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POLÉMIQUE À SCIENCES PO STRASBOURG : « ÇA N’ÉTAIT PAS NORMAL ‘D’ÉLIMINER’ LE NOM DE SAMUEL PATY »

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Cette semaine, la direction de Sciences Po Strasbourg a refusé que le nom de Samuel Paty puisse être celui de la nouvelle promotion. Officiellement pour que la promotion prenne le nom d’une femme, cette mise à l’écart alerte beaucoup d’étudiants, inquiets de voir le professeur assassiné par un islamiste être ainsi écarté.

Pour lui rendre hommage, l’UNI Strasbourg a renommé l’amphithéâtre de l’école à son nom. Entretien avec François Blumenroeder, le responsable de la section.

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© UNI Strasbourg

Que s’est-il exactement passé à Sciences Po Strasbourg ?

Les étudiants première année ont dû choisir le nom de leur promotion. Ils devaient voter jeudi pour un premier tour puis vendredi pour départager entre les qualifiés au deuxième tour. Les étudiants avaient fait des 9 propositions au préalable ; 7 femmes et 2 hommes. Les consignes du Bureau des étudiants (BDE) étaient simples : la direction aimerait que ce soit une femme mais ce n’est pas une obligation. Les noms choisis sont d’ailleurs rarement censurés. Samuel Paty était un des candidats masculins proposés, avec le mathématicien Alan Turing. L’élection se passe et les résultats du premier tour devaient être annoncés vendredi, après validation par la direction. Le week-end passe sans que les étudiants n’aient d’informations. Et c’est seulement mardi que les résultats sont communiqués. Le BDE explique alors que la direction a décidé « d’éliminer » tous les noms masculins dans un souci de parité. 

C’est Gisèle Halimi, la militante du FLN qui a finalement été élue

C’est à partir de là que des étudiants nous ont contactés. Ils ont soupçonné que si les candidats masculins avaient été supprimés c’était uniquement parce qu’il y avait Samuel Paty. Obtenant de nombreuses voix, il était le seul nom masculin qualifié au second tour. Avec l’UNI nous avons donc décidé de renommer un amphithéâtre de l’école « Samuel Paty » le jour du second tour. Beaucoup nous contactent depuis pour nous remercier et nous féliciter. Nous avons aussi des captures d’écran de la conversation de la promotion dans laquelle il y eut un grand débat. Des étudiants y avaient le courage de dire que tout ce qu’il se passait n’était pas normal. D’une part, ce n’était pas normal d’exiger un nom féminin. D’autre part, ça l’était encore moins « d’éliminer » le nom de Samuel Paty. C’est Gisèle Halimi, la militante du FLN qui a finalement été élue. 

Peu après l’affaire de Sciences Po Grenoble, cet évènement s’inscrit-il dans la litanie de dérives idéologiques de ces écoles ?

Tout à fait. Ce ne sont pas que les étudiants qui y sont militants. Toutes les associations étudiantes et la direction font du militantisme. Ce sont eux qui invitent Francoise Vergès à faire des conférences décolonialistes. Ce sont eux qui enlèvent des cours à certains professeurs parce qu’ils les jugent « problématiques », qui font des cabales contre ceux qui ne partagent pas l’opinion dominante. Il y a quasiment un harcèlement psychologique contre ceux qui s’assument de droite. Il y a tous ces délires paritaires… 

Lire aussi : Sciences Po Grenoble : l’islamo-gauchisme dévoilé

Dans ce Sciences Po Strasbourg, il y a une déléguée à « l’égalité et contre les discriminations » qui est une véritable militante féministe en pleine dérive. Des professeurs de l’université nous alertent au sujet de cette femme-là. Et il y a « Arc-en-ci-elles », le collectif féministe de l’école prendra bientôt la direction tant elle est subventionnée et soutenue. Ces militantes y font ce qu’elles veulent. Elles nagent en plein délire. L’association a organisé des réunions en non-mixité, comme l’UNEF. Mais à la différence que l’UNEF ne fait que de la communication. Eux, c’est au quotidien, tout le temps. La présidente de cette association enregistre ses professeurs en cours pour balancer ses enregistrements au moindre mot qui ne lui plait pas. C’est du puritanisme idéologique, une forme de totalitarisme.

Toutes ces dérives sont aujourd’hui une réalité dans les universités ?

Dans toutes les universités. Certaines sont encore un peu épargnées. Certains étudiants y sont encore attachés au débat, à l’excellence et à la science. Les plus ravagés sont les Instituts d’études politiques et les facultés de sciences humaines. Dans beaucoup d’universités, les associations indigénistes et néo-féministes ont le contrôle. À Rennes, Saint-Denis ou Lille, c’est abominable.

Que fait l’UNI à Strasbourg et en France pour lutter contre ça ?

Nous avons deux responsabilités. La première est de représenter les étudiants au sein des conseils de faculté. C’est là où nous pouvons agir et interpeller directement les enseignants et administrateurs. Nous sommes certes en minorité, on ne peut pas renverser les choses. Mais nous faisons remonter nos revendications. Ce sont des endroits où nous détectons les problèmes pour ensuite les contrer.

Il y a beaucoup d’étudiants qui n’osent pas s’exprimer sur certains sujets. Ils ont peur de cette dictature morale de l’ultra-gauche, minoritaire mais bruyante

Notre autre action est de combattre la gauche. Nous militons contre l’emprise de la gauche dans les universités. C’est un combat de terrain ; nous tractons, collons, intervenons dans les amphithéâtres. Notre rôle, c’est de nous montrer. Il y a beaucoup d’étudiants qui n’osent pas s’exprimer sur certains sujets. Ils ont peur de cette dictature morale de l’ultra-gauche, minoritaire mais bruyante. Nous nous montrons nos visages, nous assumons notre combat pour que ces étudiants sachent qu’ils ne sont pas seuls. Nous arrivons de cette manière à reconquérir des facultés entières et à mettre fin à ces dérives. Nos militants nous alertent partout de tous les délires de la gauche universitaire. Nous organisons alors des actions symboliques mais qui alertent les médias et sensibilisent la population sur ces problèmes. Nous espérons que d’autres directions d’établissement retiendront la leçon de cette polémique et réfléchirons avant d’imposer leurs opinions. Nous voulons redonner à l’université la chance de débattre, l’occasion de redevenir un espace de liberté d’expression.

One Reply to “POLÉMIQUE À SCIENCES PO STRASBOURG : « ÇA N’ÉTAIT PAS NORMAL ‘D’ÉLIMINER’ LE NOM DE SAMUEL PATY »”

  1. Au départ, la « gauche » était un mouvement politique visant à réunir les dominés pour tenir tête aux dominants. Il n’y avait pas de distinctions entre les différentes sortes de dominés.

    Maintenant, la gauche c’est un mouvement politique qui vise les minorités qui peuvent les aider à prendre le pouvoir et devenir les nouveaux dominants.

    Je pense qu’il faudrait les attaquer en disant qu’il font de l’appropriation politique en se qualifiant de gauche alors qu’ils ne le sont pas. Then they would have to « cancel » themselves.

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