MEMORABILIA

[Del Valle] De Black Lives Matter à Assa Traoré en Une du Time, pourquoi le capitalisme mondialisé soutient les ennemis de l’Occident

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Par  Alexandre del Valle. Publié le 15/12/2020 VALEURS ACTUELLES

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– Quelques jours après l’affaire du producteur rappeur multirécidiviste Michael Zecler, le magazine Time a mis en Une comme « femme de l’année » Assa Traoré. Pour Alexandre del Valle, le fait que le sort de délinquants anti-flics « victimes » des policiers soit bien plus médiatisé que celui de citoyens honnêtes n’est pas le fruit du hasard. Il participe du Grand Renversement qui consiste à faire des hors-la-loi des victimes pour délégitimer la violence légale des forces de l’Ordre et à travers elles, l’Etat-Nation.

Incroyable inversion des valeurs, le Time n’a pas mis à l’honneur Samuel Paty, victime du jihadiste tchétchène ou les trois paroissiens de la basilique de Nice, égorgés par un autre jihadiste tunisien, mais Assa Traoré, présentée comme une héroïne de l’antiracisme dénonçant les violences policières de la république française. En désignant la sœur d’Adama Traoré comme l’une des « personnalités de l’année », au même titre que les « tombeurs » d’un Trump honni, Joe Biden et sa vice-présidente Kamala Harris, ce magazine étatsunien temple du politiquement correct bobo, a pris le parti de plus dénoncer le camp des défenseurs de l’Etat-Nation, notamment la France « raciste-islamophobe », que celui de de la violence illégale des bandes. Le double message subliminal est clair: premièrement faire croire que dans la France de François Hollande ou d’Emmanuel Macron (Adama Traoré est mort sous la présidence Hollande et son affaire a été remédiatisée durant l’été 2020 dans un contexte de Black Lives Matter-BLM), les « violences policières » viseraient les noirs africains et les musulmans pour leur « faciès » ou leur foi (dixit les comités « Justice pour Adama » et le BLM). Deuxièmement que l’Etat français lui-même et à travers lui tous les Etats souverains blancs-occidentaux démocratiques encore souverains, et donc pas seulement celui des « populistes », seraient par nature illégitimes car de même nature que le nazi-fascisme. Cette accusation fondée sur la reductio ad hitlerum implicite, participe d’ailleurs du postulat indigéniste et islamo-gauchiste selon lequel le « racisme » ne serait pas le fait de la seule « extrême-droite » ou des « sionistes », mais du « racisme structurel d’Etat » propre à tous les pays européens-blancs collectivement détestables et punissables. De ce fait, si la violence pourtant légale de l’Etat et de sa Police, sont jugés illégitimes et « racistes » par nature, et si le « racisme de cet Etat » n’est pas caractérisé par une politique raciale d’apartheid mais par les valeurs mêmes laïques-universelles issues des Lumières et de la République, a contrario, les violences des voyous descendants de « colonisés » qui attaquent l’oppresseur étatique-blanc-occidental sont quant à elles excusables et légitimes en tant que « réactions » défensives. Extraordinaire renversement.

De la palestinophilie aux islamogauchistes, indigénistes BLM

Après avoir importé durant des décennies dans les banlieues le conflit israélo-palestinien afin de tenter de radicaliser les musulmans contre les non-musulmans, les diversitaires anti-Etat importent désormais la lutte interraciale américaine des BLM afin de poursuivre la lutte des Classes par sa version exotique de la Lutte des Classes. D’où le soutien de forces puissances, au niveau mondial, à la cause de la famille Traoré qui n’aurait jamais attiré grand monde sans cet appui jusqu’aux lobbies diversitaires du Time. Ainsi, dans la vidéo tournée en grande pompe par l’équipe du magazine, Assa Traoré affirme que la mort de son frère est comparable avec celle George Floyd, étouffé sous le poids des policiers américains racistes. « Quand on voit que la France a réduit notre combat à des insultes et des accusations, on a besoin qu’une consécration vienne de l’étranger », ajoute Assa, qui dénigre ainsi depuis l’étranger le pays qui a accueilli et nourri sa famille nombreuse (17 enfants issus d’un père polygame et diverses mères bénéficiaires des généreuses aides de l »Etat raciste » français…) Le 23 juillet dernier, devant la Fontaine des innocents, à Paris, les militants traoristes venus protester contre la mort d’Adama Traoré, brandissaient des pancartes « Stop aux criminels en uniformes » et « Black lives matter ». Les enquêteurs du Time et des médias occidentaux qui ont tous relayé la cause anti-flics de Assa Traoré savent très bien que sur les trois policiers qui auraient « assassiné » par « racisme » Adama Traoré, deux étaient des noirs Antillais et que le troisième n’a été reconnu justiciable d’aucun propos raciste… Ils savent que les enquêtes n’ont avéré aucune des accusations portées par la famille Traoré, et qu’Adama est mort non pas des « violences policières » mais du fait que, cardiaquement vulnérable et atteint d’insuffisance respiratoire caché sciemment par sa fratrie le jour de la mort et des émeutes qui ont suivi, ce dernier est en réalité mort d’essoufflement en échappant violemment à son arrestation qui visait aussi son frère qu’il couvrait. Mais les mouvances révolutionnaires et la bourgeoisie mondialisée qui ont suscité l’hyper médiatisation de l’affaire se fichent des faits, réels, l’objectif unique et rassembleur de ces forces diverses étant de diaboliser et affaiblir l’Etat régalien et l’Occidental honni.

« Convergence des luttes » : capitalisme McWorld, Indigénistes, BLM, islamo-gauchistes et écolo radicaux unis contre l’Etat nation occidental

En juillet 2020, la grande manifestation organisée par le comité Adama, juste après les Gilets jaunes, et en pleine crise du COVID, aurait dû alerter ceux qui se demandent comment Assa Traoré a pu recevoir les honneurs et le soutien des plus grands médiaux internationaux. Militants écologistes, activistes anticapitalistes ont alors appliqué la fameuse idée de « convergence des luttes », lors de la « marche en hommage à Adama Traoré de Beaumont-sur-Oise, devenue le point « d’intersection » de tous les ennemis de l’Etat-Nation et des Frontières. De 1000 personnes au départ, la marche pour Adama en a rassemblé le 3 juillet dernier 20000, et l’évènement n’a plus rien à voir avec ce qu’il était au départ, les Black Lives Matter donnant le ton, et les écolo radicaux apportant une dimension « planétaire » à la cause BLM au double sens du terme planète. D’où le slogan “On veut respirer”, allusion à la fois au cris de George Floyd prononcé lors de l’interpellation violente à Minneapolis qui lui coûta la vie, et à la cause rouges-verts qui utilisent le thème du climat pour accuser les dirigeants occidentaux d’avoir « détruit » une planète qui ne « devrait pas avoir de frontières ».

En réalité, ce lien entre le BLM et le mouvement « Justice pour Traoré », puis ce choix éditorial de Times consistant à blâmer la France qui lutte contre le séparatisme islamiste plutôt que d’honorer la mémoire des victimes des jihadistes barbares, n’est pas le fruit du seul activisme d’une famille de banlieue parisienne franco-malienne. Il s’agit d’un choix délibéré de l’élite mondialisée qui instrumentalise la cause antiraciste, la lutte contre l' »islamophobie », l’écologie ou la défense inconditionnelle des « migrants », même illégaux ou islamistes, dans le but de justifier le projet anti-souverainiste cosmopolitiquement correct des grandes multinationales des GAFAM que le sociologue démocrate américain Benjamin Barber avait nommé « McWorld ».

Ce projet de destruction des Etats-Nation, qui cible systématiquement l’Occident chrétien et l’Etat régalien européen ou nord-américain, dont les méchants « populistes » sont les derniers défenseurs, est poursuivi de diverses manières, mais contre le même ennemi « patriote-mâle-blanc de 50 ans » par plusieurs grandes forces du « cosmopolitiquement » correct »:

  1. le capitalisme mondialisé à la recherche d’économies d’échelles infinies, de délocalisations lucratives et de défiscalisation, mondialiste par intérêt économique et par refus des droits de douanes
  2. la gauche marxiste, trotskiste ou indigéniste, hostile aux Nation par internationalisme révolutionnaire
  3. les milieux européistes qui ne peuvent bâtir leur utopie fédéraliste qu’en sapant les identités et souverainetés nationales des Etats qui composent l’Europe
  4. les partis et ONG écologistes qui ont créé avec tant de moyens marketing l’effigie de Greta Thumberg et qui culpabilisent bien plus les Etats-Nations « Blancs » judéo-chrétiens que la Chine ou l’Inde ultra-polluantes
  5. l’Eglise catholique complexée du Concile Vatican II et du Pape François, qui confondent l’universalisme spirituel chrétien avec le mondialisme politique anti-Etat régalien et la charité ou l’accueil de l’autre avec l’antiracisme culpabilisant et ethno-masochiste
  6. l’islam politique des Frères musulmans, qui a infiltré l’Occident pour le combattre de l’intérieur après avoir sapé le nationalisme arabe au nom du projet néo-califat transnational.

Comme je l’ai expliqué dans mon essai « Le complexe occidental », il n’y a pas de « complot » mondialiste, car les phénomènes géopolitiques sont multifactoriels et complexes. Mais il existe en revanche une convergence des forces mondialistes, une « intersection des causes » diversitaires, certes souvent contre-nature et paradoxale, qui unit des puissances économico-financières, des intérêts politiques, et des lobbies diversitaires précités qui sont en désaccord entre eux sur tout sauf sur leur priorité du moment : détruire l’Occident judéo-chrétien européen.

Le bal des hypocrites

Revenons à Assa Traoré: le sort de son frère indiffère en réalité ces forces. De la même manière, l’antiracisme sincère est le dernier des soucis tant des islamistes qui cachent avec cette cause leurs doléances totalitaires, que des Multinationales comme Benetton, les GAFAMs ou Décathlon qui retirent leurs annonces des médias osant produire des souverainistes blancs comme Zemmour car les règles des Etats légaux sont pour eux des obstacles à leur pouvoir planétaire. De la même manière, les politicards, écrivains, artistes et stars du showbiz ou du Foot qui dénoncent « l’islamophobie », le « racisme », les inégalités, les flics ou le « populisme » se contre-fichent du sort des ouvriers du quart monde de leurs propres pays et des descendants d’esclaves noirs. Car l’antiracisme, comme l’écologie, l’immigrationnisme et la haine envers les flics et la Nation, chers aux Omar Sy, Matthieu Kassovitch, Karim Benzema, Mamadou Sakho ou Tiémoué Bakayoko, ne sont que des gages donnés aux multinationales qui les sponsorisent, aux médias qui font leur notoriété et aux lobbies gauchistes, écolo et antiracistes qui distribuent les bonnes consciences. De même, les multinationales, l’Eglise immigrationniste de François ou les GAFAM ne flattent les lobbies diversitaires islamo-gauchistes/BLM que pour masquer, comme les islamistes avec le « droit à la différence », leur intérêt réel: supprimer les frontières pour ne plus payer de droits de douane, démanteler l’Etat pour ne plus subir de règles, détruire les traditions familiales et la polarité hommes/femmes pour vendre à plus grand nombre de l’Unisex.

Les acteurs du capitalisme sans frontières — GAFAMs et Multinationales — n’ont embrassé la cause des “minorités ethno-religieuses” en Occident que pour faire diversion et légitimer avec des luttes dites “progressistes”, une soif de domination universelle qui passe par un asservissement-ubérisation des peuples couplé aux délocalisations de masse. Ils savent bien que les terribles dirigeants « populistes » ne menacent personne, contrairement à leurs opposants antifas, BLM, Blacks Blocks, à la Chine communiste, aux monarchies du Golfe ou aux extrémistes islamistes et hindouistes, épargnés par le Time. Mais hurler contre les populistes avec les loups antifas et rouges-verts écolo leur permet de faire croire que leur projet est humaniste. Nos dirigeants, de gauche, comme de droite “modérée”, soumis aux intérêts des patronats consommateurs de main d’oeuvre à bas couts, se prosternent devant les lobbies sans-frontiéristes pour ne pas être soumis à la reductio ad hitlerum et conserver l’appui des multinationales qui possèdent les médias capables de faire ou défaire les rois, et où sévissent en caution morale progressiste les alliés contre-nature néo-gauchistes. Des délinquants comme Assa Traoré, le rappeur multirédiviste-anti-flic Michel Zecler, ou George Floyd, certes victime d’un flic sadique, ainsi que les migrants clandestins qui alimentent le marché noir et enrichissant les passeurs, ne sont pas sanctifiés par le Time ou George Soros sous prétexte qu’ils incarnent le camp des « opprimés ». Car les pauvres existent ailleurs qu’en Afrique, de l’Inde au quart monde français « de souche », dont les antiracistes BLM se fichent. Des victimes non homologuées « blanches » (retraités, écoliers, flics) sont agressées pour leur faciès, rackettés pour deux sous, ou poignardés pour un regard ou une cigarette. Des chauffeurs de bus ou pompiers sont attaqués par des « Jeunes » issus des « minorités » excusées car « victimes » héréditaires. En réalité, si Mc World, qui ne considère que les consommateurs interchangeables, défendent les victimes « visibles » hors-la-loi et non celles qui respectent l’ordre établi, c’est pour opérer ce que j’ai nommé dans Valeurs, le Grand Renversement: faire des délinquants racistes anti-Blancs agresseurs de flics des « victimes des « violences policières » et de l’Etat raciste », afin que la violence privée finisse par apparaître plus légitime que la violence d’Etat, pourtant la seule qui l’est, selon la phrase de Max Weber. Cette inversion est une régression de l’Etat de droit au profit de l’anarchie préétatique. Sciemment inculquée par les forces mondialistes, cette déconstruction est une phase nécessaire pour uniformiser l’Humanité. Et si le laboratoire de ce « Village Global » est l’Occident, c’est parce qu’il est la seule civilisation culpabilsée. Ce déconstructivisme civilisationnel, qui délégitime l’Etat, ses polices, ses lois (« liberticides », d’où la « désobéissance civile »), ses valeurs (« intolérantes ») et ses traditions judéo-chrétiennes familiales, « attentatoires à la dignité des LGBT », est l’intersection de forces antinationales antinomiques mais qui convergent face à l’ennemi commun blanc-mâle occidental attaché à sa patrie. Cette alliance n’est paradoxale qu’en apparence et sur le long terme, car dans la court-terme, pour démanteler l’Etat-Nation occidental il est logique que l’ ONG Open Society de Soros, les GAFAMs ou les multinationales Decathlon ou Coca Cola appuient les lobbies écolos pro-Thumberg, les ONG immigrationnistes, les mouvements BLM ou LGBT anti-famille, et même les pro-Voile (Hijab day cher à Science Po Paris) proches des Frères musulmans… Il n’y a pas de complots, seulement des forces en actions.

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