MEMORABILIA

Faits & GestesJe mets en lumière les faits tels qu’ils sontIvan Rioufol | par Ivan Rioufolle dimanche 25 avril
 
  
 Chers lecteurs, Voici quelques-unes de mes notes de la semaine écoulée : Lundi 19 avril : Émoi après la décision de la Cour de cassation, qui confirme l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi tout en reconnaissant l’acte antisémite. Kobili Traoré a torturé et défenestré sa victime, en hurlant «Allah Akbar» ! Or il ne sera pas jugé. Les juges ont considéré que sa raison était altérée au moment des faits par des bouffées délirantes dues à la consommation de cannabis. Sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, concède que «la drogue ne peut être un permis de tuer» et qu’il faut réformer la loi. Mais le malaise que suscite cette décision ne tient pas seulement à l’appréciation stricte du manque de discernement ponctuel de l’accusé. Trop systématiquement, les crimes islamistes sont mis sur le compte de «déséquilibrés». En l’espèce la barbarie anti-juive, commise le 4 avril 2017 à Paris, avait été médiatiquement étouffée durant deux mois, pour ne pas perturber la campagne présidentielle et ne pas «faire le jeu des extrêmes». Depuis vingt ans, le nouvel antisémitisme, qui se banalise dans les cités, préoccupe peu les «antiracistes», davantage mobilisés contre une prétendue «islamophobie». Sarah Halimi est doublement victime : de l’antisémitisme occulté et de l’endormissement des consciences. Mardi 20 avril : Les commentateurs de plateaux de télévision saluent majoritairement les propos de cette mère de famille, Naima Amadou, qui s’adressant à Emmanuel Macron en visite à Montpellier, lui a dit : «J’ai un fils de huit ans, il m’a demandé si le prénom de Pierre existait vraiment ou si ce n’est que dans les livres». La demande de «mixité» formulée par cette femme est donnée en exemple par l’entourage présidentiel et par les débatteurs «progressistes». Il serait cocasse de leur demander où ils habitent et quelles écoles ils ont choisi pour leurs enfants… Ils défendent bien souvent une mixité qu’ils fuient pour eux-mêmes. En attendant, personne ne semble vouloir remarquer le voile islamique que porte ostensiblement l’interlocutrice, qui dit souhaiter le mélange sans vouloir elle-même se fondre dans la norme française. Comment afficher un séparatisme culturel et dire vouloir «vivre ensemble» ? Ce que je vois, pour ma part, c’est une opération réussie de banalisation d’une visibilité musulmane. Les défenseurs attitrés de la laïcité trouvent cela très bien. Mercredi 21 avril : Le Parisien donne la parole à Rémy Daillet-Wiedemann, un drôle de personnage soupçonné d’avoir conçu, depuis la Malaisie où il demeure, l’enlèvement en France de la petite Mia, le 13 avril, pour la redonner à sa mère. L’affaire est peu claire : je ne comprends pas bien pourquoi Mia a été retirée à sa mère, Lola Montemaggi, pour être confiée à ses grands-parents. Les médias pointent tous la responsabilité des «complotistes». Des preuves ? La mère de Mia serait opposée à l’ordre sanitaire, serait proche des Gilets jaunes, elle se méfierait des vaccins et aurait envisagé une instruction de son enfant à domicile… Mais en quoi ces comportements seraient-ils dangereux au point d’enlever une fillette à sa mère ? J’observe, plus généralement, que l’accusation en complotisme est vite avancée, désormais, contre quiconque s’écarte du discours officiel. Le procédé est largement utilisé pas ceux qui, depuis toujours, redoutent les contradictions. Au-delà de l’affaire Mia, je vois dans cette diabolisation un procédé un brin stalinien. «Tout anticommuniste est un chien !», éructait Jean-Paul Sartre. «Tout anti-système est un complotiste !», reprennent aujourd’hui les perroquets du pouvoir hygiéniste et liberticide. Les anti-complotistes voient des complots partout.Jeudi 22 avril : Conférence de presse «Covid», sous l’égide de Jean Castex et d’une partie de son gouvernement. Le premier ministre n’annonce rien de précis, sinon une intention conditionnelle de lever graduellement les interdits à partir de la mi-mai. Je ne retiens qu’une chose : Castex a rappelé qu’il avait 55 ans. Cet homme sombre et mécanique en fait dix de plus. Pourquoi cette prise de parole collective pour ne rien dire ? Ce que laisse voir le pouvoir est dramatique : il ne sait plus quoi faire. Il a infantilisé les Français en feignant de savoir où il allait. En réalité, son désarroi est palpable. L’État fort n’est qu’une façade. Le Covid a prêté main-forte à un coup d’État sanitaire. De plus en plus, s’installe en moi le sentiment d’assister au lent suicide collectif d’une société terrorisée. La stratégie consistant à «sauver des vies» s’est contentée de se rassurer sur sa belle ambition, sans s’inquiéter des conséquences pour le reste de la nation et pour l’économie. Je crains les scénarios les plus noirs. La colère française, anesthésiée par la peur et l’argent public, n’est pas éteinte. D’autant que ce sont les classes moyennes – celles qui ne peuvent télétravailler ou s’exiler dans leurs maisons secondaires – qui vont à nouveau payer le prix fort.Vendredi 23 avril : Une policière, Stéphanie M., tuée de deux coups de couteau portés à la gorge par un Tunisien titulaire d’un titre de séjour. Le drame s’est déroulé dans les locaux du commissariat de Rambouillet (Yvelines). Le tueur a hurlé «Allah Akbar» avant d’être abattu de deux balles par un policier. Titre de Médiapart : «Un homme abattu après avoir tué au couteau une fonctionnaire de police à Rambouillet». Déjà, après la décapitation de Samuel Paty, certains commentateurs s’étaient d’abord émus de la mort de son assassin sous le feu des policiers. Les forces de l’ordre sont devenues une des cibles privilégiées – avec les enseignants, les juifs, les catholiques, le commun des mortels – des soldats de la contre-société islamisée. Les grands mots sont de sortie. Mais les actes ne suivent pas. La cécité reste la règle. Gérald Darmanin, le 28 juillet 2020 : «Je suis à 100.000 lieues de faire le lien entre l’immigration et l’insécurité». Le «vivre-ensemble» est la plus belle imposture de ce début de siècle. Et ceci, pour couronner provisoirement la chronique du Grand Effondrement : selon Le Monde, la ministre Marlène Schiappa (qui a en projet de lancer une opération «Quartiers sans relous») souhaiterait voir l’animateur Cyril Hanouna présenter le débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle. La politique n’a plus rien à dire.

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