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ENQUÊTE : QUAND MÉDECINS DU MONDE DEVIENT UN PARTI POLITIQUE

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Les têtes pensantes du corps médical et leur zèle sanitaire depuis le début de la crise vous exaspèrent ?

L’ONG française Médecins du Monde, créée par Bernard Kouchner, risque d’encore plus vous plaire.

Sous couvert de soutien aux victimes de conflits, l’association fait la promotion de l’avortement et de l’immigration.

Le tout financé par les deniers publics. Enquête.

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© DR / L’Incorrect

En 1978, 2 500 Vietnamiens fuient leur régime et s’entassent dans un cargo en mer de Chine. Cette formidable occasion de braquer les projecteurs mondiaux sur les faillites du communisme n’est pas perdue pour tout le monde.

Une bande de toubibs emmenés par le très atlantiste Bernard Kouchner affrète un navire hôpital pour soigner les malheureux. Le concept de Médecins du Monde est né, mais l’organisation est portée sur les fonts baptismaux en 1980. Pour les conflits, elle a le choix. Trois guerres civiles ont lieu en Amérique du Sud, trois en Afrique et une au Liban. Deux conflits interétatiques plus au moins chauds persistent en Afrique. Et il y a les répressions en Argentine et au Chili. À cette liste les toubibs ont préféré les talib… Pardon. Je voulais dire les djihadi… Pardon. Je voulais dire les moudjahidin d’Afghanistan qui luttaient contre l’invasion soviétique. Le reste viendra après cette campagne afghane dont il est de notoriété publique qu’elle initia l’excellente relation qui existe entre l’humanitaire médical de l’Occident et ses services secrets.

Médecins du Monde vous dit qu’en Afrique, 47 000 femmes meurent des suites d’avortement à risque. C’est une urgence. Les millions de morts du sida, du paludisme, de la tuberculose, du diabète et de l’hypertension, on s’en fout. Il faut apprendre à ces femmes à coucher plus proprement, et à tuer beaucoup plus et beaucoup mieux leurs enfants à naître

Les décennies 80 et 90 ont vu un développement exponentiel de l’œuvre, dont il faut saluer les acteurs, partout dans le monde.

En 2020, MDM est une organisation majeure qui dépense 100 millions par an et emploie 2 000 salariés dans une trentaine de pays, auxquels s’ajoutent 2 000 bénévoles, qui impactent tous ensemble la vie de près de 3 millions de gens. On n’est pas chez l’association des boulistes de Melun.

L’organisation revendique un financement public de seulement 47,5%. Les dons comptent pour 48%. Oui mais, comme MDM ne manque pas de le signaler, les dons sont défiscalisés à 60%. Par contrecoup, la générosité publique ne s’élève en réalité qu’à 19,2% et les financements publics représentent 76,3%.

Le paysage est un chouïa différent du rapport annuel. Et à quoi servait tout cet argent en 2020 ?

MDM a cinq objectifs. Le premier concerne le soutien aux victimes des crises et des conflits. Vous vous étonnez. N’est-ce pas le métier de l’organisation ? Si fait. Au début. Sauf qu’elle a grandi et s’occupe de tas d’autres choses. Sa deuxième priorité réside désormais dans la « promotion de la santé sexuelle et reproductive ». MDM vous dit qu’en Afrique, 47 000 femmes meurent des suites d’avortement à risque. C’est une urgence. Les millions de morts du sida, du paludisme, de la tuberculose, du diabète et de l’hypertension, on s’en fout. Il faut apprendre à ces femmes à coucher plus proprement, et à tuer beaucoup plus et beaucoup mieux leurs enfants à naître. Et puis cela attire les financements anglo-saxons et onusiens à la pelle.

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La troisième priorité se nomme la « réduction des risques », et s’intéresse aux drogués et aux prostituées. C’est gentil. Pour eux, l’organisation promeut une réponse globale. Ben oui, MDM ne veut plus se contenter de soigner. Il met en place des « actions de plaidoyer » permettant de « modifier l’environnement politique et légal dans lequel vivent ces personnes ».

Vous avez bien lu. C’est du pur lobbying financé à 76,3% par de l’argent public. Ça y est, vous vous crispez. Vous avez compris qu’on se fout du monde.

Du coup, vous n’êtes pas étonnés d’apprendre que la quatrième priorité concerne les migrants. Il faut bien que quelqu’un les soigne. Sauf que les toubibs ont embauché des juristes pour apprendre leurs droits aux migrants, dans « une action résolument citoyenne et solidaire », financée aux deux tiers par les remplacés. Vous grincez des dents mais n’êtes pas encore à la cinquième priorité. C’est l’environnement. Il ne manque plus que la lutte contre le racisme antinoir.

Il est temps d’appliquer les règles financières des partis aux organisations qui se mêlent de politique. Cela les obligera à se concentrer sur l’activité pour laquelle elles perçoivent l’argent des autres, et à ne plus dissimuler leur militantisme derrière une œuvre dévoyée.

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