MEMORABILIA

« L’Europe, terre de conquête pour l’islam ». Guillaume Bigot.

Guilaume Bigot, VALEURS ACTUELLES. 14 novembre 2020.

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Pour le politologue Guillaume Bigot, les récents attentats en Europe, comme les combats au Haut-Karabakh, nous rappellent la violence intrinsèque à la diffusion de l’islam au cours des siècles.

Comprendre ce qui se passe à Stepanakert, capitale de l’ex-enclave arménienne du Haut-Karabagh, à Vienne ou à Nice exige de prendre 13 siècles de recul et à revenir aux origines de l’islam et aux modalités de sa diffusion.

L’islam révolutionnaire correspond en tous points à l’Islam des origines qui divise la planète en trois mondes : – Le monde de la paix où règne la charia (dar al-Islam), – Le monde de la trêve où l’Islam, en situation de faiblesse, doit composer (dar-al-sulh), – Enfin, le monde de la guerre où l’Islam peut se retrouver en situation d’agressé mais aussi d’agresseur, c’est-à-dire, en situation favorable pour attaquer et s’étendre (dar-al-Harb). C’est presqu’exclusivement par le djihad, c’est-à-dire, par la volonté de passer de l’état de dar al-Harb à celui de dar al-Islam que cette religion s’est répandue.

Au cours des siècles, l’Islam s’est diffusé avant tout par la violence

Il ne faut jamais perdre de vue que les maghrébins, comme les turcs et comme tant et tant de peuples, ont été soumis par la violence à l’Islam par des colonisateurs arabes. Rares furent les zones où l’Islam s’est diffusée par le commerce, celui des routes caravanières en descendant vers l’Afrique de l’ouest et celui maritime vers l’océan indien. Ces différents « business » (le mot est d’origine arabe) faisaient d’ailleurs la part belle aux trafics d’êtres humains. La vision d’un Islam tolérant et ayant atteint un haut degré de civilisation relève en grande partie du mythe. L’Islam du califat de Cordoue ou celui du califat de Bagdad n’ont jamais cessé d’appliquer une charia, par essence brutale. Ces royaumes musulmans ne renonceront au projet de conquête initial que parce qu’ils rencontreront plus fort qu’eux sur leur route. Seule une force militaire supérieure a stoppé la progression de cette religion aux deux extrémités de ce qui était alors le monde connu. A l’extrême orient, sur les marches de l’Asie centrale chinoise, devant la forteresse de Talas dans ce qui est aujourd’hui le Kirghizistan (en 751) et à l’extrême Occident, à Poitiers (en 732).

Mais l’Islam ne s’est jamais avoué vaincu et a continué, au fur et à mesure des siècles, à renouveler ses coups de boutoirs. À l’ère moderne, C’est à Vienne qu’il sera stoppé dans sa course militaire (1683).

L’Islam considère qu’une terre devenue un jour musulmane doit le redevenir. L’Espagne qui ne s’est débarrassée de la petite aristocratie bédouine et berbère islamisée qui contrôlait l’essentiel de la péninsule ibérique qu’en 1492, figure parmi les principales cibles de ce projet de reconquête des radicaux qui reprennent le flambeau de Mahomet. Les Grecs spoliés par les Turcs de l’essentiel de leur territoire historique (le tombeau d’Aristote se situe en Turquie tandis que l’ancienne capitale de l’empire byantin est devenu Istanbul) forment une autre cible de choix.

L’Islamisme conquérant entend non seulement effacer la reconquista mais reprendre l’invasion là où elle fut stoppée au XVIII. N’ayant oublié ni Lépante, ni Vienne, ni la reconquête espagnole, l’Islam radical se dit que le moment est venu de reprendre l’offensive.

L’Europe, terre de conquête

Trois leviers sont conjointement utilisés pour atteindre cet objectif. L’immigration clandestine (Erdogan menace cyniquement l’UE d’ouvrir les vannes) ; le terrorisme djihadiste (la Russie vient de bombarder à Erbil un camp de djihadistes financés et entrainés par Erdogan) et enfin l’entrisme (l’islamisme en cravate qui avance à travers l’UOIF rebaptisé musulmans de France).

Or le vieux continent est aujourd’hui considéré comme terre de conquête. C’est ce que la récente vague d’attentats confirme. L’attaque de Nice s’est déroulé le jour de l’annonce du confinement en France. L’attentat de Vienne a eu lieu juste avant le lock-down imposé par le Covid dans la capitale autrichienne. Ce n’est pas un hasard. Nos ennemis ont donc profité d’un effet d’opportunité lié à l’affaiblissement provoqué par la situation sanitaire. Le projet de loi sur le séparatisme comme l’ouverture du procès de Charlie, en France, comme une surveillance accrue des mosquées radicales, en Autriche, fournissent autant de prétextes.

Mais plus profondément, l’Europe est perçue comme le maillon faible du monde non musulman. La plupart des peuples européens sont rongés par une forme de culpabilité liée à la domination exercée par la civilisation occidentale pendant cinq siècles et qui, aujourd’hui, est à l’origine d’un étrange complexe d’infériorité.

Le relativisme culturel contamine le droit retranscrit dans des traités, appliqué par la jurisprudence de juges et interdit aux européens de défendre leurs mœurs et même leurs frontières. Depuis 2013, en transposition du droit européen, la loi française ne considère plus qu’être clandestin relève d’un délit. Sauf s’il décapite quelqu’un, un clandestin ne peut plus être incarcéré et expulsé.

Tandis que cette hyper concentration de jeunes musulmans voués au chômage dans une Europe désindustrialisée corrode la nation par le bas, la construction européenne la suicide juridiquement par le haut.

Le refus de mentionner les racines chrétiennes de l’Europe dans le projet de préambule du projet de traité instituant une constitution européenne (projet qui en lui-même relevait d’une grave forfaiture) illustrait cette fatigue de vivre et ce renoncement à persévérer dans l’être pour reprendre l’expression de Spinoza. Les nations européennes assistent, impuissantes, à l’épuration religieuse du Haut-Karabagh chrétien par l’Azerbaïdjan appuyé par la Turquie et avec l’assentiment de Moscou (Poutine n’est peut-être pas si mécontent de régler son compte à un dirigeant arménien qui lui a tenu tête et s’apprête à dealer avec la Turquie en Lybie). Les nations européennes ne semblent pas comprendre que leur neutralité est assimilée à un aveu de faiblesse. Dans le même temps, des nations qui ne font plus assez d’enfants ouvrent leurs frontières à des migrants principalement musulmans. Ce qui est en soi une folie car seuls les enfants indigènes pourraient assimiler les nouveaux venus.

Tandis que cette hyper concentration de jeunes musulmans voués au chômage dans une Europe désindustrialisée corrode la nation par le bas, la construction européenne la suicide juridiquement par le haut.

L’Islam pourrait vivre en paix dans des nations européennes redevenues fières, dominatrices et sûres d’elles-mêmes et capables de refouler cette religion à un culte privé. Mais tant que les citoyens ou les sujets des pays européens répéteront cette erreur fatale exprimée par le président Macron (dans son discours du reconfinement) : « pour nous, il n’y a rien au-dessus de la vie humaine. » Tant qu’ils voudront se diluer dans une sorte de zone duty free sans âme et sans peuple qu’est l’Europe, l’islamisme avancera. Inexorablement.

Un petit peuple, doté d’une avance technologique et d’une armée motivée et entraînée peut imposer le respect à l’Islam radical. C’est ce que montre chaque jour Israël. Mais l’avance technologique n’est rien si les peuples d’Europe ne sont pas prêts à se battre pour défendre leur liberté. La technologie n’est rien si le patriotisme ne l’arme pas. Personne n’acceptera de mourir pour ce dérisoire symbole de soumission aux banques et aux lobbys qu’est le drapeau de l’Union européenne.

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