MEMORABILIA

UNEF : AUTOPSIE D’UN CADAVRE QUI BOUGE ENCORE

Scroll down to content

Autrefois l’antichambre du Parti socialiste, l’UNEF n’est plus qu’un groupuscule décolonialiste, néo-féministe et communautariste. Le syndicat étudiant de gauche ne manque pas une occasion de se faire connaître par ses sinistres méthodes et ses dérives islamo-gauchistes. Décryptage.

PartagePartager sur facebook Partager sur twitter Partager sur linkedin Partager sur email

© DR

L’UNEF a fourni de nombreux dirigeants de gauche. Jean-Christophe Cambadélis, Jack Lang, Olivier Besancenot ou encore Clémentine Autain sont parmi les anciens responsables du syndicat à s’être imposés dans les hautes sphères politiques françaises. L’UNEF a construit des générations de jeunes militants et élus gauchistes, socialistes et communistes. Le syndicat était le premier mouvement universitaire de France, toujours prompt à manifester, toujours apte à bloquer les universités. En somme, l’UNEF était la quintessence de la jeunesse de gauche. Elle est aujourd’hui devenue l’avant-garde de ses nouvelles lubies les plus moribondes. L’UNEF a accompagné le dépècement des effectifs militants socialistes et communistes. Elle n’est plus qu’un laboratoire d’idées transatlantiques, racialistes et intersectionnelles.

Les évènements à Sciences po Grenoble ne sont plus qu’un soubresaut de leurs désormais seules actions : la délation, l’insulte, la diffamation, l’antiracisme racialiste et la victimisation. Deux professeurs avaient courageusement rappelé lors d’un colloque dédié au sujet, que l’islamophobie, en tant qu’elle est la critique de l’islam, n’est pas comparable au racisme ou à l’antisémitisme. Il n’en fallait pas plus pour les nouveaux ayatollahs de l’université. L’UNEF affiche et partage les noms de ces deux professeurs sur les réseaux sociaux. L’association étudiante prend la relève de ces parents d’élèves qui avaient jeté en pâture Samuel Paty sur internet. Comment en est-on arrivé là ? Petite autopsie d’un mouvement agonisant.

Viols et harcèlements à l’UNEF : anatomie de l’enfer

Le syndicat aura au moins eu le mérite d’être en avance sur son temps. Avant même que le mouvement « #metoo » déferle sur la France, l’UNEF était déjà au cœur de la tourmente avec de nombreuses accusations de viols et de harcèlements sexuels. C’est le journal Libération qui révéla la porcherie. Entre 2007 et 2015, des dizaines de militantes furent abusées sexuellement par des responsables du syndicat. L’omerta était alors de mise. Dans les rangs du mouvement, on parlait même de « castorisation », à savoir qu’ils « construisaient le syndicat et recrutaient avec leur queue ». À l’époque, les membres du Bureau national pouvaient exercer leur droit de cuissage librement, avec le consentement de tous sauf de la militante concernée. Des témoignages qui font froid dans le dos, de scènes de harcèlement à la fête de l’Humanité, pendant les soirées du mouvement, ou dans les hôtels que louaient les responsables. Lors de déplacements dans différentes villes universitaires, il n’était pas rare de voir certaines nouvelles militantes s’éclipser des réunions avec l’approbation du reste du groupe. Elles devaient alors rejoindre les « chefs » du mouvement qui les attendaient dans des chambres d’hôtels payées par le syndicat. Un devoir auquel ne se soustrayaient pas les jeunes filles. Et pourtant l’UNEF était déjà entre des mains expertes en la matière puisque la féministe, porte-parole de « Osez le féminisme ! » Caroline de Haas n’était autre que la secrétaire générale du mouvement. L’auteur d’ En finir avec les violences sexistes et sexuelles n’avait à l’époque rien fait pour dénoncer les agissements de ses camarades, ni même pour aider les victimes. 

Beaucoup des militants du syndicat pouvaient laisser libre cours à leurs pulsions morbides ; qui aurait accusé ces féministes et progressistes de sexisme, de viol ou de harcèlement ?

L’UNEF a en réalité été une fois de plus pionnière sur ses compères. Comme tant d’autres organisations ou personnalités de gauche, elle a souffert de son apparente apologie de la liberté sexuelle, de son indécence et de son sentiment d’impunité. Fellations forcées, viols, prédations et intimidations, beaucoup des militants du syndicat pouvaient laisser libre cours à leurs pulsions morbides ; qui aurait accusé ces féministes et progressistes de sexisme, de viol ou de harcèlement ? À l’UNEF, l’ennemi des femmes n’était pas le patriarcat. C’était la dégénérescence des idées et comportements libertaires. C’était l’impunité de militants intouchables pourvu qu’ils soient de gauche. Comme au Mouvement des jeunes socialistes, des jeunes communistes ou à EELV, on tolère plus l’intolérable que l’intolérant. Comme madame de Haas qui a brillé par sa complicité, tant de jeunes étudiants ont baigné dans cet univers infernal avant d’irriguer les sphères de la politique. Pas étonnant de retrouver un ancien responsable du mouvement, Emmanuel Zemmour, démissionnaire à la suite des accusations de prédation sexuelle dans ses rangs, dans le cabinet de la maire de Paris. Anne Hidalgo sait où recruter. Un syndicat ubuesque qui lutte « contre l’extrême-droite, les discriminations et le sexisme » tout entaché de ses propres dérives. L’UNEF, ces « sales têtes et mains sales ».

Racisme systémique et islamo-gauchisme

Car le seul racisme systémique qui n’ait jamais existé est bien celui de ne plus identifier les personnes que selon leur seule couleur de peau. Et à ce petit jeu l’UNEF est désormais à la pointe. Alors que la lutte contre le racisme est devenue l’un des seuls et rares combats du syndicat de gauche, celui-ci n’a certainement jamais autant discriminé selon la couleur de peau. Un prisme racialiste tout droit importé des campus américains. Un impérialisme intersectionnel qu’a épousé le mouvement, à la recherche de nouvelles lubies. Les universités se sont donc désormais habituées à de fréquentes et toujours plus invraisemblables actions de la part d’une UNEF de moins en moins représentative. Comme à Nanterre, l’an dernier, quand les militants du syndicat n’ont plus trouvé d’autre combat que celui de renommer les amphithéâtres de l’université avec des noms de « femmes influentes ». Vous serez donc ravis de savoir que les exemples pour les jeunes étudiant.e.s ne sont autres que Rokhaya Diallo, Aya Nakamura, Assa Traoré et Beyonce. Nul doute que ces noms sauront refléter les rares inspirations intellectuelles du mouvement.

Lire aussi : Grenoble : « Universités, quartiers ; l’islamo-gauchisme est devenu majoritaire et dangereux »

À la Sorbonne en 2019, l’UNEF rejoint la Ligue de défense noire africaine pour bloquer et empêcher la représentation d’une pièce de théâtre, les Suppliantes d’Eschyle. Le motif ? Les comédiens qui interprètent les Danaïdes sont grimés en couleur sombre. Une volonté de censure au motif de la lutte contre la « perpétuation de schémas racistes » qui lui vaudra d’être qualifiée par Pierre Jourde, un ancien responsable, de « syndicat de talibans ».

Une action qui s’inscrit dans la nouvelle ligne militante de l’UNEF, comme un an plus tôt lorsqu’ils avaient voulu interdire la représentation d’une pièce du défunt Charb de Charlie Hebdo, Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes, au motif que celle-ci participait « à ce mouvement de construction raciste d’un ennemi de l’intérieur d’une catégorie racialisée dangereuse : le/la musulman-e ». C’est vrai qu’on peut légitimement se demander comment Charb pouvait considérer un musulman comme dangereux. Voilà la dérive de la gauche essentialisée dans la seule UNEF : passer de la défense de Charlie Hebdo à sa censure. Inutile d’imaginer les liens des enseignants récemment montés au créneau contre le terme « islamo-gauchiste » avec cette idéologie. L’islamo-gauchisme, on le voit là.

Salles de prières et assemblées générales

Et cette compromission avec l’islam ne manque pas d’être toujours plus visible. Comme lors de la médiatisation de la porte-parole et vice-présidente de l’UNEF, Myriam Pougetoux, militante voilée. Ce fut alors l’heure du grand bal des hypocrites dans ce mouvement, ne comprenant pas pourquoi ce hijab pouvait autant faire parler. La jeune Myriam s’était alors machinalement insurgée « Mon voile ne symbolise pas ma soumission ». Elle avait raison. Son voile ne symbolisait pas sa soumission, mais celle de son syndicat. Incompréhensible renversement de situation pour cette gauche qui s’opposait par féminisme contre le voile. Invraisemblable retournement de veste d’un syndicat qui renie son long combat pour la laïcité au seul profit de séduire les nouveaux très nombreux étudiants musulmans. En témoignent les quasi-systématiques alliances entre l’UNEF et le mouvement des Étudiants musulmans de France aux élections universitaires. Sur les campus, désormais, il n’est plus rare de voir les militants de l’UNEF débarquer d’un bus de toute la France, faute de sympathisants locaux, ne plus tracter que les minorités « visibles » ou visiblement musulmanes. Un électoralisme ethnique fomentée par le mouvement dans les universités et qui s’impose progressivement en politique. Jean-Christophe Lagarde n’a rien inventé. 

De la même façon que les militants de l’UNEF pouvaient lutter contre le sexisme tout en harcelant, ils peuvent désormais lutter contre le racisme tout en étant racistes

Progressivement les salles de prière s’imposent à côté des assemblées générales. L’UNEF ne bloquera bientôt plus les universités le vendredi. Les Étudiants musulmans de France ont largement dépassé l’UNEF en termes d’effectifs dans de nombreuses universités. Sans une alliance entre les deux organisations, l’UNEF n’en finirait plus de sa dégringolade.

Mais la conversion de l’UNEF ne plait pas à tous ses anciens membres. En témoignent les réactions indignées de certains, à l’image de Bruno Julliard, ancien responsable, qui parle de la défense du voile comme des « décennies de combat piétinés ». 

Racialisme décomplexé

Qui est sincèrement étonné par la « fatwa » émise par la section grenobloise contre les deux professeurs de Grenoble qui n’avaient pas voulu comparer l’islamophobie à l’antisémitisme ? Voilà plusieurs années que le syndicat étudiant s’est conformé aux idées et méthodes intersectionnelles, néo-féministes et racialistes. Un racialisme jamais très loin du racisme comme lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris en 2019. À cette occasion l’UNEF avait déjà brillé par son racisme, sa crasse bêtise et tous les autres signes de sa décrépitude. Hafsa Askar, vice-présidente de la section de Lille, avait commenté à sa façon la cathédrale en flammes : « je m’en fiche de notre Dame de Paris car je m’en fiche de l’histoire de France jsp quoi » avait-elle assumé sans complexe. « Wallah vous aimez trop l’identité française alors qu’on s’en balek objectivement c’est votre délire de petits blancs » rajoutait-elle, faisant écho à une de ses précédentes déclarations : « on devrait gazer tous les blancs cette sous-race ». Un racisme décomplexé, là encore, puisque comme avec les viols et le harcèlement sexuel on ne peut pas être accusé de ce contre quoi on combat. De la même façon que les militants de l’UNEF pouvaient lutter contre le sexisme tout en harcelant, ils peuvent désormais lutter contre le racisme tout en étant racistes.

L’ancien plus grand mouvement étudiant de France n’est plus devenu qu’une idiote officine racialiste et compromise avec l’islamisme

La chute de l’UNEF est vertigineuse. L’ancien plus grand mouvement étudiant de France n’est plus devenu qu’une idiote officine racialiste et compromise avec l’islamisme. Une déliquescence amorcée depuis les révélations sur les vastes habitudes de prédations et de harcèlements sexuels à l’intérieur du syndicat. Afin de lutter contre sa dépravation, l’UNEF n’a rien trouvé de mieux que se convertir à la rigueur pudibonde de l’islam d’une part, et du néo-féminisme de l’autre. Entre racisme anti-blancs et réunion en non-mixité contre les hommes hétéro-normés, l’UNEF tourne le dos à ses affaires de viols pour favoriser les salles de prières inclusives. Ancien responsable du mouvement, Jean-Marie Le Guen résumait cette lente agonie ainsi : « L’UNEF n’existe pratiquement plus. Elle mourra dans une putréfaction pathétique ».

One Reply to “UNEF : AUTOPSIE D’UN CADAVRE QUI BOUGE ENCORE”

  1. En principe, la gauche c’est un mouvement politique pour réunir les dominés afin de tenir tête aux dominants et créer un monde meilleur. Ce mouvement n’existe plus nulle part. Il ne reste qu’une série de groupes cherchant à séduire les minorités afin de prendre le pouvoir et dominer à leur tour.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :