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Souveraineté énergétique : les Français face au péril de la pénurie

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ARTICLE. Vendredi matin, la France est à la limite de ne pas savoir produire suffisamment d’électricité pour couvrir ses besoins. La faute à la chute des températures. Une situation inconfortable et qui ne devrait pas s’arranger vu le dogmatisme politique qui sévit sur la gestion de l’énergie.

Souveraineté énergétique : les Français face au péril de la pénurie

La rédaction. FRONT POPÛLAIRE 8 janvier 2021

Ce vendredi matin, haro sur la consommation d’électricité. Vous pensiez faire votre lessive et organiser une visio-conférence ce matin ? Décalez tout ça pour cet l’après-midi. Pourquoi, nous demanderez-vous ? Parce qu’il fait froid, ce matin! Et qu’il fasse froid un matin d’hiver, en voilà une sacrée découverte ! Pourtant ce conseil est très sérieux. Il est émis par le site MonEcowatt.fr, qui est dirigé par RTE (Réseau de transport d’électricité) qui gère le réseau électrique en France.

Jeudi, le site a agité le drapeau rouge et demandé aux citoyens un effort pour ne pas mettre en péril la distribution d’électricité. Du fait du froid ( des températures prévues entre -4 et -4,5° dans certaines régions du territoire) et des besoins, notamment de chauffage, le gestionnaire a estimé que l’hexagone nécessiterait une consommation de 88 000 MV ce vendredi. Or, la production journalière prévue n’est que de 88 200 MV, réduisant les marges de sécurité à peau de chagrin.

RTE avait déjà soulevé le risque de pénurie lié au froid hivernal, dès octobre. Interrogée à ce sujet Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique s’était voulu rassurante : ”Normalement, si on est dans les moyennes de saison, ça devrait aller…” avait-elle expliqué, tout en nuançant juste après : “A l’extrême, on peut envisager des coupures très courtes. Il ne faut pas affoler les Français, il n’y aura pas de black-out a priori, si on reste dans le cadre d’un hiver normal.” Le “si” et le “normal” n’avaient pourtant rien de rassurant en l’état et montraient déjà l’extrême fragilité énergétique dans laquelle risquait de tomber la France et qui souciait peu sa ministre de tutelle.

La journée du 7 janvier (données RTE), afin de couvrir tous les besoins en électricité, 2,5 gigawatts ont été issus du charbon. Du charbon qui nous fera bientôt défaut : sur les 4 dernières centrales en activité, deux cesseront de produire de l’énergie d’ici 2022 (1er avril 2021, pour celle du Havre). Au-delà du charbon français, ce 7 janvier, 5 8 GW ont été importés de l’étranger. Essentiellement des centrales de charbon d’Allemagne ou de Pologne. Un brillant résultat de l’écologie – dogmatisme serait plus adapté en l’occurrence – le charbon étant connu pour son bilan en émission de CO2…

En fermant Fessenheim définitivement le 29 juin 2020, l’État a non seulement privé la région Grand Est de 1,8 gigawatts journaliers (en 2019, 12,3 TWh au total) mais à coupablement décidé de fragiliser l’ensemble de la production française. L’enjeu de souveraineté énergétique est sacrifié sur l’autel des compromissions avec les écologistes via des accords électoraux avec EELV. Mais rassurons-nous, RTE nous prodigue de bons conseils pour résoudre la crise : “Par exemple, si tous les Français éteignent une ampoule, une économie de consommation d’électricité de 600 MW est réalisée, soit environ la consommation d’une ville comme celle de Toulouse”

En cas d’hiver rude, scénario manifestement non envisagé par le ministère de la transition écologique, RTE pourra alors « procéder en tout dernier recours, à des coupures d’électricité organisées, localisées et temporaires ».  Bien évidemment, pour la gouvernement, la faute de cette penurie ne pourra être attribuée avec ceux qui promeuvent les moyens de transports 100% électriques ou qui rendent obligatoire le chauffage électrique dans les futures constructions de logement. Et qui abandonnent le nucléaire au profit des énergies renouvelables.

Gageons qu’à ce moment-là, le gouvernement saura plutôt rejeter la faute sur le consommateur coupable d’avoir laissé son ampoule allumée. Le 7 janvier, l’éolien a produit 1,3% de l’électricité totale consommée. Le solaire, 0,9%. Mais bien évidemment, c’est le consommateur, le fautif de la pénurie d’énergie…

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