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Dissolution de Génération identitaire : pour le mouvement, “ça ne tient pas debout”

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Par  Thomas Morel Publié le 13/02/2021 VALEURS ACTUELLES

Ce vendredi 12 février, le ministère de l’Intérieur a signifié à l’association Génération identitaire sa possible dissolution prochaine. Un acte d’accusation que le mouvement juge politique, injustifié et illégitime.

Gérald Darmanin a mis sa menace à exécution. Fin janvier, le ministre de l’Intérieur se disait « scandalisé » par les opérations de l’association Génération identitaire (GI) et prêt à envisager sa dissolution « si les éléments étaient réunis ». Vendredi soir, la Place Beauvau a envoyé au président de GI un courrier pour l’informer de la dissolution prochaine du mouvement, accusé de « présenter le caractère d’une milice privée » et de « provoquer à la discrimination, la haine et la violence ». Concrètement, l’organisation dispose désormais de dix jours pour répondre aux éléments avancés, à la suite de quoi le ministère de l’Intérieur rendra sa décision définitive.

« Faiblesse des arguments » et « erreurs factuelles »

Passé le choc, les militants se sont mis en action afin de répondre point par point aux sept pages d’accusations diverses et variées. « Tout ça ne tient pas debout. Le plus surprenant, c’est la faiblesse des arguments avancés et les erreurs factuelles que l’on retrouve partout », relève Clément Martin, porte-parole de Génération identitaire. Le ministère de l’Intérieur justifie notamment l’accusation de milice privée par les opérations de communication organisées en 2018 dans les Alpes et en janvier dernier dans les Pyrénées. Or, comme le rappelle Clément Martin, les membres de l’association ont été relaxés en appel pour la première, et la préfecture de Haute-Garonne a reconnu qu’aucun débordement n’avait été constaté lors de la seconde. De fait, GI a toujours mis en avant l’absence de violence lors de ses coups d’éclat pour se défendre contre les accusations de tous bords.

Pour Génération identitaire, la décision du ministère de l’Intérieur est en fait avant tout politique : donner des gages à la gauche en montrant, trois mois après la dissolution de BarakaCity et du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) pour leur proximité avec les milieux islamistes, que le gouvernement sait aussi être ferme avec les identitaires. « Très clairement, l’État met sur le même pied des individus qui veulent défendre le mode de vie français et d’autres qui veulent au contraire le détruire », regrette Clément Martin, qui pointe par ailleurs que l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), faux-nez des Frères musulmans dans l’Hexagone, n’est elle toujours pas inquiétée.

Dans l’immédiat, les avocats de l’association préparent leur réponse au courrier du ministère, tandis que les militants préparent différentes actions médiatiques pour les jours à venir. Tous craignent que la décision de la Place Beauvau soit en fait déjà arrêtée et que le délai de dix jours ne soit qu’une formalité administrative. Pas question pour autant de baisser les bras. « On ne lâchera rien et on se battra jusqu’au bout », prévient dans un communiqué diffusé ce samedi soir Génération identitaire, qui étudie d’ores et déjà les différentes voies légales de recours possibles.

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