MEMORABILIA

TRIBALISATION DE LA FRANCE

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L’immigration de masse, d’origine africaine et moyen-orientale, a fait naître en France une nouvelle réalité, celle de la puissance des clans, des communautés, des tribus. La seule communauté non-organisée semble être celle des « blancs », des « Français de souche », des « autochtones ». Décryptage.

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Le retour des tribus est une vieille obsession française car elle constituerait un danger pour sa cohésion et son particularisme. Michel Maffesoli dans son célèbre Le temps des tribus : le déclin de l’individualisme dans les sociétés de masse pointait la nouvelle anthropologie post-industrielle dans une France vieillissante centrée sur les services, le tout encadré par « Big Mother ». L’individu n’aurait plus droit au chapitre dans la France de la fin du XXème siècle, et encore moins dans celle du XXIème. Tout serait désormais basé sur le groupe. Ce serait la fin de l’opinion personnelle, nous ne serions plus que des suiveurs, des « followers » comme on doit dire désormais. « Que penses-tu de ce sujet ? Attends, je regarde l’avis de mon clan et je te donnerai ensuite mon avis. » Hors du groupe, point de salut.

Dans notre résignation moderne nous pourrions nous dire : après tout, pourquoi pas ? N’en a-t-on pas soupé du monde individualiste à outrance ? Ne nous plaignions-nous pas de l’extrême solitude affective qui sévit dans les sociétés occidentales ? Les réseaux sociaux ne sont-ils pas la preuve que, tout de même, nous serions plus heureux dans notre tribu ? L’homme occidental est fatigué, qu’il se repose sur le clan. Que l’homme providentiel arrive pour nous guider ! Mais alors se pose la question de définir ce clan. Quelle est, en effet, cette tribu ? Sur quoi se fonde-t-elle ? La race ? Les idées ? La vision civilisatrice ?  

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Évidemment, dans un monde ultra-naturaliste comme le nôtre, les tribus à la mode aujourd’hui se fondent sur l’appartenance sexuelle et la dénommée race. L’immigré qui pose ses valises sur le tarmac français n’a plus besoin de s’assimiler à son pays d’accueil, il a son clan qui l’attend, avec ses codes et ses lois qui vont régir toute sa vie. La jeune femme en perte d’identité à l’adolescence n’a plus besoin de souffrir et d’apprendre à grandir, elle rejoindra un groupe de LGBTPyz+, avec ses combats à mener, ses raisons d’exister pré-fabriquées. Mais le Français traditionnel dans tout cela ? Où se dirige-t-il ? Où peut-il se sentir libre de lui-même ?

La France, depuis l’âge féodal, s’est appuyé sur le système familial dit nucléaire. En clair, un père, une mère et des enfants. Lié directement à la vision chrétienne de l’histoire avec un roi lieutenant du Christ lui-même enclin à bâtir une famille en mimétisme avec la sainte famille, le tout pour respecter la volonté de Dieu le Père, trinitaire, donc différencié.

Certes, la France est un gigantesque mélange de systèmes familiaux, avec des nuances à l’intérieur de chaque région, c’est ce qui faisait notre richesse. Mais l’esprit centralisateur français, que ce soit par le roi ou le jacobinisme, a fait de la famille nucléaire conjugale (basée sur le couple) le modèle à suivre. N’en déplaise à l’amoureux des provinces, la diversité n’existe en général plus qu’en terme de folklore pour touristes. Laouari Addi, spécialiste des systèmes familiaux orientaux et de leurs différentes mutations modernes, note un aspect fondamental à comprendre : le système conjugal, propre à l’ouest occidental, ne s’est pas imposé au Maghreb, ce sont encore les résidus de la famille-souche qui l’emportent.

Nous sommes aujourd’hui devant une contradiction anthropologique majeure. D’un côté notre volonté légitime de conserver notre modèle architectural nous venant de notre civilisation chrétienne, mais qui n’est plus adapté à la réalité du terrain national ; de l’autre notre volonté de survivre face au changement de peuple, mais en reniant ce qui faisait notre identité propre

Grand bien leur fasse, cela permet actuellement aux immigrés orientaux de mieux s’organiser, que ce soit dans la collecte des prestations sociales, dans le trafic en tout genre ou dans l’embauche des membres du clan élargi quand l’un des fils du clan monte une affaire (dans ce cas la discrimination positive n’a pas lieu d’être), alors que le Français de souche pense encore en terme de méritocratie. Quand le clan s’arrête aux portes de la maison conjugale et que le monde extérieur rejette la primeur de l’individu, cela donne une contradiction anthropologique majeure quant à la survie de ses membres.

Finalement, et nous ne sommes plus à une contradiction près, seuls les gauchistes se sont adaptés à ce nouveau système. Voyons les tentatives nombreuses de vie en communauté, que ce soit à Notre Dame des Landes ou dans des groupes prônant le « retour à la nature », « loin du capitalisme ». Certes, ces communautés sont basées sur une idée : l’écologie, la nature, le communisme etc. Mais si l’on passe au-delà du langage et que l’on regarde les membres de ces groupes, ils sont raciaux et comportent rarement des « non-binaires ». Il suffit de regarder les photos du comité de rédaction du journal « Libération » pour comprendre. Les beaux discours d’un côté, l’entre-soi de l’autre. Pourrait-on leur reprocher…

Lire aussi : Sébastien Meurant : « Le gouvernement veut répartir et cacher cette misère humaine »

Alors que faire ? Changer pour s’adapter et s’assurer la survie ou conserver notre modèle avec le risque de disparaître ? Nous sommes aujourd’hui devant une contradiction anthropologique majeure dont personne ne parle. D’un côté notre volonté légitime de conserver notre modèle architectural nous venant de notre civilisation chrétienne, mais qui n’est plus adapté à la réalité du terrain national ; de l’autre notre volonté de survivre face au changement de peuple, mais en reniant ce qui faisait notre identité propre.

A moins que la remigration massive ne règle définitivement la question, le pari bénédictin tel qu’exprimé par Rod Dreher doit être celui de la famille différenciée, de la famille ayant fait le choix de l’« apoliteia » en ce qu’elle est « l’irrévocable distance intérieure à l’égard de la société moderne et de ses  “valeurs”, [c’est-à-dire] le refus de s’unir à celle-ci par le moindre lien spirituel ou moral. » (Julius Evola, Chevaucher le Tigre). Ce choix-là est celui de notre famille.

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