MEMORABILIA

« Une asymétrie alarmante entre l’Europe universaliste et l’Extrême-Orient souverainiste »

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OPINION. Le texte d’un étudiant coréen. Parallèle peu flatteur pour l’Europe entre le Vieux Continent et l’Extrême orient en matière de nouvelles technologies et de révolution industrielle. Une contribution vantant les mérites du souverainisme de ces pays face à la folie fédératrice européenne.

Covid : une asymétrie alarmante entre l’Europe universaliste et l’Extrême-Orient souverainiste

Auteur

Taehun LIM Etudiant en doctorat  FRONT POPULAIRE. 25 décembre 2020.

Une nouvelle dimension de la crise sanitaire

Depuis presqu’un an, le monde entier souffre de la pandémie du covid-19, celle qui a engendré des morts et qui accélère une grande crise économique dont seront victimes les plus pauvres de notre société. La pandémie a également un impact considérable sur le plan politique. C’est-à-dire qu’en combattant le virus invisible, nos dirigeants ont mis en œuvre la gestion sanitaire la plus drastique de l’histoire, qui met en péril les libertés individuelles et le fonctionnement démocratique, pour lesquels nos ancêtres se sont battus et ont versé leur sang depuis des siècles. Dans cette crise sanitaire, il me semble que nos élites et médias cherchent plus à nous culpabiliser par la peur qu’à surmonter correctement la pandémie. Ils donnent l’impression de vouloir nous punir, mettant en scène une dictature sanitaire digne des heures sombres de l’histoire.

Mais le plus gros problème dans cette affaire, c’est que nous ne pouvons pas trouver la sortie du tunnel. Plus cela dure, plus il est clair que nous devenons incapables de contester, voire surmonter la folie sanitaire, même si nous sommes en théorie des peuples souverains. Dans toute l’Europe, ceux qui contredisent l’État sont stigmatisés comme des fous. Pour ma part, cette crise apportée par la pandémie d’origine chinoise veut dire quelque chose de plus profond. S’il s’agissait uniquement du virus comme variable absolue que nos élites décrivent comme le plus méchant depuis la grippe espagnole, on ne serait pas capables d’expliquer l’existence de deux mondes parallèles qui ne vivent pas la même situation. L’Europe et l’Extrême-Orient. Depuis l’arrivée du covid-19 sur le Vieux Continent, nos journalistes ont sans cesse rapporté que les pays d’Extrême-Orient comme la Corée du Sud et Taïwan géraient bien la crise sanitaire, sans paralyser toute la société. Par exemple, il n’y a pas eu un confinement national dans les pays d’Extrême-Orient. Même la Chine qui est une dictature inhumaine n’a jamais exercé le confinement au niveau national ni le couvre-feu. Certes le port du masque y a été rendu obligatoire, mais la mesure n’a pas été aussi drastiquement appliquée que dans pas mal de pays européens.

En Extrême-Orient les activités socio-économiques continuent presque normalement. Par exemple, depuis cet automne, les Chinois sont retournés à la vie quasiment normale. Et l’économie chinoise a repris sa montée en croissance. Cette contre-réalité vis-à-vis de l’Europe souffrante est une énigme. Nous nous moquions constamment des pays asiatiques : trop autoritaires et démocratiquement retardés. Pourtant, c’est désormais l’inverse. Ce sont aujourd’hui les pays les plus démocratiques de l’Europe qui privent de libertés fondamentales, à l’occasion de la pandémie, par tant de mesures incompréhensibles. Il y a une asymétrie entre l’Europe et l’Extrême-Orient. Pour mieux expliquer cela, il nous faut une nouvelle approche, car il n’est plus possible de justifier le phénomène que nous constatons, seulement à l’aide des facteurs culturels, voire historiques, surtout si on croit sincèrement, tout comme les universalistes, que tout homme est interchangeable l’un avec l’autre. Je voudrais vous proposer d’observer l’asymétrie entre l’Europe et l’Extrême- Orient, en confrontant souverainisme et universalisme.

Le succès de la gestion sanitaire l’Extrême-Orient

Comment se fait-il que les pays d’Extrême-Orient se portent beaucoup mieux que ceux d’Europe ? Nos médias expliquent d’une manière générale et bien typique que les Asiatiques sont plus disciplinés, qu’ils ont une culture collectiviste et qu’ainsi il leur est plus naturel de respecter les règles sanitaires imposés par les autorités. Il est vrai que les peuples d’Asie orientale sont de culture confucéenne et que dans leur vision du monde l’individualisme n’a pas de place prioritaire. Cependant, cela ne suffit pas pour tout éclairer. D’abord parce que le degré de discipline est une conception relative. On ne peut pas estimer à quel point tous les Asiatiques seraient si disciplinés qu’ils se sacrifieraient pour le collectif. On ne peut pas généraliser. Par exemple, l’Extrême-Orient est bien conscient que ses jeunes générations d’aujourd’hui sont devenues très individualistes, voire égoïstes, probablement dans le cadre d’une modernisation à l’occidentale. De plus, il est indéniable que les sociétés d’Asie orientale sont, à l’ère de la mondialisation, très occidentalisées et de façon irréversible. Comme Michel Onfray l’a dit, même les Chinois sous le régime communiste n’en sont pas une exception. En outre, il faut bien remarquer que par exemple en Corée du Sud, on n’a point forcé à fermer les discothèques et les bars. On a donc beaucoup de mal à croire que la majorité des jeunes asiatiques respectaient tous les gestes barrières de façon idéale et correcte, bien qu’ils paraissent plus disciplinées que les Européens. C’est pourquoi il n’est plus possible de comprendre l’Extrême-Orient sous la pandémie dans une perspective typiquement orientaliste.

Nonobstant, il y a une variable absolue qui s’applique sur la propagation épidémique. C’est la densité de population. Il est souvent dit que le non-confinement de la Suède était d’autant plus possible que sa densité de population était bien inférieure à celle de la France. Mais qu’en-est-il de la densité de population des pays d’Extrême-Orient ? Par exemple, la Corée du Sud a la plus grande densité de population (515,62 personnes/km)1 parmi les pays de l’OCDE, alors que la France est classée en 103e du monde avec 104,64 personnes/km).2 D’ailleurs, les métropoles chinoises et japonaises sont surpeuplées (Pékin: 20 millions d’habitants 3 et Tokyo: 37 millions d’habitants 4 ), en comparaison des européennes (Paris: 2,2 million d’habitants5 et Berlin: 3,5 millions d’habitants6). Cela montre bien que l’Extrême-Orient est à la base beaucoup plus susceptible à la propagation du virus que l’Europe.

Concernant le port du masque, il faut avouer que les Asiatiques portent le masque à l’extérieur depuis des années, non pas contre la pandémie, mais contre les micropoussières qui sont plus mortelles que le covid-19. Alors qu’est ce qui permet à l’Extrême-Orient de mieux gérer la pandémie sans confiner tout le monde ? A mon avis, la réponse est à chercher dans la banalisation d’une vie sans contact dans les sociétés d’Extrême-Orient. La vie sans contact joue un rôle important, parce qu’elle est synonyme de réduction des contacts humains qui empêche en théorie le virus de se propager. Et la vie sans contact est bien aidée aujourd’hui par la numérisation. C’est peu de dire que l’Extrême-Orient avait atteint un haut niveau de numérisation avant la pandémie. Autrement dit, la clé de l’idéale gestion sanitaire en Extrême-Orient que citent nos journalistes, réside en l’existence d’une haute technologique et d’infrastructures qui permettent aux gouvernements de contrôler la propagation du virus sans détruire la vie normale de l’écrasante majorité de la population. Effectivement, on peut constater cette réalité d’Extrême-Orient, d’abord au niveau quotidien. Par exemple, dans de nombreux restaurants sud-coréens, on a mis en place des robots qui, avec l’intelligence artificielle, peuvent servir les clients. Et la numérisation concerne également l’éducation et le travail. La Corée du Sud est un des pays les plus équipés en matière d’internet à haut débit de l’OCDE avec le Japon, alors que la France et l’Allemagne sont classées loin derrière.7Ainsi, les Coréens étaient déjà prêts à mettre en place les activités scolaires, voire sociales en ligne avec une formidable efficacité. En plus, cela favorise le travail à domicile sans chaos. Quant à l’administration, la sud-coréenne est la plus numérisée au monde.8 Ce système sans contact et hautement interconnecté ne s’est pas bâti en un jour. On s’est mis à développer cela depuis des années, en envisageant la construction de la smart-city (ville intelligente) qui fonctionnera base d’intelligence artificielle. C’est pour ça qu’est bien possible le dépistage efficace des personnes infectées, au cœur de la gestion sanitaire en l’Extrême-Orient.

Souverainisme futuriste de l’Extrême-Orient

L’exemple sud-coréen n’est pas particulier en Extrême-Orient. Les autres pays de la région : Chine, Japon et Taïwan suivent bien en matière de numérisation. Il serait pertinent de comprendre que cet avancement technologique de l’Extrême-Orient se révèle à l’occasion de la distanciation sociale nécessitée par la gestion de la pandémie. Mais une question se pose : pourquoi l’Extrême-Orient semble très avancé, là ou l’Europe dévoile ses faiblesses. Je crois que la meilleure réponse est le souverainisme. C’est en effet lui qui a sans cesse poussé les pays d’Extrême-Orient à l’innovation en matière technologie numérique. Au contraire de ce que les universalistes souhaitent imaginer, ce n’est malheureusement pas la solidarité internationale qui a galvanisé le progrès technologique de l’Extrême-Orient. Il est bien connu que les pays de la région sont très nationalistes et se méfient les uns des autres pour diverses raisons politico-historiques. Inutile de dire qu’il n’y a point d’intégration régionale à l’européenne en Extrême-Orient. Il est bien improbable de faire démarrer une grande coopération dans le domaine de la haute technologie à l’instar d’Airbus entre les pays d’Extrême-Orient. Pour autant, il serait faux de dire que chaque pays de la région avait depuis le début les capacités suffisantes pour mener seul le développement d’une haute technologie. Par exemple, la Corée du Sud et Taïwan sont de très petits pays sans ressources naturelles et leur industrialisation est bien récente. Mais ces petits pays d’Extrême-Orient ont été naturellement amenés à se lancer dans une concurrence assez intense face à la Chine et au Japon sur le plan technologique, conscients qu’ils étaient des questions de souveraineté nationale. Pendant que les Européistes estimaient que l’on devait s’intégrer les uns les autres pour mieux avancer, les pays d’Extrême-Orient prouvaient le contraire, en croyant dur comme fer que chacun peut faire de grandes choses de manière indépendante.

A mon avis, il y a au moins 20 ans qu’a eu lieu le tournant décisif en Extrême-Orient par rapport à l’Europe. C’est à dire que depuis au moins vingt ans, les pays européens passaient leur temps, en vue de grande fédéralisation politico- économique, à abolir les frontières et à promouvoir une immigration apparemment sans limite. Dans le même temps, ils gaspillaient chaque année beaucoup d’argent au sein des pays de l’Est au nom de la solidarité européenne. Par contre, durant la même période les pays d’Extrême-Orient s’investissaient avec acharnement dans de nombreux domaines technologiques en vue du futur. Les dirigeants d’Extrême-Orient avaient bien compris que la 4e révolution industrielle reposant sur la numérisation serait un atout crucial sur l’échiquier mondial. Pour cette raison, surtout depuis les années 2000, ils s’employaient à renforcer des industries qui relevant de ce domaine-là. D’ailleurs, les pays d’Extrême-Orient ont, de façon cohérente, construit et amélioré les infrastructures en vue d’une adaptation socio-économique à la numérisation en marche. Ces longs et cohérents efforts et investissements ont commencé à voir le jour au début des années 2010. Dès cette période on observe que par exemple, la Chine et la Corée du Sud s’affirmaient dans les domaines de numérisation et d’intelligence artificielles, en présentant divers types de produits numériques. Aujourd’hui, nous en sommes mieux conscients, spécialement au sujet de l’installation de la 5G promue par le géant chinois Huawei sur le  Vieux Continent.

Malheureusement, il faut le reconnaître, l’Europe a beaucoup de retard vis-à-vis de l’Extrême-Orient, tout comme le Pr. Didier Raoult le remarquait sur le plan de l’équipement médical. Cependant, nos élites avaient malgré tout bien observé cette asymétrie. Par exemple, lorsque la chancelière allemande Angela Merkel s’est rendue en 2018 à Shenzhen en Chine, elle y a vu une smart-city de haute technologie. Il semble qu’elle en ait été impressionnée, voire choquée.9 Franchement, je suis plutôt choqué du fait qu’elle en ait été choquée, parce que ce que la chancelière allemande a vu n’est pas en effet une nouveauté. De toute façon, l’Europe n’a rien déclenché de remarquable pour rattraper ce décalage technologique. Alors que les pays d’Extrême-Orient étaient obsédés par le développement de la 5G, la Commission européenne s’occupait entièrement de la crise migratoire.

Universalisme immobiliste de l’Europe

Alors pourquoi l’Europe a-t-elle été si laxiste dans l’avènement de l’ère numérique ? N’était-elle pas capable de rattraper les dynamiques de l’Extrême-Orient ? Selon les arguments européistes, la construction européenne définitivement fédératrice, pour laquelle les pays européens se rassemblent et se sacrifient pour le bien-commun, est indispensable pour mieux avancer par rapport aux autres puissances. Cette foi européiste est fondée et justifiée par l’universalisme à la fois idéaliste et moralisateur. C’est pour ça que par exemple, la France et l’Allemagne acceptent de payer chaque année plus de 20 milliards d’euro pour augmenter le budget de l’Union européenne.10 Mais quelle est le bilan? Est-ce qu’on a réussi au moins à renforcer les infrastructures numériques ? A-t-on réussi à avancer sur l’intelligence artificielle ? La réponse est malheureusement non. Ensuite, il m’est incompréhensible que malgré l’intégration des 27 pays européens on ne soit pas arrivé à créer un géant numérique propore comme Google et Huawei. Voilà la réalité triste dont ne parlent guère nos élites et journalistes.

A mon avis, c’est en grande partie l’abandon du souverainisme européen qui a plongé chaque pays du Vieux Continent dans cet état d’esprit immobiliste, un brin arrogant, nous endoctrinant d’une fausse paix universelle basé sur la théorie de la fin de l’histoire, déjà dépassée par la réalité inverse. Le seul accomplissement de l’Europe depuis 30 ans dont on peut se contenter est, pour ainsi dire, la construction d’un grand système de consommation décoré par le multiculturalisme, le sans-frontièrisme et le pacifisme. En créant ce monde de vitrine dont se masturbent nos élites, l’Europe gaspillait toutes ses énergies, principalement pour faire venir plus de migrants et de réfugiés. De plus, au nom de la solidarité et de l’égalité européenne assimilable à la soviétisation, on a cherché à délocaliser l’industrie vers l’Est et à y verser chaque année une énorme somme qui aurait dû être dépensée plutôt dans le domaine de la haute technologie pour être sur le même pied que la Chine et les Etats-Unis. Il en résulte que l’universalisme européen veut demeurer dans le passé, essayant de remplir les critères de puissance du XXe siècle qui ne seront plus valorisés dans notre siècle. A cela s’ajoute que sous la dominance de cet universalisme, les pays européens, sauf quelques-uns comme l’Allemagne, ont perdu leurs propres capacités de se lancer dans une concurrence à l’échelle mondiale. Contrairement à leurs ancêtres souverainistes qui ont tout osé pour progresser et se renforcer. Mis à part les industries touristiques et sportives, la plupart des pays européens ne disposent plus d’atouts bien stratégiques sur l’échiquier mondial. Si cela continue, on verra que l’Europe ne sera plus souveraine face à l’Extrême-Orient. Rappelons que l’Europe n’arrive pas à développer sa propre 5G, alors que la chinoise s’infiltre sur le sol européen, avec l’idée de prendre l’hégémonie numérique. D’ailleurs, l’écologisme, récente branche de l’universalisme européen, qui s’est diffusé à l’origine par la notion soviétique de « notre maison commune », déconstruit l’Europe industrielle, en profitant à la Chine qui a l’ambition de monopoliser la suprématie de l’industrie mondiale. Donc, l’Europe universaliste régresse dans une réalité internationale encore régie par la loi du plus fort, même si elle pourra s’y affirmer en tant que puissance moralisatrice.

Une asymétrie encore plus visible entre l’Europe et l’Extrême-Orient dans 10 ans

Tout comme les autres épidémies précédentes, cette pandémie du covid-19 finira par tomber dans l’oubli collectif, en perdant de sa vigueur avec le temps. Cependant, l’asymétrie incontestablement confirmée par la crise sanitaire entre l’Europe et l’Extrême-Orient demeurera tet s’accroîtra peut-être encore. Si l’on prend en compte l’évolution technologique, voire les dynamiques menant à la 4e révolution industrielle de l’Extrême-Orient, il est bien probable que le décalage entre les deux mondes sera beaucoup plus visible durant les 10 ans à venir. Pendant que l’Europe tue son économie par les confinements collectivistes, la Chine poursuit stablement son projet « made in China 2025 » lancé en 2015,  déclarant la victoire sur le covid-19. Il faut que nos élites prennent au sérieux ce fossé entre l’Europe et l’Extrême-Orient autant que la gestion sanitaire de plus en plus contestée et insupportable.

Alors qu’est-ce que l’Europe devrait faire pour réduire l’asymétrie ? Bien sûr, elle devrait galvaniser sa propre technologie numérique et universaliser ses infrastructures. Mais ce qui est fondamental est la reprise du souverainisme. Cela veut dire que chaque pays européen doit être réaliste et commencer à agir de façon indépendante pour rejoindre l’ère de la numérisation. Encore une fois, il faut rappeler que l’adaptation des pays d’Extrême-Orient à la numérisation ne reposait nullement sur une coopération étroite à l’échelle continentale. Par exemple, les géants comme Samsung et Huawei ne sont pas des produits de la coopération internationale. Autrement dit, cette innovation numérique peut se faire d’abord au niveau national. Je suis convaincu que les Européens sont bien capables de se joindre à la 4e révolution industrielle, au même titre que les Asiatiques orientaux, s’ils abandonnent l’esprit de dépendance, largement propagé au cours de l’intégration européenne. Je mets l’accent sur l’état d’esprit, parce qu’il domine nos corps et comportements. Par exemple, la défaite chinoise au moment des guerres de l’Opium au milieu du XIXe siècle révèle l’asymétrie entre l’Asie et l’Europe de l’époque. Le retard, voire la régression technologique de la Chine impériale qui restait encore au niveau du XVIIe siècle, était essentiellement due à l’absence de motivation face au progrès favorisée par la non-concurrence internationale. En revanche pendant la même-période, l’Europe a commencé à surpasser la Chine en réalisant la première industrialisation promue par la concurrence productive entre les pays souverainistes. Il faut que chaque pays européen s’en rappelle pour ne plus être dépassé par les autres mondes extérieurs.

Cette reprise du souverainisme ne signifie pas le retour à la guerre européenne d’avant 1945. Ce n’est pas le souverainisme qui remet en question la paix, mais c’est l’asymétrie qui fait risquer la guerre. Si le souverainisme est la cause de la guerre, comment peut-on expliquer qu’il n’y a pas de guerre depuis 70 ans entre les pays d’Extrême-Orient ? Au contraire, l’Europe universaliste souffre du terrorisme et du séparatisme islamique qui font depuis 2015 des centaines de morts que l’on ne voit jamais en Extrême-Orient. Il faut donc arrêter de diaboliser l’esprit souverainiste comme étant la racine du mal. A la place, il faut que l’Europe sorte de la naïveté universaliste dont les autres se moquent derrière notre dos. Sans cela, nous ne sommes pas sûr que nos prochaines générations puissent profiter du même niveau de vie, dans une nouvelle ère qui vient, par rapport à celles d’Extrême-Orient.

1 Densité de population – Comparaison de Pays (indexmundi.com)  

2 Densité de population – Comparaison de Pays (indexmundi.com)  

3 Beijing Population 2020 (Demographics, Maps, Graphs) (worldpopulationreview.com) 

4 Tokyo Population 2020 (Demographics, Maps, Graphs) (worldpopulationreview.com) 

5 Démographie – Grand Paris (jll.fr)  

6 Berlin Population 2020 (Demographics, Maps, Graphs) (worldpopulationreview.com

7 OECD, Fixed and mobile broadband subscriptions per 100 inhabitants (Dec. 2019) 

8 OECD, Digital Government Index (2019)

9 Rinke, Andreas(2020), Umgang mit einem Riesenreich, Internationale Politik, p. 75.

10 EU – Beiträge der Mitgliedstaaten zum Haushalt 2019 | Statista

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