MEMORABILIA

[Goldnadel] Le gouvernement dissout l’identitaire ? Il se résout à la frontière

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Par  Gilles-William Goldnadel Publié le 01/02/2021 VALEURS ACTUELLES

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Nul ne sait combien de vies auraient été épargnées de la maladie si la fermeture de nos frontières avait été prise plus prestement, ni combien de vies françaises auraient été épargnées de l’insécurité ordinaire ou du terrorisme extraordinaire si l’immigration massive n’avait été endiguée, relève notre chroniqueur Gilles-William Goldnadel.

La cruauté du virus est une réalité encore plus dure que la cruauté d’une idéologie. Voilà à peu près un an, avec d’autres, très peu, plutôt sous les gausseries, je réclamais le retour des frontières nationales à des fins prophylactiques médicales. Dans les débats, même des médecins souriaient gentiment à ce qu’ils considéraient comme de douces lubies. Ils préféraient avoir tort avec Macron qu’avoir raison avec Marine, Eric ou Marion. Cette requête n’avait pas de manières. Le président avait dit qu’un virus n’avait pas de frontières.

Il est des jeunes identitaires qui ont d’autres lubies. Toutes aussi prophylactiques. Ils veulent protéger la France, son identité nationale, sa culture française dont ils croient à l’existence, ses racines qu’ils pensent chrétiennes contre une immigration massive et illégale qu’ils vivent comme une invasion. Ces mêmes jeunes vivent comme un drame et une humiliation l’impuissance de la police à juguler des flots que seules, pensent-t-ils, lâchetés, complicité idéologique, trahisons  et résignations rendent irrésistibles. Ils constatent qu’insécurité ordinaire et terrorisme extraordinaire sont les conséquences de ce qu’ils vivent comme une tragédie.

J’avoue, toute honte bue, que cette vision ne les discrédite pas à me yeux de citoyen, lorsque je les envisage. Dévisageons-les à présent : ces jeunes n’ont pas très bonne réputation. Certains d’entre eux se seraient méconduits dans des estaminets septentrionaux. Je n’en ai aucune preuve. C’est possible, mais mon expérience me conduit à me méfier des costumes trop bien taillés par une presse de tailleurs aux ciseaux aiguisés, pas très bien aiguillés. Mon jugement sur ce point demeurera réservé.

J’écrirai à présent en avocat. Certains jeunes de ce groupe polymorphe sont venus me consulter après avoir été condamnés par le tribunal correctionnel de Gap à d’incroyables peines de prison ferme pour avoir mené, sans aucune violence, une action d’agit-prop dans les Alpes pour montrer l’invasion migratoire qu’ils dénoncent. Je leur ai indiqué que je ne voyais pas comment la cour d’appel de Grenoble pourrait confirmer une décision aussi révoltante alors qu’ils n’avaient commis aucun délit. C’est mon confrère Lambert qui les a représentés. La cour d’appel a relaxé.

Ces jeunes ont récidivé dans les Pyrénées. La représentante du Parti socialiste local a poussé des hauts cris et les a dénoncés. Le procureur de Saint-Gaudens croit voir à présent dans une banderole proclamant « Halte à l’immigration illégale ! » un délit. Je pense que c’est lui qui attente gravement à la liberté d’expression. Vous verrez que sa justice politique en sera encore pour ses frais. Pendant ce temps mauvais, Cédric Herrou qui va chercher par camions les illégaux de l’autre côté de la frontière était relaxé de toute poursuite par la grâce disgracieuse d’un Conseil constitutionnel ayant réussi à invoquer un principe de fraternité qui n’existait jusque-là que sur les frontons des mairies.

C’est dans ce cadre judiciairement liberticide, que le gouvernement du « en même temps » a décidé, pour se faire pardonner à gauche la dissolution d’organisations islamistes, d’étudier la dissolution dans le même bain d’acide de Génération identitaire. Le citoyen voit la motivation politique contestable. L’avocat ne voit pas le motif juridique valable. Une poignée d’heures plus tard, un gouvernement aux abois, ayant échoué en rase campagne vaccinale, s’est trouvé dans l’obligation sanitaire de renoncer à ses deux idéologies à la fois.

M. Castex Jean a en effet décidé d’empêcher les citoyens français de se rendre hors des frontières de l’Europe ou aux étrangers extra-européens de pénétrer chez nous. Il interdit également aux citoyens européens d’entrer librement sur le territoire national. Simultanément, tout citoyen européen devra montrer aux douaniers français un certificat médical idoine. Ainsi, la frontière nationale voit reconnaître, enfin, sa vertu prophylactique. Nonobstant l’idéologie sans frontières et l’idéologie européiste.

Nul ne sait et ne saura jamais combien de vies auraient été épargnées de la maladie si une telle mesure avait été prise plus prestement. Ainsi, à l’égard de la Chine hier, ou du Royaume- Uni aujourd’hui. Nul ne sait non plus combien de vies françaises auraient été épargnées de l’insécurité ordinaire ou du terrorisme extraordinaire si l’immigration massive et mal intégrée n’avait été endiguée. A l’égard notamment des pays d’Orient. Malgré toutes les méchancetés médiatiques, judiciaires ou administratives, tous les aveuglements, l’idéologie du multiculturalisme sans frontières est en train de se dissoudre trop lentement dans l’acide de la réalité. Combien de morts encore ?

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