trente ans que quelques lanceurs d’alerte hurlent dans le désert. Votre serviteur peut témoigner de la lâcheté des donneurs de leçons, déserteurs aux yeux clos. Le chœur médiatique n’a jamais voulu entendre que des propos «racistes» et «haineux» chez ceux qui mettaient en garde contre l’islam politique et son goût du sang. Ces dénégationnistes sont les premiers dangers. Certains, certes, se ressaisissent. Il n’empêche: ils demeurent à la source du cauchemar français. Eux et les idéologues de la culpabilisation ont rendu la nation honteuse, dépressive, désarmée. En arrachant sa fierté à la France, ils ont creusé un vide dans lequel le Coran impérieux s’est installé. C’est la charia (loi islamique), appliquée ici et là dans des cités, qui a permis au bourreau de trancher la tête de «Monsieur Paty», coupable d’avoir enseigné la liberté d’expression à ses jeunes élèves en leur montrant des caricatures de Mahomet, parues dans Charlie Hebdo.

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Rien ne serait plus contre-productif, en réaction, que la mise sous surveillance des réseaux sociaux, tenus pour responsables de la tragédie. Cette obsession de l’État à réintroduire la loi Avia contre les propos «haineux», dispositif pourtant retoqué par le Conseil constitutionnel, est un non-sens.

La défense de la liberté, contestée par l’islam intolérant, ne peut conduire à la censure gouvernementale de l’internet: il est l’expression d’une réalité qui doit être regardée en face. D’autant que la législation permet de sanctionner pénalement l’apologie du terrorisme ou l’appel à la violence. Ce réflexe de la macronie, toujours prête à sortir l’éteignoir au nom d’une «hygiène républicaine» (expression de Gérald Darmanin critiquant Marine Le Pen), dit l’inconfort du pouvoir face à la brutalité des faits. Cela fait trop longtemps qu’une omerta a été entretenue, à gauche comme à droite, sur la montée de l’islamisme.

C’est en 2004 que l’inspecteur général de l’Éducation nationale, Jean-Pierre Obin, a fait paraître un premier rapport sur «les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires». L’entrisme de Mahomet au cœur de l’école publique y était décrit avec minutie. Or cette mise en garde a été ignorée du pouvoir et des enseignants.

Le déni a été tel que beaucoup de professeurs, majoritairement perméables à l’idéologie d’extrême gauche, ont été les premiers à avaliser les exigences islamistes en se pliant aux autocensures, en acceptant de «revisiter» les programmes, en se montrant intellectuellement complaisants avec les radicaux. Selon des témoignages, il semblerait que certains collèges de Samuel Paty ne l’aient pas soutenu dans sa pédagogie «républicaine». Plus généralement, le martyre de ce professeur met en lumière sa solitude, dans un système démissionnaire.

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Les «élites» complices

Le ministre de l’Intérieur l’a reconnu, lundi: «Nous sommes en guerre». Il a pris de bonnes décisions, en visant quelques associations islamisées, une mosquée intégriste (à Pantin) et en promettant l’expulsion, déjà annoncée avant le drame, de 231 étrangers radicalisés. Il est heureux que le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), officine qui insulte la France, soit enfin dans le collimateur de l’État. Il semblerait que l’Observatoire de la laïcité ait aussi à rendre des comptes sur ses fausses naïvetés et ses compromissions avec l’islam radical qu’il était censé traquer.

Reste qu’il est loisible de se demander pourquoi avoir tant attendu avant de prendre ces positions élémentaires. Surtout, la guerre contre l’islamisme, si elle doit avoir un sens, se doit de traquer tous ses signes extérieurs de reconnaissance, y compris en interdisant le voile pour les mères accompagnatrices dans les sorties scolaires ou dans les universités.

La France saura-t-elle porter les coups qu’elle promet? Son adversaire ne respecte que la force. Or le courage n’est plus ce qui caractérise ceux d’en haut. Des décennies d’autoflagellations ont laissé des blessures durables.

Le président ne fait rien pour les apaiser quand il persiste dans la culpabilisation unilatérale du passé colonial de la nation. Faire la guerre invite à être sûr de son droit.

Un doute habite les dirigeants quand ils redoutent de suspendre l’immigration, d’expulser massivement les indésirables, de marginaliser les traîtres et les «collabos» du nouvel occupant islamique. Nombreuses sont les «élites» qui peuvent être désignées comme complices du bourreau de Samuel Paty (voir mon blog). Elles ont sciemment théorisé l’abandon des exigences d’assimilation et d’intégration, au profit d’un modèle multiculturel construit sur la préférence immigrée et la culture du compromis avec l’islam. Des terres étrangères se sont consolidées sur ces renoncements.

Cordon sanitaire

Il n’est plus temps d’allumer des bougies à son balcon, ni de dessiner des cœurs ou des colombes. Il est devenu vain de manifester pour feindre de conjurer le mal. Ce rituel a été déshonoré, dimanche à Paris, par la participation de l’extrême gauche à l’hommage au professeur assassiné. C’est elle qui, Jean-Luc Mélenchon en tête, avait répondu, le 10 novembre 2019, à l’invitation d’organisations islamistes pour marcher contre «l’islamophobie» en hurlant: Allah Akbar! non loin du Bataclan. La décence invite à imposer un cordon sanitaire à cette gauche collaborationniste, qui a vendu son âme à l’islamisme en espérant récupérer quelques voix.

La mémoire de Samuel Paty oblige la France à se battre, si elle ne veut pas mourir à son tour.

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