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INTRUSION DE L’ACTION FRANÇAISE AU CONSEIL RÉGIONAL D’OCCITANIE : CAROLE DELGA VA PORTER PLAINTE

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« Face à l’extrême droite, je ne lâcherai rien et ne céderai à aucune pression, d’où qu’elle vienne » : Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitanie ne décolère pas, après que des militants d’Action française ont pénétré dans le Conseil régional d’Occitanie.

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Hier, une dizaine de royalistes ont tenté de faire irruption dans les locaux du Conseil régional et ont réussi à brièvement perturber les débats en cours, à la stupéfaction de tous les partis politiques réunis en séance plénière. Après une courte course poursuite avec les agents de sécurité dans l’hémicycle, deux des militants du mouvement maurrassien ont été rapidement maîtrisés et une banderole fleurdelysée dénonçant l’islamo-gauchisme saisie, laissée derrière lui par le reste du groupe en fuite.

« Carole Delga est le prototype de la vendue à l’islamisme et aux associations immigrationnistes comme SOS Méditerranée qu’elle finance grassement et qui s’est associée au projet de la grande mosquée de Toulouse aux côtés d’un imam connu pour ses prêches violents et antisémites »

Action française

Si le coup de com a été réussi et largement médiatisé, l’opération a été rapidement condamnée par les partis politiques présents. « Nous sommes contre toute action violente, et nous n’avons strictement rien à voir avec ces gens », a déclaré au Monde Jean-Paul Garraud, député européen et candidat du Rassemblement national pour la région. Julien Sanchez, maire RN de Beaucaire, habituellement critique à l’encontre de Carole Delga, a abondé dans le même sens. « Une atteinte d’une extrême gravité à l’exercice même de la démocratie locale », a dénoncé, quant à elle, la présidente du département du Gard Françoise Laurent-Perrigot, qui a appelé l’ensemble des élus « à la vigilance et à la mobilisation face à ce type d’agissements anti-démocratiques qui au-delà des poursuites judiciaires qui s’imposent doivent être condamnés moralement et politiquement ».

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Une action justifiée selon l’Action française, le mouvement maurrassien qui fit les beaux-jours de l’entre-deux guerres avec ses célèbres camelots du roi. L’AF a affirmé dans un communiqué paru tard dans la soirée que « Carole Delga est le prototype de la vendue à l’islamisme et aux associations immigrationnistes comme SOS Méditerranée qu’elle finance grassement et qui s’est associée au projet de la grande mosquée de Toulouse aux côtés d’un imam connu pour ses prêches violents et antisémites ». L’AF ajoute d’après son mot célèbre que sa « force était d’avoir raison », et que ses militants « n’auront pas honte d’agir chaque fois où le bien commun est menacé ».

Lire aussi : L’Action Française demande la dissolution du Parti communiste français

L’opération a fait réagir l’Élysée. « En envahissant le conseil régional d’Occitanie, l’extrême droite a une nouvelle fois montré son vrai visage : action violente, volonté de bâillonner la démocratie et de diviser les Français », a déclaré Emmanuel Macron dans un court communiqué apportant son «  soutien à la présidente et aux élus républicains de cette région qui ont défendu l’honneur de notre République ». Sur ses réseaux sociaux, l’Action française s’est fendu d’une réponse au président, rappelant que la « gueuse » – le surnom donné à Marianne par les partisans du roi – « favorisait l’invasion migratoire et divisait le pays », appelant de ses vœux les Français à « défendre l’intérêt national, à restaurer la monarchie, seule institution capable de faire vivre notre nation ». Carole Delga, qui est à la tête de l’Occitanie depuis 2016, a confirmé à la presse qu’elle allait porter plainte contre le mouvement royaliste qui compte environ 3000 adhérents dans toute la France et qui a été menacé à diverses reprises de dissolution par les gouvernements successifs.

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