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Stéphane Ravier, à propos du « carnaval » non autorisé à Marseille : « On est fort avec les faibles… et, avec ceux qui cassent tout, on recule… »

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Stéphane Ravier  22 mars 2021  BOULEVARD VOLTAIRE

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Dimanche, plus de 6.000 personnes se sont rassemblées dans le centre-ville de Marseillepour un « carnaval », manifestation non autorisée par la préfecture et sans grand respect des gestes barrières. Réaction du sénateur des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier.

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Ce week-end s’est tenu le carnaval de Marseille. Ce carnaval n’était pas si bon enfant que son intitulé voudrait le prétendre.

Ce n’est pas le carnaval de Marseille, mais c’est un carnaval à Marseille qui n’avait pas pour priorité d’être festif mais d’être politique. Ce carnaval a débuté dans le quartier de la Plaine où se situe le siège des antifas. C’est donc dans ce quartier que toutes sortes de manifestations sont organisées par ces gens-là, et notamment ce fameux carnaval. C’est la 21e édition. Chaque année, il est présenté comme un carnaval politique et militant.

On a vu des familles, des femmes, des enfants plus ou moins déguisés. De l’extérieur, on pourrait penser que ce n’est pas si mal.

Sous couvert d’animations et de festivités, il y a un objectif politique. Dans un premier temps, on voit ces familles qui ont saisi l’occasion pour sortir enfin de chez eux et se réunir. Certains sont tout à fait conscients de l’aspect politique et d’autres beaucoup moins. Encore une fois, certains ont vu l’opportunité de vivre et de prendre un moment de détente et de joie.

Dans un deuxième temps, cela a laissé la place à la réalité de l’action politique. Sur certaines photos, on voit des pancartes sur lesquelles apparaît l’acronyme anglais ACAB, qui veut dire « tous les flics sont des bâtards ». Les caméras de vidéosurveillance présentes sur le parcours de ce prétendu carnaval ont été soigneusement saccagées.

Il s’agissait bien de ne pas bousculer prioritairement l’ordre sanitaire, mais de s’attaquer à l’ordre tout court. La police a fini par intervenir et, comme d’habitude, il y a eu des affrontements et des arrestations. Malheureusement, cela n’ira pas plus loin. Il ne faut pas compter sur M. Darmanin pour se pencher sur ces groupes et encore moins pour les dissoudre.

Y a-t-il une bienveillance de la part de la politique locale à l’égard de cet événement ?

Sur le plan local, la majorité de la mairie de Marseille, comme on le sait, est composée de toutes sortes de partis de gauche et d’extrême gauche. Ces gens-là sont portés par une ligne qui est celle de la mairie. Elle consiste à ouvrir les vannes en tout.

Cette mairie souhaite ouvrir le port aux clandestins venus de la Méditerranée, récupérés par des associations. Cette mairie s’inscrit dans la droite ligne de ce que revendiquent des groupuscules d’extrême gauche. Ils se permettent tout. C’est open bar ! La préfecture savait très bien que cette manifestation appelée « carnaval » aurait lieu et elle n’a rien fait pour empêcher qu’elle ne se déroule. Lorsque la situation a dégénéré, on a bien été obligé de demander à la police de faire son travail.

Est-ce l’angle sanitaire qui vous gêne dans cette manifestation ?

Dans les conditions actuelles, il est assez audacieux de réunir plusieurs milliers de personnes les unes sur les autres, sans aucune protection. Je constate que l’on exige et que l’on obtient, par la verbalisation s’il le faut, la fermeture des restaurants. Lorsque les restaurateurs ouvrent leurs restaurants, on les verbalise.

En revanche, lorsqu’il s’agit de manifestations politiques et militantes d’extrême gauche que l’on pouvait interdire, le ministère de l’Intérieur devient de plus en plus discret. On est fort avec les faibles et les gens honnêtes.

En revanche, avec ceux qui provoquent, ceux qui nous mettent dans une situation encore plus compliquée, eh bien, on recule et on fait le dos rond jusqu’à ce que l’on soit obligé d’intervenir parce qu’ils saccagent la voie publique.

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