MEMORABILIA

Compromissions avec l’islamisme, capitulation face au lobby transgenre : quand Biden cède aux sirènes des minorités.

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Par  Edouard Lavollé Publié le 02/03/2021 VALEURS ACTUELLES

La présence d’une femme voilée au pupitre de la salle de presse de la Maison Blanche représente une ultime preuve de la capitulation de Joe Biden face à des minorités de plus en prégnantes au sein de la société américaine. Et augure de ce que sera la politique du nouveau président des Etats-Unis, entre clientélisme électoral et appels du pied à destination des “opprimés”.

A peine un mois et demi de présidence et poignent déjà les premières esquisses de la ligne de la nouvelle administration Biden : un aggiornamento complet de l’administration Trump. Exit la politique jugée « discriminatoire » de son prédécesseur, coupable notamment d’avoir instauré le muslim ban, décret interdisant l’entrée sur le sol américain de ressortissants de six pays musulmans soupçonnés de financer le terrorisme islamiste. Bienvenue à la « diversification » des équipes, initiative placée sous le sceau de la lutte contre le racisme et la haine anti-LGBT.

Dernier épisode en date : la présence au cours d’un point presse à la Maison Blanche d’une conseillère voilée de l’administration, vendredi dernier. Outre-Atlantique, la nouvelle a réjoui les chantres du multiculturalisme. « Un mois après le départ de Trump nous avons une sœur en hijab qui donne le point de presse à la Maison Blanche », a salué Imraan Siddiqi, directeur exécutif de la section de Washington du Conseil musulman des relations islamiques américaines. En France, le son de cloche est radicalement opposé : l’initiative du président démocrate a fait bondir Waleed Al-Husseini, héraut des Ex-musulmans de France, association visant à lutter contre la persécution envers ceux ayant renié leur foi islamique. « Accepter le hijab comme quelque chose de ‘normal’ n’est pas une preuve de diversité culturelle », s’est-il indigné sur son compte Twitter. https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1364923349667876870&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fclubvaleurs%2Fmonde%2Fcompromissions-avec-lislamisme-capitulation-face-au-lobby-transgenre-quand-biden-cede-aux-sirenes-des-minorites-129008&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=889aa01%3A1612811843556&width=550px

Cet ultime épisode met en lumière les compromissions récurrentes du camp démocrates avec l’islam radical. En mars 2019, Nancy Pelosi avait posé en une du magazine Rolling Stone aux côtés d’Ilhan Omar, Jahana Hayes ou encore Alexandria Ocasio-Cortez, elles-mêmes chantres de la complaisance envers l’entrisme islamique au sein aux Etats-Unis. Lors de l’interview, Ilhan Omar avait même présenté l’accoutrement comme un étendard féministe :  « Pour moi, le hijab signifie pouvoir, libération, beauté et résistance. »

Dans un pays où le poids de l’islam progresse d’année en année – la population musulmane y a été multipliée par quatre en 30 ans, mais n’excède pas 1,2% de la population totale – à quoi bon vouloir rameuter un électorat loin d’être décisif à l’heure des scrutins ? En bon stratège qu’il est, Joe Biden sait que la promotion des minorités doit être holistique, et ne peut exclure l’une d’entre elles.  Bien que le vivier électoral de la minorité musulmane soit quasi nul, son éloge de la diversité doit regrouper toutes les minorités : hispanique, noire, asiatique, musulmane, LGBTQ… Un clientélisme électoral qui a fonctionné à merveille : au cours de la dernière élection présidentielle, le candidat démocrate a conquis près 87% des électeurs noirs, 66% des Latinos et 63% des Asiatiques.

Schizophrénie idéologique

Depuis le début de mandat, Joe Biden n’a de cesse de multiplier les flagorneries oratoires envers les minorités. Régulièrement, il se repaît d’habits de bon samaritain lorsqu’il doit séduire l’électorat LGBT. Il y a quelques semaines, il a notamment promis que les Etats-Unis deviendraient la terre promise des réfugiés LGBT. « Tous les êtres humains doivent être traités avec respect et dignité et doivent pouvoir vivre sans avoir peur, peu importe qui ils sont et qui ils aiment », a-t-il déclaré dans sa première homélie en tant que chef de l’Etat. Dès janvier, il nommait Rachel Levine secrétaire adjointe à la Santé, devenue par la même occasion la première responsable fédérale transgenre. Une nomination cocasse lorsque l’on connaît le passif de Joe Biden.

Le 46e président des Etats-Unis a ainsi déjà fait montre d’un cynisme couplé à l’opportunisme politique : on se souvient de ses revirements sur le mariage gay et l’avortement. Farouchement opposé à ces deux causes durant sa jeunesse, il a subitement connu une « illumination » au mitan de son ascension politique. En 1996, il avait voté en faveur du Defence of Marriage Act, qui avait vocation à rappeler le caractère hétérosexuel du mariage. Une position défendue par le sénateur du Delaware jusqu’à son accession à la vice-présidence, aux côtés de Barack Obama, en 2008. Durant la campagne, des partisans du candidat Donald Trump s’étaient également amusés à exhumer des archives faisant état d’un soutien univoque de Joe Biden à l’amendement Hyde, qui limitait l’accès à l’IVG aux cas de viols, d’incestes et de danger pour la vie de la mère. Une tache sur le CV du celui qui fut présenté comme le candidat progressiste par la caste médiatique. Un landerneau cathodique bien silencieux à l’heure de mettre en lumière ce rétropédalage opportuniste, symptomatique des errements idéologiques du leader de la première puissance mondiale.

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