MEMORABILIA

Insécurité: le ras-le-bol des Français…

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VALEURS ACTUELLES, 9 avril 2021
Le sentiment d’insécurité ne serait donc pas de « l’ordre du fantasme », comme l’affirmait Éric Dupond-Moretti à la rentrée ?

Une longue étude d’opinion d’Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio parue hier révèle une vérité bien différente que celle vendue par le garde des Sceaux.

Ainsi, 71 % des Français ont le sentiment que la délinquance a augmenté ces derniers mois, et 50 % estiment même que le phénomène a “fortement augmenté”.
Un constat qui se confirme dans les faits. Même si l’épidémie du Covid-19 a évidemment entraîné une forte baisse de certains indicateurs — comme les cambriolages ou les vols à la tire —, les restrictions sanitaires n’ont pas empêché les agressions sexuelles, par exemple, d’exploser.

Sur les deux dernières années, le constat est sans appel, tous les indices sont en hausse, et dans le rouge : les coups et blessures volontaires ont augmenté de 10 % depuis 2019 ; dans les grandes métropoles, les destructions et dégradations volontaires de biens flambent : + 180 % à Bordeaux, + 107 % à Paris depuis deux ans.

Les Français sont donc en grande majorité en désaccord avec le gouvernement sur l’analyse actuelle de la situation du pays, mais surtout sur les solutions à apporter pour endiguer cette spirale destructrice.
Selon le même sondage, 76 % des Français ont une opinion négative du bilan d’Emmanuel Macron sur la lutte contre l’insécurité.
Alors que le président et son ministre de la Justice insistent sur l’importance d’ouvrir des places de prison pour lutter contre la délinquance — domaine dans lequel la France est loin derrière ses voisins européens —, seulement 11 % des Français pensent que ces mesures seront efficaces.

À l’opposé, 48 % d’entre eux sont favorables à la suppression des aides sociales pour les familles de mineurs délinquants multirécidivistes. Mesure que le gouvernement s’est toujours refusé à entreprendre. Par peur de perdre une partie de son électorat ?

Pourtant, à un an de l’élection présidentielle, les Français accordent plus que jamais de l’importance aux questions d’insécurité et d’ensauvagement : 55 % se disent prêts à renoncer à voter pour un candidat proche de leurs idées s’il n’accorde par une partie importante de son programme à la lutte contre l’insécurité.

Peu après son arrivée Place Beauvau, Gérald Darmanin décrivait une France « malade de son insécurité ». Une maladie qui, elle, ne disparaîtra pas avec un simple vaccin…

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