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“Menaces non voilées” : Macron met en garde contre les “tentatives d’ingérence” de la Turquie

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Interrogé lors d’un entretien enregistré pour France 5, le chef de l’Etat a par ailleurs indiqué qu’il “souhaitait clarifier la place de la Turquie dans l’OTAN”. 

Par  valeursactuelles.com. 24 mars 2021

Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan en janvier 2020. Photo © Michael Sohn/AP/SIPAPartager cet article sur FacebookTwitterLinkedIn

Emmanuel Macron tape du poing sur la table. Interrogé en marge d’un documentaire sur Recep Tayyip Erdogan diffusé dans l’émission « C à vous » sur France 5, mardi 23 mars, le chef de l’Etat a mis la pression sur la Turquie, rapporte Le Figaro.

Il a notamment dénoncé, sans détour, des « tentatives d’ingérence pour la prochaine élection » présidentielle française de 2022, de la part d’Ankara, et évoqué des menaces « non voilées » qui sont « écrites », selon lui. Il faut dire que Recep Tayyip Erdogan a déjà été accusé d’ingérence dans les élections de 2017 en Allemagne, notent nos confrères lorsqu’il avait demandé aux électeurs germano-turcs de voter contre Angela Merkel.

Sur France 5, le président français a souligné ne pas avoir apprécié la polémique à la suite de ses déclarations sur « le séparatisme islamiste », qui n’était autre pour lui qu’une « politique de mensonges d’Etat relayés par des organes de presse contrôlés par l’Etat turc et certaines chaînes contrôlées par le Qatar ». Emmanuel Macron s’est par ailleurs défendu de toute « animosité à l’égard de la Turquie », ne souhaitant pas que les relations entre les deux pays et avec l’Europe ne s’enveniment, le chef de l’Etat prévient : « On ne peut pas réengager [une relation] quand il y a des ambiguïtés. »

Volonté d’apaisement

Et alors que se tient un sommet des ministres des Affaires étrangères des membres de l’OTAN, Emmanuel Macron a aussi déclaré dans cette interview vouloir « clarifier [la] place » de la Turquie dans l’organisme. Il ajoute : « Normalement entre alliés, il n’est pas possible de faire plusieurs choses que la Turquie a faites ces derniers mois », eu égard notamment aux dossiers méditerranéen, libyen ou syrien. Il a regretté par ailleurs « la complaisance de l’Union européenne à l’égard du chef d’Etat turc », complaisance que lui-même a déjà « condamnée » par le passé.

Néanmoins, Emmanuel Macron semble vouloir temporiser. L’entretien enregistré le 2 mars dernier, juste après une visio-conférence ave son homologue, intervient déjà après des mois de tension, où Recep Tayyip Erdogan avait remis en cause notamment « la santé mentale » du président français. « Il faut qu’on soit très lucide […] J’ai noté depuis le début de l’année une volonté d’Erdogan de se réengager dans la relation. Je veux croire que c’est possible », estime-t-il mettant en garde une dernière fois : « Je ne veux pas réengager une relation apaisée s’il y a derrière des telles manoeuvres qui se poursuivent. »

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