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«Paris est une ZAD»

L’éditorial du Figaro, par Vincent Trémolet de Villers. Publié le 29/04/2021

https://player.ausha.co/index.html?showId=yEM44t6vx8n8&display=horizontal&color=%23163860&podcastId=oZdXeI9x5R0P&v=3&playerId=ausha-3P1eÀ découvrir

-Elle rêvait d’un autre monde. Une surréalité faite de mobilité douce, d’écriture inclusive, de potagers citoyens, d’urbanisme dégenré, de murs végétaux, de moutons résilients sur le bord du périphérique.

Une utopie fluide comme le mouvement d’une trottinette entre les plots jaunes d’une coronapiste. Une ville-monde, capitale du «feel good» progressiste.

Las! Si la novlangue est précieuse pour les discours, elle ne ramasse pas les déchets, ne répare pas les nids-de-poule, ne nettoie pas la saleté. Une fois les mots envolés, reste sous nos yeux une ville défigurée.

Perspective bouchée, mobilier dissonant, patrimoine délabré, vélos désossés, rats qui sortent de terre, palettes de bois à l’abandon: Paris est une ZAD. Mais à la différence des autres zones alternatives, ce sont les pouvoirs publics qui organisent le désordre. Anne Hidalgo et son équipe s’en défendent et l’assurent, leur ville est propre comme un sou neuf. Les milliers de clichés qui alimentent le compte #SaccageParis? Une manipulation.

Ce que nous voyons dans les rues de Paris laisse imaginer ce que deviendront bientôt les villes «vertes» occupées depuis un an à réduire les plaisirs simples de l’existence – Tour de France, sapin de Noël – ou à «changer notre regard sur les rats et les punaises de lit», comme l’affirmait une élue écolo de Strasbourg.

Un mérite dans cette affaire: elle illustre le gouffre qui sépare le discours et la vérité des choses.

Dans les mots, Paris surplombait de sa supériorité écologique et morale des siècles d’arrogance et d’inconséquence. Dans les faits, notre capitale, chef-d’œuvre d’équilibre et d’harmonie, s’abîme à mesure que l’équipe municipale s’en occupe.

Une leçon aussi: quand la réalité se fait trop criante, quand les possibilités technologiques permettent de la diffuser largement, la parole publique est impuissante à la dissimuler. Elle oscille alors entre les vaines dénégations et le signal de détresse de la gauche aux abois: «Complot! Populisme! Fascisme!»

Un avertissement pour tous, à un an de l’élection présidentielle: quand le vernis craque, la vérité surgit et la politique est nue.

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