MEMORABILIA

Le gouvernement va dispatcher les demandeurs d’asile dans plusieurs régions pour décharger l’Ile-de-France.

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Par  Auteur valeursactuelles.com / Mardi 22 décembre 2020

Marlène Schiappa et Gérald Darmanin. Photo © Stephane le Tellec-POOL/SIPA

Un document présenté par le ministère de l’Intérieur présente le schéma d’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des réfugiés de 2021 à 2023. 

Il s’agit d’un « nouveau schéma national pour adapter notre politique d’accueil au contexte migratoire et aux spécificités des territoires », indique la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa en préambule de la présentation de son plan d’action. En collaboration avec le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le gouvernement revoit donc sa copie concernant les demandes d’asile essentiellement pour décharger l’Île-de-France jugée comme « excédentaire ». Le gouvernement veut aussi, par la même occasion, « mieux en prendre en compte les réalités territoriales » et donc répondre à la « polarisation francilienne » des flux migratoires. 

Car aujourd’hui, selon les statistiques fournies par le ministère de l’Intérieur, avant la crise du Covid-19, le nombre de demandeurs d’asile en préfecture, en Ile-de-France particulièrement, est estimé à 5 017, soit 46 % de la part région. Le gouvernement veut réduire ce chiffre de moitié. SUR LE MÊME SUJET Droit d’asile : le grand détournement 

Réduction de moitié en Ile-de-France 

L’Ile-de-France est donc la seule région considérée comme « excédentaire », mais plusieurs autres sont « déficitaires » à l’image de la Nouvelle-Aquitaine, la Bourgogne, la Bretagne ou encore l’Auvergne-Rhône-Alpes qui devraient voir un rééquilibrage augmenter substantiellement. 

Car en termes de pourcentage, selon les calculs du ministère concernant cette trajectoire de rééquilibrage, l’Auvergne-Rhône-Alpes devrait connaître 4 % de demandes supplémentaires, tandis que ce pourcentage sera multiplié par deux et demi en Bourogne, en Bretagne et en Nouvelle-Aquitaine. Ainsi, l’Ile-de-France accueillera toujours le plus grand nombre de demandes (23 %), devant l’Auvergne-Rhône-Alpes (13%), le Grand Est (11 %) et la Nouvelle Aquitaine (9 %). Au total, 2 500 personnes seront réorientées en trois phases, dès le premier trimestre 2021, puis de mars à juin et en fin d’année. 

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…OU comment apporter le malheur dans les « territoires », ces îlots de tranquillité si jalousés…Artofus.

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SUR LE MÊME SUJET:

Nantes sacrifie son Auberge de Jeunesse au profit des migrants

22/12/2020 05:35 

Émotion ce lundi matin rue Moquechien à Nantes, à deux pas de la préfecture de Loire-Atlantique : la police évacuait les migrants qui squattaient un vaste gymnase depuis le début de l’année. Mais pas question de les mettre sur le trottoir, encore moins de renvoyer chez eux ceux qui ne disposent pas d’un titre de séjour en règle.

Prévenus par affichettes dès le 13 novembre, déménagés avec égards, les occupants illicites ont été relogés à l’ancienne Auberge de Jeunesse de Nantes. Celle-ci était installée depuis près de quarante ans dans les locaux de l’ancienne manufacture des tabacs, boulevard de Stalingrad. Un bâtiment rénové à grand frais par la ville de Nantes afin d’accueillir de nombreuses activités municipales et associatives. Pour une auberge de jeunesse, l’emplacement, à deux pas de la gare, était idéal.

Affilié à la Fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ), l’établissement proposait des lits en petits dortoirs à des conditions très économiques (dernier tarif : 22,65 euros la nuit). Il a décompté 16 000 nuitées l’an dernier. Mais sa réputation avait fléchi depuis deux ou trois ans. Les commentaires de voyageurs devenaient franchement négatifs. L’état des sanitaires, notamment, appelait des travaux de rénovation. La fermeture de l’Auberge pour cause de confinement, en mars 2020, aurait été l’occasion de les engager. Mais la Ville de Nantes avait manifestement une autre idée en tête. Le bail de la FUAJ s’achevait en novembre 2020. Il n’était pas question de le renouveler. « On a surtout compris que la ville voulait récupérer les locaux »déclarait David Le Carré, délégué général de la Fuaj, à Frédéric Brenon, du quotidien 20 Minutes, voici quelques semaines. « On n’a même pas tenté de discuter. »

Les migrants préférés aux jeunes voyageurs

L’objectif inavoué de Johanna Rolland était clair : il s’agissait d’installer dans les lieux quelque 120 migrants. Oh ! pas dans les conditions dégradées imposées ces derniers mois aux jeunes touristes. L’auberge de jeunesse a été très correctement retapée pour y installer les clandestins bien plus confortablement que dans le gymnase squatté.

Depuis près de vingt ans, Nantes voudrait devenir une ville touristique de première importance. Elle consacre à cet objectif des budgets importants – et pas toujours bien gérés. Mais quand l’occasion s’en présente, elle se met en quatre non pour des visiteurs intéressés par la ville et son histoire mais pour des « touristes » qui se fichent d’elle comme d’une guigne. Ils ne paieront même pas les 22,65 euros du tarif Auberge de jeunesse, et il faudra les nourrir par-dessus le marché ! Quant aux jeunes touristes authentiques, ils seront priés d’aller déposer leur sac à dos dans d’autres villes.

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