MEMORABILIA

« Pour un état d’urgence démocratique » Ivan Rioufol.

Le Figaro, 26 octobre 2020 .

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L’hygiénisme d’Etat, qui multiplie les alertes et les interdits des états d’urgence sanitaires, réduit la politique à son degré zéro : celui du thermomètre pour tous.

Alors que la résistance à l’islamisme conquérant devrait être la préoccupation prioritaire du pouvoir, celui-ci fait bien davantage contre le Covid-19 que contre les fanatiques. 

Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique, mêle sa voix à d’autres pour prédire une deuxième vague épidémique plus grave que la première. Le même déclarait, en juillet 2010 : « La vraie intégration, c’est quand les catholiques appelleront leurs enfants Mahomet ».

A la veille de la chute brutale de Constantinople, le 29 mai 1453, les esprits fins bataillaient sur le sexe des anges.

Dans la France poursuivie aujourd’hui par ce même djihad, les tenants de l’ordre sanitaire ne pensent qu’à confiner et à brimer une population immature.

Mais où est l’irresponsabilité, sinon chez ceux qui diffusent à longueur de journée des messages angoissants sur un virus dont réchappent 99,5% des contaminés ? Au nom d’un humanisme porté en sautoir, l’Etat est en train de créer des catastrophes économiques et psychologiques dont les plus pauvres seront les cibles principales.

Cela fait des mois que le gouvernement prédit le pire. Hier, il y a eu 116 morts du Covid, contre près de 1500 aux plus hauts pics de mars et d’avril. Les inquiétudes pour l’avenir semblent néanmoins se profiler, notamment avec le retour du froid. Ce lundi, sur RTL, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a estimé à 100.000 par jour les contaminations au Covid-19. Alors que le premier ministre avait annoncé il y a deux semaines que la deuxième vague était « déjà là », Delfraissy a précisé : « On se rapproche de début mars ». Il ne s’agit pas d’ignorer ce risque, qui touche majoritairement des personnes âgées et fragiles. Elles doivent être protégées.

Néanmoins, il ne faudrait pas que l’Etat se contente d’affirmer son autorité contre un virus, en remettant à plus tard ses ripostes contre l’islam radical. Les insultes du Turc Erdogan contre Emmanuel Macron, et les appels au boycott de produits français par quelques pays arabes, sont des agressions contre la France.

Ces actes hostiles méritent la mise en place d’un état d’urgence démocratique, que la République ne décrête pas.

Le « soft power », qui prône un Etat nounou et conciliant, est le vrai virus qui a dévitalisé la nation. C’est lui qu’il faut aussi neutraliser, au plus vite.

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