MEMORABILIA

Strasbourg, capitale de l’Islamisme néo-ottoman: quand les « anti-fascistes » rose-verts roulent pour l’islamo-fascisme turc…

La ville de Strasbourg, capitale européenne, abritera d’ici 2025 l’une des plus grandes mosquées du continent.

Alexandre del Valle évoque cette semaine l’influence des organisations soeurs européennes du mouvement islamiste turc Milli Görüs et de Recep Tayyip Erdogan. 

Alexandre Del Valle. ATLANTICO

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Une mosquée néo-ottomane symbole de la stratégie turco-islamiste de « désassimilation »

La mosquée Eyyub Sultan, d’architetture néo-ottomane, destinée à être l’une des plus grandes d’Europe, est située dans le quartier de la Meinau, où vit la plus forte concentration de Turcs à Strasbourg. Elle possédera deux imposants minarets de 36 mètres de hauteur, deux grandes salles de prières, dont une pouvant accueillir 2500 fidèles, de nombreuses dépendances, un restaurant, des salons de thé et de coiffure, un centre commercial, un musée, de salles polyvalentes, de nombreuses salles de cours, des bureaux administratifs, et même des locaux d’une section jeunesse pour les activités pédagogiques et culturelles. De quoi bien encadrer des jeunes Français d’origine turque que le pouvoir d’Ankara et le Milli Görüs ne veulent surtout pas voir s’intégrer aux « moeurs perverses » de la société française. Ankara escompte par ailleurs maintenir les diasporas turco-musulmanes européennes dans un statut de réserve électorale et de noyau-dûr de « projection de puissance » néo-ottomane. Le moins que l’on puisse redouter est que celle grande mosquée, qui sera terminée en 2025, et dont le chantier est réalisé par le Milli Görüs, proche du président turc Erdogan, ne sera pas un havre d’intégration à la française, mais plutôt un centre islamiste néo-ottomaniste qui enseignera et diffusera la vision expansionniste du pouvoir d’Erdogan et du Milli Görüs.

Le Milli Görüs, une organisation panislamiste anti-occidentale, complotiste et antisémite…

Le Millî Görüs (« Vision nationale », ou «voie de la communauté » en turc « ) n’est pas n’importe quelle organisation islamiste.

Jadis combattu en Turquie kémaliste-laïque, il a été fondé en 1969, en Allemagne, par un opposant islamiste turc admirateur du Pakistan islamiste et des Frères musulmans, Necmettin Erbakan, l’ex-mentor de Recep Taiyyp Erdogan, lorsque les formations islamistes turques étaient interdites en Turquie par les kémalistes.

Ironie de l’histoire, les Kémalistes laïques très opposés à l’islam politique seront renversés 33 ans plus tard, lors de la victoire électorale de l’AKP, le parti de la Justice et du Développement de Recep Taiyyp Erdogan, en novembre 2002, par des anciens du Milli Görüs revanchards arrivés au pouvoir grâce au financement de la diaspora islamiste turque européenne. En fait, les opposants islamistes, jusqu’alors interdits en Turquie, dont leur leader Necmettin Erdbakan, ont très bien su utiliser la liberté d’expression pour préparer, depuis les démocraties européennes, la reconquête néo-ottomane de la Turquie républicaine, et donc le démentèlement du système laïque kémaliste. celui-ci aurait été conçu, selon le Milli Görüs, par le « juif » masqué (Domne) Mustafa Kémal Atatürk, par ailleurs accusé d’appartenir à la franc-maçonnerie et d’être un « apostat ».

D’où le récent retour du Musée ex-Basilique chrétienne conquise par les Ottomans en 1453, Sainte Sophie, au statut de mosquée, symbole du néo-ottomanisme cher à Erdogan et au Milli Görüs. Ce dernier a en fait inspiré depuis tous les partis islamistes turcs durant les décennies 1980-1990-2000: MSP, Fazilet, Refah partisi, et enfin AKP, au pouvoir depuis 19 ans.  

Le Milli Görüs renvoie à la fois à l’islam des «ancêtres dévots» («As Salaf») et à celui de l’âge d’or du monde musulman sous les califats/sultanats turco-ottomans et la domination des pays arabes, de la Grèce et des Balkans par la Sublime Porte.

Foncièrement suprémaciste et impérialiste, le Milli Görüs dépeint les Turcs comme les « meilleurs serviteurs et conquérants de l’Islam » et rêve de récupérer les territoires perdus du sultanat et du dernier Califat turc-ottoman aboli par le laïc Atatürk.

Son but premier a toujours été de combattre la laïcité républicaine, donc le kémalisme, les coutumes occidentales, la mixité, et la « franc-maçonnerie judaïque », dont Atatürk aurait été l’une des pires incarnations…

Erdogan est en fait un pur produit du Milli Görüs: il a non seulement créé son parti AKP avec un noyau-dur d’anciens du mouvement, en 2001 – certes présenté au début comme « modéré » et accueillant au départ des forces conservatrices et en mettant en veilleuse les aspects les plus radicaux du parti -, mais les forces laïques turques n’ont jamais été dupes de ‘l’agenda caché » d’Erdogan et de l’islamisme turc de gouvernement. Ce dernier est parvenu aux termes de ce que j’avais appelé dans un essai paru en 2003 « La stratégie du Cheval de Troie » (Les Syrtes), à amadouer les Européens, les Etats-Unis afin d’avoir la voie libre de l’OTAN (donc la Turquie est membre) pour se débarrasser des forces laïques et progressistes.

Cet « agenda caché », qui a été mis à jour trop tard par les Occidentaux désormais incapables de contrôler leur partenaire atlantiste problématique, ne l’est plus depuis que, entre 2013 et 2016, Erdogan a dévoilé son visage islamo-nationaliste autoritaire néo-ottoman, annonçant d’ailleurs le « retour du Califat ottoman pour 2053 », date de l’anniversaire des « six siècles de la conquête de Constantinople »…. Pendant ce temps, la maison-mère, le Milli Görüs, a continué à diffuser au sein des musulmans turques européennes une vision communautariste à la fois nationaliste anti-kémaliste et néo-califale, sens même du mot milli, nation-communauté-oumma, dans son acception panislamique.

Les ramifications européennes du Millî Görüs, notamment l’Islamische Gemeinschaft Millî Görüs (IGMG, puissante branche allemande de l’organisation alimentant les autres branches européennes), qui encadrent aux côtés d’autres confréries turques (Suleymanci, Nurcu, Naqshbandiyya), et du ministère turc de la religion (Dyanet/DITIB), les turcs d’Europe, travaillent de concert avec les Frères musulmans à transformer les diasporas musulmanes occidentales en une contre-société islamique dotée de prérogatives spéciales, d’où l’accusation d’Emmanuel Macron de « séparatisme » communautariste.

Le Milli Görüs, les réseaux de la DITIB et les Frères musulmans, à la tête de milliers de mosquées, écoles islamiques et centres « culturels », exerçent ainsi de concert une influence croissante sur les communautés turco-maghrébines depuis qu’Erdogan a fait converger les objectifs du DITIB, jadis opposé à l’islam politique sous les Kémalistes, avec ceux du Milli Görüs dans le sens du refus de l’intégration des musulmans d’Europe.

Le Millî Görüs dispose d’un réseau de mosquées ou d’associations très étendu dans toute l’Europe. Dans ses mosquées, il accueille nombre de prédicateurs fanatiques, qui, sous couvert de « droit à la différence » et de rhétorique victimiste, distillent une idéologie suprémaciste théocratique qui exhorte de ne pas s’intégrer aux moeurs mécréantes « impies ».

Cette proximité idéologico-religieuse panislamiste unissant Frères musulmans arabes, Milli Görüs turcs et souvent également les islamistes indo-pakistanais, est confirmée par les références officielles au célèbre prédicateur islamiste pakistanais, Abou ala Al Mawdoudi et aux Frères musulmans égyptiens, tels Saïd Ramadan, gendre du fondateur Hassan al Banna, Tariq et Hani Ramadan, ses fils, ou encore Youssef Al Qardaoui, la référence juridique suprême des Frères en Europe, connu pour ses fatwas appellant à tuer les Juifs, les apostats, les homosexuels et les blasphémateurs…

Judéophobie complotiste et anti-occidentalisme radical

Le Milli Görüs est connu pour son antichristianisme, avec les récurrentes accusations des projets des « croisés » pour « christianiser la Turquie » avec la complicité des Arméniens, mais encore plus pour son virulent antisémitisme et ses références aux théories du complot « judéo-maçonnique ». D’après ces théories conspirationnistes, la faute de la disparition du califat- ottoman incomberait aux « Dönme » (ces juifs adeptes soi-disant faussement convertis à l’Islam), qui auraient aidé Atatürk à établir la république laïque kémaliste au détriment de l’islam et de la grandeur turco-ottomane.

Pour le Milli Görüs, le « sionisme international » aurait manipulé la politique turque kémaliste et aurait gangrené le système monétaire. Pour le fondateur du mouvement et mentor d’Erdogan, Necmettin Erbakan, les Juifs seraient la cause de tous les complots de l’Histoire et de la Terre, y compris les croisades pourtant organisées par les puissances chrétiennes et souvent antijuives.

Étonnement, ce sont des forces national-islamistes turques racistes et suprémacistes, donc aux idées souvent proches de celles des nazis, notamment concernant le « complot judéo-maçonnique », que les Verts écolos, l’extrême-gauche « anti-fa » et même un temps certains élus du PS alsacien, ont courtisé ou continuent de courtiser et même, en l’occurrence, de financer.

Étrange paradoxe que de combattre les « Populistes de droite » occidentaux qui ont en général renoncé depuis longtemps aux anciennes références fascisantes ou à l’antisémitisme, tout en appuyant des forces islamo-fascistes cent fois plus ouvertement haineuses, racistes, violentes, subversives et qui n’ont jamais renoncé à l’antisémitisme le plus fascisant…

C’est tout le paradoxe de « l’islamo gauchisme », qui unit de façon apparemment incohérente des forces « progressistes » et réactionnaires que tout devrait opposer, mais dont la cohérence tactique idéologique consiste à faire « converger » toutes les « forces révolutionnaires » et subversives dans la lutte contre l’Occident capitaliste-sioniste honni.

Démonstrations de forces et état des lieux de la pénétration islamiste turque 

L’islamisme d’Etat turc officiel représenté par la DITIB supervise 151 imams fonctionnaires de l’État turc, une centaine de mosquées et 180 enseignants de langue et de civilisation turques exerçant dans des établissements ou centres éducatifs français, dont des mosquées gérées par la DITIB et le Millî Görüs. Ce dernier gère à lui seul 70 lieux de culte, et le CCMTF, la structure de la DITIB représentée dans le Conseil Français du Culte Musulman, en gère 270.

Preuve de la puissance et de l’influence grandissantes des réseaux islamistes turcs qui répandent au sein des diasporas l’idéologie anti-occidentale d’Erdogan et de son parti l’AKP, en janvier 2020, le président du Millî Görüs (CIMG) en France, Fatih Sarikir, a été élu secrétaire général du CFCM, un poste clé, après que ce dernier ait été présidé durant plus de trois ans par un autre turc, quant à lui issu de la DITIB et proche d’Erdogan, Ahmed Ogras. Ce dernier avait osé qualifier en direct à la télévision française l’ex-ministre de l’intérieur et des cultes Manuel Valls de « malade » lorsque le très laicard franco-catalan avait dénoncé la misogynie des promoteur du voile islamique…

Et l’un des vice-présidents du CFCM est également un Turco-français, issu comme Ogras du CCMTF/DITIB, Ibrahim Alci. Cette surreprésentation des deux grands courants de l’islam politique turc au sein du CFCM, le Milli Görüs et la DITIB/CCMTF), n’a pas empêché ces derniers, sur demande expresse de leur « patron », Recep Taiyyp Erdogan, en pleine offensive médiatico-politique contre la France d’Emmanuel Macron et son projet de lutte contre le séparatisme islamiste, de refuser de signer la Charte des Principes de l’islam de France que leur propre structure du CFCM avait été chargé de mettre sur pied.  L’ordre de non-intégration d’Ankara devait primer sur l’allégeance aux principes français républicains. 

Pour que nos lecteurs comprennent l’ADN idéologique du Milli Görüs, rappelons ces propos de Necmettin Erbakan, ancien premier ministre turc, mentor d’Erdogan et fondateur du mouvement: « Les Européens sont malades… nous leur donnerons les médicaments. L’Europe entière deviendra islamique, nous conquerrons Rome ».

Le Milli Görüs, bien que classé « islamiste fondamentaliste » par le renseignement fédéral allemand et bien qu’il ait figuré, en 2003, sur la liste des associations pouvant servir de « base arrière au terrorisme dans le pays », a pignon sur rue outre Rhin, où il bénéfice de la manne des subventions et rémunérations publiques d’Imams au titre du concordat…

Le même concordat derrière lequel les écolos pro-Milli Görüs à la tête de la mairie de Strasbourg s’abritent pour financer la mosquée Eyyub Sultan… Quand on sait que des textes de référence du mouvement appellent « à s’engager dans la guerre religieuse (djihad) (…) à être prêt à tout moment pour le djihad ! (…) et que la communauté (oumma) est un moyen servant l’objectif de l’islamisation de la société », cela fait froid dans le dos.

L’objectif de l’organisation : « Faire triompher le règne d’Allah sur toute la terre », identitique à celui des Frères musulmans, est plus que clairement annoncé, comme d’ailleurs celui de tous les autres mouvements islamistes que l’on aurait dû interdire de précher en France depuis des lustres, si nos dirigeants écoutaient les services de renseignements.  Le Milli Görüs défend la suprématie de la charia et l’irrédentisme islamique ottoman, enseigne que la violence est légitime à cette fin. Et son logo n’est autre que la carte de l’Europe sur fond de croissant islamique…..

Lors d’un congrès en Allemagne en 2008 puis de meetings tenus en grande pompe au Zenith à Paris, en 2010, et à Strasbourg, en 2017, Recep T. Erdogan avait déclaré dans la plus pure orthodoxie du Milli Görüs, tel un conquérant ottoman, aux Turcs et musulmans d’Europe: « Personne ne peut vous demander d’être assimilé. Demander l’assimilation est un crime contre l’humanité… ». Dans nombre d’autres déclarations publiques, le néo-sultan a été jusqu’à inciter les musulmans d’Occident à coloniser légalement leur pays d’accueil, les invitant à s’enrichir, à avoir le maximum d’enfants, et à faire en sorte qu’un jour les « Européens islamophobes aient peur de sortir de leurs maisons« , fustigeant en passant un Continent en « voie de putréfaction »…

Doté d’une forte capacité d’autofinancement obtenue jadis par les prélèvements sur les communautés immigrées (lorsqu’il était interdit en Turquie par les kémalistes), et aujourd’hui par l’Etat turc lui-même, le Milli Görüs est très présent en Allemagne, en Belgique, en Hollande, dans le Rhône ou dans l’Est de la France. Mais uniquement au sein de la communauté turque sunnite, puisqu’il ne considère pas comme musulmans les Alévis, membres d’une secte chiite-soufie ésotérique laïque non reconnue légalement en Turquie et jugée « hérétique ».

Partout en Europe, le Milli Görüs et les autres organisations privées et publiques islamo-nationalistes turques reprises en main par Ankara travaillent étroitement à maintenir les Turcs de la diaspora occidentale et des Balkans dans leur fonction de réserve électorale et de noyau-dur futur de conquête dans le cadre d’un projet néo-colonial étonnamment souvent appuyé par des dirigeants et forces politiques ouest-européennes, comme on le voit avec le cas de la mosquée Eyyub Sultan de Strasbourg.

En Allemagne, la justice fédérale a dénoncé à maintes reprises le fait que des imams turcs membres du Milli Görüs ont « fiché » les fidèles turco-allemands des mosquées dans le cadre de la stratégie d’embrigadement et de recrutement électoral externe d’Ankara.

La Suisse et la Suède ont lancé des procédures judiciaires contre les entités politico-religieuses turques néo-ottomanes comme le Milli Görüs jugées subversives. Les services de renseignement français intérieurs (DGSI) ont quant à eux informé que sur les 200 « professeurs de turc » postés dans les écoles françaises et les 180 imams sunnites entretenus par la Turquie, nombre d’entre eux agissent en fait en relais du parti d’Erdogan, voire même parfois en espions d’Ankara. Mais à part l’Autriche, qui a expulsé depuis 2014 tous les imams et prédicateurs radicaux turcs et fréro-salafistes, l’ensemble des pays européens demeurent perméables à l’activisme du Milli Görüs, qui sape les valeurs fondamentales des pays d’accueil en toute quiétude et souvent avec l’aval des Etats concordataires et des forces « progressistes ». Et c’est dans ce contexte de stratégie expansionniste, d’ingérence et de néo-ottomanisme conquérant propre à l’ADN du Milli Görüs que le président-sultan Erdogan a intensifié sa politique de création de centres et écoles islamistes turcs en Europe et de constructions de méga-mosquées partout au sein des diasporas turco-musulmanes.

En guise de conclusion…

La municipalité de Strasbourg va donc financer une mosquée soutenue par une fédération panislamiste, le Milli Görüs, si ouvertement hostile aux principes de la République laïque et aux valeurs occidentales qu’elle a refusé de signer la « charte des principes de l’islam suscitée par M. Macron dans le cadre de son projet de loi sur le « séparatisme islamiste » visant à mettre hors-jeux les radicaux et les ingérences étrangères.

Mieux, Eyup Sahin, le directeur local de Milli Görüs, a réitéré à la télévision que son organisation ne signerait jamais le texte qui demande aux associations islamiques en France de se conformer aux principes républicains. Il  a même qualifié le ministre Gérald Darmanin d' »ignorant » pour avoir dénoncé « l’ingérence nationaliste » d’Ankara. Rappelons que l’autre fédération turque liée au pouvoir d’Erdogan et membre du CFCM, comme le Milli Görüs, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), émanation de la DITIB et donc du Ministère des religions turc (Dyanet), a également refusé de signer la charte des principes, pourtant convenue en janvier de concert entre l’exécutif et le conseil français de la Culte musulman (CFCM). Par contraste, ce pied de nez des organisations islamistes turques de France, s’il avait été commis par un responsable chrétien envers le ministre turc des Cultes, aurait été puni d’une sévère peine d’emprisonnement… Rappelons qu’en Turquie, le Patriarcat grec-orthodoxe universel d’Istanbul est soumis au pouvoir turc; que son clergé, obligatoirement turc, est tenu de professer dans les écoles chrétiennes la vision nationaliste turco-ottomane et de nier le génocide des chrétiens arméniens, grecs et syriaques, et que le séminaire de formation des prêtres orthodoxes de Halki est fermé depuis… 1974 et donc ne peut plus former les prêtres désormais en voie d’extinction…

Tout cela au nom d’un refus turc des « ingérances » extérieures qu’Ankara pratique pourtant en sens inverse sans vergogne dans l’Europe culpabilisée qui n’ose même pas appliquer le principe de réciprocité. Par contre, en Chine, Erdogan a abandonné la cause de la défense des Ouïgours face au pouvoir totalitaire de Pékin qui ne tolère aucune forme d’ingérance. Fort avec les faibles, faible avec les forts…

« Le Milli Görüs défend un islam politique », a très justement tweeté le ministre de l’Intérieur et des cultes, Gérald Darmanin.

Très bien. Mais alors pourquoi le Milli Görüs et d’autres associations islamistes hostiles à nos valeurs fondamentales, comme les Frères musulmans, les Salafistes, ou le Tabligh (qui a également refusé de signer la Charte), ne sont pas dissoutes, comme l’a été Génération identitaire, pourtant moins dangereux pour les valeurs et la souveraineté française?  Comme Darmarin, Marlène Schiappa, la ministre déléguée à la Citoyenneté, a récemment dénoncé le fait que « la municipalité EEV, sous couvert de valeurs humaines, « véhicule les thèses de l’islamisme ». Exact. Mais on se demande où est passée la détermination du Gouvernement et du Président Emmanuel Macron – lui aussi remonté contre Erdogan qui l’a insulté à propos du projet de loi sur le séparatisme islamiste – à faire cesser les « ingérances étrangères » et à bannir les forces islamistes qui fanatisent les musulmans de France.

Comment en effet combattre des « séparatistes islamistes » et nationalistes turcs, par ailleurs activement impliqués dans la promotion du négationnisme du génocide arménien, si aucune grande centrale islamiste n’a été jusqu’à présent interdite en France: Milli Görüs, Frères musulmans, étroitement alliés de ces derniers, Salafistes, Tabligh, etc.

Il est temps d’agir de façon conséquente.

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