MEMORABILIA

Sleeping Giants : les idiots utiles du fascisme

Par  Auteurvaleurs actuelles /

Le Mardi 3 décembre 2019 Capture Twitter Sleeping Giants FR

Depuis plusieurs mois, le groupe de pression Sleeping Giants contraint les marques à retirer leurs publicités des médias non conformes à leur idéologie. Neuf intellectuels ont pris la plume pour dénoncer cette dérive totalitaire qui vise à restreindre la liberté d’expression. Tribune.

Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes. Cette prophétie de Winston Churchill, est devenue réalité. Il souffle dans l’espace médiatique un vent mauvais. Son nom est censure. Sa méthode est délation. Qu’ils se nomment Sleeping Giants, Laetitia Avia ou encore Quotidien, ils censurent, désinforment, dénoncent et désorientent, jouant ainsi avec le feu, exploitant un climat délétère davantage dû à la perte de confiance vis-à-vis des médias qu’à une quelconque « libération » d’une « parole raciste » aussi fantasmée qu’absente.

Récemment encore, une vingtaine de députés LREM tentaient d’amender la loi Avia. Cet amendement se proposait de sanctionner les annonceurs d’un an de prison et de 250 000 euros d’amende si leurs contenus s’affichaient dans un des médias visé par une accusation de « haine ou de « désinformation ».SUR LE MÊME SUJET Les Sleeping Giants s’en prennent directement à Valeurs actuelles 

En fer de lance de ce combat, les Sleeping Giants, un concentré d’activistes peu nombreux mais dont le mode d’action est connu : interpeller les annonceurs et leur faire retirer leur publicité de tel site ou de telle émission de télévision. Force est de constater que la méthode fonctionne. Boulevard Voltaire a ainsi perdu de nombreux  annonceurs, l’émission « Face à l’Info » avec Eric Zemmour est en passe de connaitre le même sort.

Pourtant, la loi interdit le boycott. Elle définit comme discrimination « le fait d’entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque » (art.225-2 code pénal) à raison de  « l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée. » (art.225-1)SUR LE MÊME SUJET CNews et M6 envisagent d’attaquer les Sleeping Giants en justice

Mais, plus grave encore que la loi, elle va entrainer les annonceurs dans une logique de justification permanente pour chaque encart. Si un annonceur se plie à ces exigences, il finira par devenir moralement responsable de chaque parole, chaque « écart », chaque « dérapage » de tel ou tel chroniqueur. C’est donc tout un écosystème économique qui se trouve aujourd’hui menacé. « Ils ne dérapent pas car ils sont le verglas » dénonçait le regretté Philippe Muray. Nous reprenons ces termes et alertons ces nouveaux censeurs qui ne se rendent sans doute pas compte de la portée de leurs gestes : c’est la liberté d’opinion, la liberté d’informer que vous mettez en péril par ce soutien réel ou supposé, à ces activistes ou à ces lois liberticides. C’est en refusant la pluralité des opinions que vous excitez les rancœurs et les défiances vis-à-vis de l’ensemble de nos collègues.

Hier c’était Boulevard Voltaire, aujourd’hui CNews et Valeurs actuelles et demain ? Le Figaro Le Point ? Libération ? Nous serons un jour le fasciste de quelque antifasciste en mal de lutte si cet engrenage n’est pas stoppé.  Ce ne sont pas d’idées dont nous parlons mais d’une certaine idée de la liberté de débattre, d’échanger et de s’enrichir par nos approches différentes et parfois divergentes.

Un journaliste n’est ni juge, ni procureur. Un militant « Sleeping Giants » bien caché derrière son pseudonyme et son compte anonyme, n’est pas flic et encore moins un héros, simplement un ennemi de la démocratie.

Si le débat se retrouve à la merci de tels activistes, si ces derniers sont encouragés par ceux qui nous gouvernent alors cette fracture béante entre le peuple et ses élites ne sera jamais comblée. C’est pourquoi nous demandons à ce que cessent les campagnes de pression sur nos annonceurs. Si rien n’est fait en ce sens, nous demandons à nos  élus de s’emparer du sujet au plus vite afin que la liberté d’informer et de débattre soit protégée. Il est temps de cesser d’avoir peur.

Les signataires de la tribune : 

Gabrielle Cluzel

Jacques de Guillebon

Martial Bild

François Bousquet

Ivan Rioufol

Gilles-William Goldnadel

Marc Eynaud

Didier Maïsto

Geoffroy Lejeune

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :