MEMORABILIA

« 2021 sera-t-elle décisive concernant la place du culte musulman dans notre pays ? « 

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© JACQUES DEMARTHON / AFP PROSPECTIVE 2021

Mais quelle signification donnera le président de la République à la laïcité en 2021 ? Un enjeu capital pour la place du culte musulman

2021 sera-t-elle décisive concernant les rapports entre l’Etat et les cultes, et particulièrement la place du culte musulman dans notre pays ? Et donc, sur ce qu’Emmanuel Macron entend lorsqu’il prononce le mot « laïcité » ? Rien n’est moins sûr. 

Avec Guylain Chevrier ATLANTICO, 3 JANVIER 2021

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L’année nouvelle sera-t-elle décisive concernant les rapports entre l’Etat et les cultes, et particulièrement la place du culte musulman dans notre pays ? Et donc, sur ce que le Chef de l’Etat entend lorsqu’il prononce le mot « laïcité » ? Rien n’est moins sûr. En revanche, les contradictions qui battent le plein sur cette question, au rythme où les choses vont, risquent de précipiter les décisions dans un sens ou dans un autre. Pour bien voir l’état des choses et les réponses possibles, il faut remonter dans le temps, au discours du Président, le vendredi 2 octobre dernier, aux Mureaux (Yvelines), présentant son plan d’action contre le « séparatisme islamique ». Mais aussi, au projet de loi s’en inspirant qui a ensuite été soumis au Conseil des ministres, le 9 décembre, rebaptisé « confortant les principes républicains ».

L’Etat est neutre et l’espace public un sanctuaire pour les cultes… Rien de plus faux

Disant vouloir parler sans tabou, il entend dire comment déjouer ce qui met en danger notre République, et avec elle notre capacité à vivre ensemble. « Le problème, ce n’est pas la laïcité », affirme-il en préalable. « Je l’ai plusieurs fois rappelé, la laïcité en République française, c’est la liberté de croire ou de ne pas croire, la possibilité d’exercer son culte à partir du moment où l’ordre public est assuré. La laïcité, c’est la neutralité de l’Etat et en aucun cas l’effacement des religions dans la société dans l’espace public… »

On aurait préféré l’entendre dire, les religions c’est l’affaire privée de chacun. Quant à cette notion de neutralité de l’Etat, elle est à revoir. Le fait que l’Etat laïque n’ait pas de « culte », de « philosophie officielle », et ainsi « d’opinion particulière », il les autorise toutes, comme le dit l’article 10 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. Comme protecteur de cette liberté, il n’a rien de neutre. D’autre part, si l’Etat est séparé des religions, et que la liberté de culte est sans restriction, pour autant les manifestations de la foi, elles, peuvent en rencontrer, si elles viennent empiéter sur les libertés des autres. Il n’est donc sous aucun rapport, neutre. Encore moins lorsqu’il entend fabriquer avec volontarisme, à tort, un certain « islam de France ». Rappeler justement que l’Etat n’est pas neutre, mais son rôle exact, comme autorité commune chargée du respect des règles démocratiques, y compris vis-à-vis de cultes enclins à revendiquer, aurait déjà permis de remettre à leur place certains excès qui justement concourent au séparatisme.

L’islamisme, un danger qu’il faut savoir clairement désigner

Il pointe ensuite le refus de la division qui serait le fait de « polémistes » et d’« extrêmes », stigmatisant tous les musulmans, pour conduire au piège de faire de « chaque citoyen de confession musulmane un allié objectif » de ce séparatisme. Très bien, mais sans chercher à accabler nos concitoyens de confession musulmane, cette mise en cause n’explique en rien le mouvement qui s’est opéré depuis une trentaine d’années de communautarisation de ces derniers. Encore moins le fait que, comme cela a été rapporté par l’Institut Montaigne dans l’une de ses enquêtes, un peu moins de 30% d’entre eux portent la charia, la loi religieuse, au-dessus des lois de la République, et autant qui considèrent leur religion comme un instrument de révolte contre la société. Un discours qui entend protéger contre les divisions, certes, mais n’explique donc rien sur les ressorts d’un communautarisme islamique qui est devenu le terreau principal de la radicalisation religieuse.

« Ce à quoi nous devons nous attaquer » poursuit-il, c’est le séparatisme islamiste. C’est un projet conscient, théorisé, politico-religieux, (…) qui se traduit souvent par la constitution d’une contre-société… [une] idéologie, qui affirme que ses lois propres sont supérieures à celles de la République. » Puis il nomme l’ennemi : « Et il y a dans cet islamisme radical… » Islamisme radical ? Voilà une adjectivation de l’islamisme qui pose un énorme problème. Car, il y aurait-il ainsi un islamisme tout court, fréquentable ? Que cherche-t-on là à ménager ? Lorsque l’on sait qu’au sein du Conseil Français du Culte musulman (CFCM), on trouve aussi les Frères musulmans, qui portent un projet politique autant que religieux, on s’interroge. En réalité, à vouloir à tout prix un « islam de France » selon cette illusion de croire pouvoir ramener dans la bonne voie de la citoyenneté une population à partir d’un culte, on en vient à ce type de compromis. On laisse l’initiative, en les rendant ainsi fréquentables, à certaines tendances pour le moins contreproductives de l’islam, sinon dangereuses. On devrait pour clarifier, simplement les combattre.

Puis de dire que « L’islam est une religion qui vit une crise, aujourd’hui, partout dans le monde. (…) Il y a donc une crise de l’islam, partout, qui est gangrené par ces formes radicales (…) A cela s’ajoutent les influences extérieures. Wahhabisme, salafisme, Frères musulmans, beaucoup de ces formes étaient au début d’ailleurs pacifiques pour certaines. Elles ont progressivement dégénéré dans leur expression. Elles se sont elles-mêmes radicalisées. » Là encore on a bien du mal à le suivre. Quels gages cherche-t-on à donner à ces « formes » de l’islam qui n’ont rien de pacifiques ? Il suffit de regarder ce qu’elles ont produit partout dans le monde, non depuis hier mais depuis de longs siècles, pour bien voir que c’est la racine même de ces tendances qui est à remettre en cause, qui puise dans certains passages du Coran lui-même la justification de bien des archaïsmes et de la violence.

C’est justement la relecture du Coran qui serait à faire ici sans doute, non par des théologiens mais par des littéraires et scientifiques éclairés, pour combattre ces tendances néfastes de l’islam, susceptibles de le commenter de façon objective pour en désamorcer certains aspects problématiques à contextualiser : Une série de versets par exemple constituent une progression dans l’appel à la violence militaire en faveur du djihad : Coran sourate 4, verset 56- 91 ; sourate 5 versets 36-37 ; sourate 9 versets 5-14 ; sourate 47verset 35 ; sourate 61 verset 11 ; … D’autres justifient l’infériorité de la femme : sourate 2 verset 228-282 ; sourate 4 verset 34… Des écrits qui datent du VIIe siècle où toutes les sociétés étaient violentes et patriarcales. Voilà peut-être ce qui pourrait ramener vers la raison ceux qui s’égarent, en désacralisant les choses, pour donner de la hauteur, de la réflexion savante loin de la théologie qui ramène toujours vers le sacré. Le croyant sachant ainsi mieux ce qu’il doit mettre sous sa foi, en distinguant l’ancien d’un présent dont l’histoire doit pouvoir s’écrire ensemble, distinguer la croyance de la rationalité du quotidien de sa société. Comme le voit le philosophe Emmanuel Kant, qui était un fervent croyant, mais lucide sur la place du religieux dans la modernité : « si Dieu est indémontrable, on ne peut gouverner en son nom ».

C’est donc du côté de leur citoyenneté qu’il faudrait interpeller nos concitoyens de confession musulmane et non les assigner à un Conseil français du culte musulman qui les ramène à une religion avant tout, en les séparant ainsi des autres, en les traitant à part. On en voit le résultat aujourd’hui qui est un échec cuisant.

Un procès injuste de la République rendue responsable du séparatisme 

Poursuivant son discours, il en vient à chercher des raisons dont nous aurions la responsabilité dans ce « séparatisme ». « La ghettoïsation que notre République, avec initialement les meilleures intentions du monde, mais a laissé faire, c’est-à-dire que (…) nous avons construit une concentration de la misère et des difficultés… (…) Nous avons concentré les populations souvent en fonction de leurs origines, de leurs milieux sociaux. »

Mais comment dire pareille énormité ? Où a-t-on rassemblé des personnes selon leurs origines, de façon structurelle, dans quelle cité, quartier ? Par contre, dans le prolongement des décolonisations, on a accueilli en masse des millions d’immigrés qui ont souhaité rejoindre notre pays, et ce, fréquemment dans un parc social qui était une aubaine pour ceux venant de pays où il n’existe rien d’équivalent. On n’a cessé ensuite, effectivement, de tout faire pour faire fuir les catégories intermédiaires de ces lieux de vie, par une politique des surloyers. Elle a contraint d’aller dans le privé combien de familles dès que leurs revenus étaient un peu au-dessus du minimum, ceux qui garantissaient par leur présence une mixité sociale. Ceci, au nom d’une politique en faveur des pauvres dans notre pays, trop souvent assimilés aux immigrés, et faisant ainsi s’écarter de plus en plus les autres de cités ou quartiers communautarisés ou livrés, peu ou prou, à la marginalisation voire à la délinquance.

Ce n’est pas la République qui est responsable de cela, qui a de bien beaux principes, mais les politiques démagogiques de gouvernements qui se sont succéder pour la trahir, et ont pratiqué celle du mépris des classes sociales modestes et intermédiaires considérées comme privilégiées, pour instaurer une prédestination des immigrés pauvres vers le parc social. Et si ceux-là s’étaient réellement préoccupés de maitriser l’immigration au lieu de tomber dans le piège de la mondialisation sans frontière, à quoi l’Europe a largement contribué, et de l’humanitarisme, nous n’aurions certainement pas cette situation. Mais, des concitoyens immigrés bien mieux intégrés, parce que la place, l’espace en aurait été créé, sachant que ce qui est bon pour la République est bon pour eux. On ne saurait aussi ignorer que depuis la période de la décolonisation, l’approfondissement d’une crise économique et sociale freine considérablement la capacité à intégrer, qui a des responsables.

Ce qui est redoutable dans cette parole présidentielle qui fait là le procès de la France, c’est qu’elle flatte l’idéologie indigéniste et décoloniale selon laquelle, il existerait un racisme « systémique » dans notre pays. Mais nous vivons dans un pays où les lois condamnent les discriminations, où l’impunité n’existe pas dans ce domaine, bien heureusement, ce que l’on pourrait ici nous faire oublier.

Il ajoute encore « que nous sommes un pays qui a un passé colonial et qui a des traumatismes qu’il n’a toujours pas réglés avec des faits qui sont fondateurs dans notre psyché collective, dans notre projet, dans notre manière de nous voir. La guerre d’Algérie en fait partie… » (…) « Voilà donc pourquoi nous assistons au fait que « des enfants de la République (…) [aillent] revisiter leur identité par un discours postcolonial ou anticolonial. »

Non, ce sont justement ces confusions, ces ambiguïtés partout entretenus comme celle-là qui créent les conditions de cet argument pour ceux qui se servent du passé colonial comme alibi à leur refus d’intégration, et y encouragent. Ce n’est pas par un mea culpa faisant endosser toujours à la République et à ses citoyens des responsabilités d’un passé avec lesquelles ils n’ont rien à voir, en les culpabilisant, que l’on réglera quoi que ce soit. Bien au contraire, c’est en les encourageant à être fiers de notre République, parce qu’elle a su dépasser les contradictions de l’histoire, en raison de ses principes mêmes qui y conduisaient, et de ses forces internes qui l’ont revendiqué, de mouvements émancipateurs qui l’ont désiré. Parce qu’elle a su finalement faire table rase du passé, en tirant un trait sur le colonialisme, et par là faire de tous des égaux devant l’histoire. Que faut-il de plus pour aimer la France, que cette capacité à intégrer l’expérience en s’élevant, à se regarder dans les yeux, et devant, à savoir faire d’individus aux multiples origines, hier séparés, aujourd’hui des citoyens ? Quel pays au monde fait mieux ?

Faut-il encore pour cela que la République soit crédible, que ceux qui sont à la tête de l’Etat en fasse respecter les lois, au lieu du laxisme qui domine pour amortir le décalage entre leur discours et les actes. N’est-ce pas cette autoflagellation, reportant la responsabilité des problèmes sur la France et non sur une politique, qui finit par justifier toutes les dérives, de la « culture de l’excuse » à la délinquance à cette contre-société religieuse, intégriste ?

Loi contre le séparatisme contre Etat au service d’un « islam de France » : les graves limites du « en même temps » présidentiel

Il conclut pour dire que si « la réponse passe par des mesures d’ordre public, elle passe aussi par des mesures de réengagement de la République. » Certes, dans le contexte de l’assassinat effroyable du professeur Samuel Paty, des décisions salutaires ont été prises, comme la dissolution de l’association BarakaCity et du Collectif contre l’islamophobie en France, objets d’une pluie de critiques en raison de leur rôle au cœur du danger de séparatisme voire pire. Certes, dans le projet de loi « « confortant les principes républicains » venu depuis ce discours, on ne déniera pas y trouver des avancées, telles : l’inscription au Fichier des auteurs d’infraction terroriste (Fijait) les personnes condamnées pour le délit de provocation ou d’apologie d’actes de terrorisme ; l’extension à l’ensemble des opérateurs privés les exigences de laïcité, et donc de la neutralité convictionnelle à leurs salariés ; la création d’un délit de mise en danger de la vie d’autrui par diffusion, en réaction à l’assassinat de Samuel Paty qui en a été la victime, pénalement répréhensible ; la condition pour les associations qui demanderont des subventions publiques de signer un contrat par lequel elles s’engageront « à respecter des principes et valeurs de la République » dont l’égalité « notamment entre les femmes et les hommes. » ; la situation de polygamie devenant enfin un motif de refus ou de retrait de « tout document de séjour » ; l’interdiction faite aux professionnels de santé d’établir un certificat de virginité, sous peine d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende ; le renforcement du contrôle sur les établissements privés hors contrats…

Mais premier problème, toujours cette même confusion, si le projet de loi durcit les obligations des associations sous régime de 1901, refusant donc de passer sous celui de la loi de 1905 d’associations cultuelles, elles auront jusqu’à plus ample informé, toujours accès à la garantie d’emprunt et aux baux emphytéotiques par lesquels les mairies facilitent la construction des mosquées… Pratique qui a été validée par le Conseil d’Etat, dans l’esprit de l’égalité de traitement des religions (sic !). Voilà encore une de ces contradictions qui ont la peau dure, car en offrant cette possibilité par la loi, on prédestine les élus à des pressions locales des cultes, et de l’islam particulièrement concerné par ces pratiques, encourageant indirectement un clientélisme politico-religieux.

Plus grave, si la qualité cultuelle des associations loi 1905 devra désormais être « constatée » au préalable par le préfet, « elles pourront détenir et exploiter des immeubles de rapport obtenus par legs ou par don ». Nouveauté susceptible de transformer un culte en puissance financière et donc, en groupe de pression par ce biais sur notre société.

Mais ce qui reste le plus problématique, qui n’est pas dans la loi, c’est le fait que la laïcité se traduise pour le président de la République, dans la volonté d’accompagner l’organisation d’un culte, le culte musulman, sinon d’intervenir directement dans son organisation elle-même. Comment imaginer que c’est en s’appuyant sur une négociation avec un culte, quel qu’en soit le mode, que l’on aboutira à quoi que ce soit. Au regard du poids de l’Eglise catholique les choses ont été, par nécessité, clairement tranchées par une loi, et donc une décision unilatérale de l’Etat, qui ne fut pas un compromis par là-même, contrairement aux allégations habituelles. En réaction à la loi de séparation, le Pape rompit ses relations avec la France pendant presque vingt ans (1924).

Le fameux « Conseil des imams » et « la charte des valeurs républicaines » voulus par le président de la République ne font que des désaccords, et sont en train de faire exploser l’illusion d’un « islam de France ». « Les imams », avait-il affirmé, « devront se soumettre à « Deux principes (…) inscrits noir sur blanc : le refus de tout islam politique et de toute ingérence étrangère ». Mais cela ne passe pas, et comment pourrait-il en être autrement alors que des courants de l’islam incompatibles s’y côtoient : entre musulman de France ex UOIF proche des Frères musulmans, islam d’influence turc avec le mouvement Milli Görüs pro Erdogan, et d’autres encore d’inspiration des divers courant nationaux du Maghreb historiquement liés à la France… Voilà que ce 28 décembre, Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris et vice-président du CFCM, dénonce dans un communiqué le fait que « la composante islamiste au sein du CFCM, notamment celle liée à des régimes étrangers hostiles à la France, a insidieusement bloqué les négociations en remettant en cause presque systématiquement certains passages importants » de la charte. Voilà le résultat attendu.

L’Etat a bien autre chose à faire, que de chercher à réunir des représentants de courants religieux pour en faire l’unité, au risque d’ailleurs qu’y dominent des ennemis mortels de la République laïque. Les historiens de demain jugeront sans doute cela comme une pure folie, espérons qu’ils ne compteront pas avec les dégâts d’affrontements dont le risque pèse ainsi sur notre société en raison de rechercher à tout prix, de mettre un culte par l’entremise de religieux, à la main de la République. N’est-ce pas plutôt la leur livrer sur un plateau ?

L’islam n’y est pas pour rien mais les musulmans ont le choix : celui de la liberté

En vérité, il faut clarifier avant tout les choses en revenant à l’essentiel.

Le problème que rencontre notre République, comme l’ensemble des pays développés dans les rapports avec l’islam organisé, tient dans un fait qui appartient à cette religion : le droit musulman n’a jamais scindé le juridique du religieux, alors que ce qui caractérise les démocraties, les Etats de droit, c’est précisément le fait qu’à s’être détaché de l’influence religieuse, le pouvoir du prince a produit des institutions politiques, à quoi quelques révolutions ont bien contribué, qui ont fini par prendre leur envol et développer un champ spécifique, autonome. C’est ainsi que l’on a abouti à une sécularisation ou une laïcisation de l’Etat, comme en France avec la loi qui a consacré sa séparation des Eglises en 1905.

Pas un pays musulman n’a séparé ainsi le religieux du politique, question au cœur du printemps arabe. La Turquie, qui fait parfois figure d’exception a bien, avec Mustapha Kemal dit Atatürk, su imposer une laïcité de l’Etat, mais par le haut, marquée par un contrôle de l’islam comme culte national, qui a ainsi été facilement balayée après lui, parce qu’ambiguë et pas assez portée par le peuple.

Il ne faut donc pas chercher dans le religieux lui-même la réponse aux rapports entre l’islam et la République, mais dans la force de cette dernière à imposer ses principes respectueux des libertés de tous, en les habitant d’un projet politique, qui la fasse aimer, donne l’envie à chacun d’une allégeance raisonnée à la nation, en raison de ses bienfaits. Voilà le choix en toute liberté qui peut être proposé à nos concitoyens de confession musulmane comme citoyens. Et c’est la République qui en sortira plus forte et grandie.

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